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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 15:58

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Jeune gouverneur de la province troublée d’Echigo, Sugawara Akitada n’aspire qu’à une chose : rentrer à la capitale. Mais lorsque deux envoyés impériaux arrivent avec un ordre de mission, Sugawara doit se résigner. Il se rend sur l’ile de Sado, surnommée l’ile des exilés, afin de découvrir le meurtrier du second prince, frère de l’empereur, tombé en disgrâce après une trahison. Pour mener son enquête, Sugawara n’a d’autres choix que de se faire passer pour un prisonnier. Quitte à subir les mêmes sévices que ces malfrats… Entre hommes de loi corrompus et jeunes filles manipulatrices, le gouverneur Akitada n’aura pas trop de l’aide de son irrévérencieux serviteur Tora pour déjouer une monstrueuse conspiration qui pourrait menace l’empereur en personne… (4ème de couverture)

 

Que d'énigmes !

 

Née en Allemagne, diplômée de trois universités, I.J. Parker a été professeur de langues étrangères à l’Université de Norfolk en Virginie jusqu'en 2000. Spécialiste de la culture et de l'histoire du Japon, I.J. Parkerse consacre désormais à l'écriture des aventures de son personnage fétiche, Akitada Sugawara, dans le Japon du XIème siècle. Le premier volume,  L'Énigme du Dragon Tempête, a été couronné par le prestigieux Shamus Award en 2000.

 

A noter que, par un curieux hasard, l’ordre d’éditions des romans ne respecte pas l’ordre chronologique de l’histoire (ni même d’écriture des romans….Logique d’éditeur..)

 

Voici donc les ouvrages dans l’ordre chronologique d’écriture, avec leurs dates d’éditions :

 

Ce volume est le 4ème de la série,  Sugawara ayant déjà vécu de folles aventures à travers le Japon féodal de l’ère Heian.  Akitada Sugawara, c’est un peu le Sherlock Holmes japonais. Issue d’une illustre famille déchue ( Il serait le petit fils de Sugawara no Michizane, véritable personnage historique), Akitada travaille comme fonctionnaire du ministère de la Justice dans la capitale,  Heian Kyo (Plus connue sous le nom de Kyôto).  Mais Akitada est un petit curieux, et comme c’est un vilain défaut, petit à petit meurtres et mystères vont s’accumuler devant lui, que ce soit chez d’humbles paysans comme dans les salles secrètes du Palais Impérial.  En sachant que, contrairement à Holmes,  Akitada doit également composer avec l’ensemble des codes stricts qui régissent la société japonaise à cette époque, il va devoir agir avec habilité pour regrouper l’ensemble des preuves lui permettant de résoudre l’énigme (et au passage de sauver sa peau la plupart du temps).

 

Un samouraï.. qui surgit hors de la nuiiiit 


Toujours aussi prenants, ces romans d’enquête « historique » vous transporte dans le Japon médiéval, avec ses rites, ses coutumes.. et ses castes dirigeantes. Car presque toujours, les enquêtes de Sugawara le mènent dans des histoires de politiques corrompus ou abusés, de paysans spoliés et de belles demoiselles en danger (ou pas). Un vrai chevalier servant ! 

 

Les enquête en elle-même sont sympathiques et bien tournées: rien dévident, mais rien de trop tiré par les cheveux non plus. Fidèle à Holmes, Sugawara se déplace rarement sans son fidèle Tora qui, bien que ni médecin ni moustachu, n’en remplit pas moins à la perfection le rôle de fidèle compagnon au soutien indéfectible et aux remarques parfois salvatrices. Des enquêtes savoureuses donc, où l’on sait que l’on sera tenu en haleine jusqu'à à une fin explosive, sans que cela n’empêche notre héros de résoudre des énigmes annexes de ci de là (Un peu Pr Layton dans l’âme quoi..). L’intrigue surprenante et l’écriture colorée de l’auteur emballeront même les lecteurs les moins habitués à ce type d’ambiance exotique.  

 

Le vrai plus de cette série est évidemment le cadre dans lequel elle prend place. On ne peut pas espérer une meilleure introduction au monde du Japon Impérial que ces ouvrages. Un vrai Japon de carte postale, avec ses samouraïs, ses geishas, ses cerisiers bref tout ce que l’on s’imagine…mais aussi (et surtout !) tout ce que l’on n’imagine pas. Son mode de fonctionnement, sa population, sa cour, son institution juridique complexe et stricte, l'enchevetrement permanent de l’opulence et de la misère .. autant de choses qu'I.J. Parker fait revivre magnifiquement.

 

Tout est fait pour vous transporter dans ce Japon féodal et vous faire vous sentir dans la peau dans ce petit juge de province trop malin et à qui échoit donc toutes les énigmes tordues. Vous savez, celles que l’on souhaite voir résolues mais pour lesquelles, si vous êtes découvert, toute implication sera forcément niée.  Et cette fois ci, c’est du lourd : Sur ordre impérial (top secret donc),  Akitada va devoir enquêter sous la pire des couvertures possible : celle de prisonnier sur une terre où sont exilés les pires criminels et les exilés politiques. Et, cerise sur le gâteau, il va devoir enquêter sur rien de moins que l’assassinat d’un membre de la famille impériale... fastoche non ?! 

 

On peut le dire,  il va galérer le pauvre Sugawara. Il va découvrir les joies du quotidien de ces prisonniers de droit commun, dont la plupart finissent par mourir dans de mystérieuses mines.  Il va également en apprendre beaucoup plus sur ces  nobles exilés menant grand train, et semblant bien éloignés de la contrition qu’ils devraient ressentir suite à leurs manquements face à l’empereur. Il semblerait même, c’est un comble,  que ce lieu d’exil soit finalement le terrain le plus propice pour fomenter un véritable putsch impérial, avec l‘aide des rebelles  Aïnous voisins. Et c’est à notre petit bonhomme d’éviter tout ca, en toute discrétion bien entendu.

 

ハピ エンデ

 

Mais bon.. Sugawara est un vrai héros de romans qui finissent bien, et non seulement il va la résoudre cette énigme (encore heureux!) , mais il va également sauver de nombreuses vies, y compris la sienne, grâce à son esprit affuté.. et grâce à son fidèle serviteur Tora. Ouf nous voilà rassurés.

 

En bref…. Un roman sympa comme tout à dévorer pour les fans de polars historiques, comme pour les fans du Japon de l' « époque ». Pour ma part, chaque nouvel opus me fait saliver d’avance. Par ailleurs, même si chaque volume peut se lire de façon indépendante, je vous conseille néanmoins de les lire dans l’ordre chronologique, chaque histoire apportant une nouvelle pierre a la construction de notre personnage, il serait dommage de vous gâcher la surprise !

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 14:39

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"Berlin, 1964. Depuis que les forces de l’Axe ont gagné la guerre, la paie nazie règne sur l’Europe. Seule l’Amérique a refusé jusqu’ici le joug. Mais, dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre.

Deux meurtres étranges viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d’anciens S.S. de haut rang jouissant d’une paisible retraite. Chargé de l’affaire, l’inspecteur March s’interroge. S’agit-il d’un règlement de comptes entre dignitaires ? Mais, s’il s’agit d’affaires criminelles, pourquoi la Gestapo s’intéresse-t-elle à l’enquête ? Quelle est cette vérité indicible qui semble menacer les fondations même du régime ? Le mystère s’épaissit et, dans Berlin pavoisé, les bourreaux guettent, prêts à tout pour étouffer les dernières lueurs de la liberté."(4ème de couverture)

 

 

L’uchronie avec un grand U

 

Robert Harris est né le 7 mars 1957 à Nottingham. Journaliste avant tout, il a notamment travaillé pour la BBC (Correspondant TV), l’Observer et le Sunday Times pendant de nombreuses années.

 

En 1992, il se lance dans l’écriture de fictions, et surtout de thrillers, avec "Fatherland", qui connaitra de suite un grand succès. Auteur prolixe, il produira ensuite "Enigma" (1995), qui se situe durant la 2nd Guerre Mondiale ; "Archangel" (1999) dans la Russie contemporaine et "Pompéi" (2003) qui raconte le destin de la ville du même nom.

 

A partir de 2006 il se lance dans l’écriture d’une trilogie dont Cicéron est le sujet central, et dont les deux premiers volumes sont déjà sortis : "Imperium" (2006) et "Conspirata" en 2009.

 

Pour son premier thriller, Robert Harris s’attaque à un moment sombre de l’histoire européenne, et le rend plus sombre encore : les nazis ont gagné la guerre. (Damned ) L’Europe entière est sous le joug nazi, qui affiche sa démesure mégalo dans tous les recoins et règle les moindres détails de la vie de la population européenne. Les opposants au régime disparaissent, comme tous les juifs, homosexuels et autres « détraqués », et sans que personne ne sache ce qu’il en est… Il est dit qu’ils « partent à l’Est ». Vaste programme…

 

De leur côté, les US, censés être le « dernier rempart » de la liberté et gouvernés par un Joseph Kennedy vieillissant (le père de John, qui dans notre réalité a moins bien  fini sa carrière politique, étant un peu trop… d’accord avec Hitler sur certains points), vont finalement abdiquer face à cette Empire Allemand apparemment surpuissant.

 

C’est dans cette configuration géopolitique glauquissime que l’on suit l’inspecteur Xavier March, inspecteur de la Kripo (Kriminal Polizei), a mi-chemin entre les troufions de base et la toute puissante Gestapo.  Tout commence par un cadavre (et oui, nous sommes tout de même dans un polar, et pas de bon polar sans cadavre), repêché par un matin brumeux dans le fleuve, a deux pas de l’ile hébergeant les personnes les plus influents de l’Empire.

 

Les huiles de la Gestapo vont mettre un peu trop d’insistance à lui enlever cette enquête. Mais March est un coriace, un homme a qui seul reste son travail et cette quête de vérité.. un « asocial » comme on dit chez eux. Quête qui va le conduire dans les tréfonds de la politique du NSDAP, et le mettre dans une situation très délicate. Ca ne sent jamais très bon quand la Gestapo s’intéresse à vous de trop près.

 

Ce qu’il ne sait pas, c’est que cette enquête a priori routinière va le mettre sur la piste d’un secret capable d’ébranler le régime tout entier, et donc de transformer la face du monde ! Et qu’il ne fait pas bon avoir ce type de savoir dans un régime dictatorial….

 

C’aurait pu être nous…..

 

Se replonger dans cette période de l’histoire n’est pas chose évidente. Même pour moi (nous) qui n’ai pas connu la guerre, cette période reste une plaie assez vivace dans notre société, et tout est fait pour que la plaie ne se referme pas. Robert Harris réussit cependant, sans tomber dans le pro nazisme ni le pathos dégoulinant, à faire vivre ce qui aurait pu être « si » la guerre s’était achevée autrement. Et comme vous vous en doutez, ce n’est pas joyeux.

 

L’énorme travail de documentation effectué par l’auteur/journaliste en ce qui concerne les faits historiques et les personnages qu’il évoque participe à créer une ambiance on ne peut plus réaliste, et qui fait froid dans le dos quand on se dit que ce quotidien aurait pu être le notre.  La plupart des personnages cités dans le livre ont réellement existés ainsi que  leurs actions/exactions. En effet l’auteur à choisi de ne changer le cours des événements qu’à partir de l’année 1942, et même là il continue a instiller des éléments historiques réels (Extraits de courriers, horaires de trains, etc ..)

 

Ce travail transparait également dans la description impressionnante de précision du Berlin nazi tel qu’imaginé par Speer pour Hitler, et de la vie quotidienne dans cette grande ville des années 60. Grâce à la conjugaison de cette précision historique et d’un style d’écriture qui dessine les scènes et paysages dans des tons gris/noir un peu flous propres aux vieux films d’époque, le décor est posé et le lecteur très vite embarqué dans cette histoire sombre.

 

C’est dans ce décor que l’on suit l’évolution de cet homme qui, loin d’être un nazi convaincu, a fait comme tout le monde, il a suivi le mouvement et n’a pas posé de questions, préférant la relative sécurité de l’ignorance. Et peu a peu, ce qu’il a toujours préféré ignorer s’impose à lui, et lui fait ouvrir les yeux sur les aberrations de la société dans laquelle il vit, de ses dirigeants et de leur politique.

 

Mais au fond… nos sociétés occidentales actuelles ne sont elles pas identiques ? Tels des moutons, nous préférons fermer les yeux et nous laisser bercer par nos politiques qu’ouvrir les yeux sur une vérité parfois cruelle et dérangeante… Encore une fois : Damned

 

 

« Noir c’est noir.. il n’y a plus d’espoir.. »

 

Robert Harris nous fourni donc ici un polar pur jus, écrit (très) efficacement, où l’intrigue se dévoile peu à peu, avant d’accélérer brusquement jusqu’au dénouement final qui nous laisse pantelant (J'en ai raté mon arrêt de bus  ). Tout ca dans cette ambiance « brumeuse »  et cette espèce de tension inquiète permanente qui fait qu’on ne peut pas imaginer les scènes autrement qu’en noir et blanc, avec cette opacité propre aux vieux polars hollywoodiens.

 

La comparaison avec Hollywood s’arrête là, car la réalité est bien présente, même uchronique, et elle n’est pas tendre avec notre malheureux héros.

 

La fin du roman d’ailleurs n’est pas en fin en soi.. la fin d’une tranche de vie, d’un personnage soit, mais pas de son histoire, ni même de ce qu’il a déclenché et des conséquences possibles qui peuvent en découler. Mais cela… ce sera à vous de l’imaginer. Ce sera même la seule petite lueur d’espoir que l’auteur s'autorisera…

 

Vous l’aurez compris, j’ai littéralement adoré/dévoré ce roman, bien qu’habituellement peu fan de polar ni d’histoires de guerre. Tous les ingrédients sont réunis pour offrir au lecteur une histoire prenante, à tel point que l’on a décidément beaucoup de mal à lâcher l’ouvrage avant la fin. "Fatherland" peut rejoindre fièrement "Le Maitre du Haut Château" de Philip K. Dick au rayon des uchronies réussies et effrayantes concernant la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

Dans les prochains épisodes de Culture Guu, une session spéciale "Viande avariée"  :

"Le guide de survie en territoire zombie" de Max Brooks et la série TV "The Walking Dead"

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:00

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L'usine a fait faillite, maître Ding est licencié. À seulement un mois de la retraite, c'est tout un monde qui s'effondre. Mais il retrouve soudain sa joie de vivre grâce à une idée géniale. Oui, mais cette idée... ne serait-elle pas un peu criminelle ? (Résumé Editions Points)

 

Ne pas parler.. mais écrire beaucoup


Avant toute chose, je tiens à vous présenter l’auteur de ce roman, qui est devenu en quelques années un des auteurs chinois incontournables, et dont l’histoire éclaire également la toile de fond de la plupart de ses romans.


Mo Yan est donc né en 1956 dans une famille de pauvres paysans (ou de paysans pauvres, au choix)  du Shandong, et a longtemps vécu au cœur de la campagne chinoise, ce qui en explique la présence récurrente au cœur de son œuvre. Il commence a écrire en 1981, et entre dès 1984 à l’ "Institut de l’art de l’armée de libération". Ses nombreux ouvrages ont fait de lui un auteur reconnu, aussi bien en Chine qu’en Occident. Après ses deux premiers grands romans, "Les treize pas" (1995) et "Le pays de l’alcool" (2000), la publication en 2004 de "Beaux seins, belles fesses" confirme son talent particulier pour l’écriture. Artiste prolixe, il publiera au total plus de 80 nouvelles et romans, mais également des reportages, critiques littéraires et essais.


Pour l’histoire, de son vrai nom Guan Moye, il a volontairement choisi le pseudonyme 'Mo Yan', qui signifie « Ne pas parler »…. Au vu de l’ampleur de son œuvre, cela peut porter à sourire 


Une idée géniale pour sortir de la crise?? 


Là je suis partagée entre vous dire quelle est cette fameuse « solution », et pouvoir donc épiloguer dessus, mais vous pourrir la surprise, qui est quand même un des points clés de l’ouvrage (puisqu’elle explique notamment en quoi le maître à de l’humour)… ou ne rien dire…


Mais bon comme je suis sympa, je ne dirais rien. Et je vais donc devoir faire très attention à ce que je raconte ensuite histoire de ne pas faire de bourde !


Nous voilà donc devant cette petite nouvelle, qui raconte en une centaine de pages une tranche de vie, celle de Maître Ding, ouvrier modèle qui a consacré sa vie entière à l’Usine et à la Société. Mais bien que couvert de distinctions plus honorables les unes que les autres, le voilà licencié comme un malpropre à seulement un mois de la retraite.


Effondré, incapable de retrouver un travail lui permettant de subvenir à ses besoin et à ceux de sa famille, il voit vaciller tout ce en quoi il avait toujours cru, ses convictions les plus intimes sur la Société. Et ouvre brutalement les yeux sur cette nouvelle Chine capitaliste, bien loin de ses idéaux de jeunesse.


Mais Maître Ding n’est pas stupide, et grâce à un vieux bus au bord du lac voisin, une idée saugrenue lui vient pour pouvoir s’en sortir. Aidé de son apprenti, il va donc reprendre du poil de la bête, et la mettre en application… (Et c’est là que je me tais)


Les joies du capitalisme

 

Tel une fable moderne, ce court roman de Mo Yan nous propose de découvrir les joies du capitalisme « à la chinoise ». Derrière l’histoire satirique de Maître Ding se trouve un flot de critiques à peine voilées sur la façon dont le capitalisme a peu a peu forcé son chemin au sein du bastion du communisme, et sur les inévitables victimes qu’il laisse derrière lui.


Ce roman est donc une mise en exergue de tous les antagonismes que présente la Chine d’aujourd’hui au sein de sa société… que ce soit au niveau des relations hommes-femmes, de la façon de percevoir les autres, la sexualité, le monde du travail… .La Chine à un pied dans le passé et un dans le futur, et ce roman montre à quel point cela s‘entremêle de façon plus ou moins heureuse.


En effet, Maître Ding est le représentant d’une conception ancienne et désuète de la société chinoise, où dominent la dignité, les convenances et le respect des usages et des règles. Le plus important  est de ne pas perdre la face, quoiqu’il arrive. Mais que valent la dignité et la politesse dans cette nouvelle société ou l’argent est le maître mot ? Les personnes gravitant autour de maître Ding ont rejeté ces anciennes valeurs, et peu importe les méthodes employées pour s'assurer un revenu.


Tout cela n’est cependant pas énoncé clairement, aucune réflexion n’est imposée par l’auteur. Mo Yan se fait discret, et provoque des situations incongrues qui vont mettre en lumière le cocasse ou la critique de la situation.  Il nous laisse en prendre conscience parfois tranquillement, au gré de ses descriptions fluides et colorées, comme autant d’estampes prenant sur le vif la Chine actuelle et ses multiples visages.

 


 

A travers ce petit récit amusant et sans prétention,  Mo Yan arrive à montrer de facon frappante la difficulté qu’à « l’ancienne Chine » à trouver sa place dans un monde moderne et individualiste au possible. Seul petit bémol…après une montée en intensité de l’intrigue, l'ouvrage se termine un peu en queue de poisson, et laisse clairement le lecteur sur sa faim. Mais cela aussi fait partie du choix de l’auteur de ne pas donner de réponse, et uniquement de susciter des interrogations.


Principale source : Evene (pour la biographie)

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 14:00

http://www.decitre.fr/gi/98/9782811202798FS.gifLes affaires ne vont pas fort. Elles sont même en arrêt maladie ! Chicago devrait regorger d’affaires juteuses pour le seul magicien de l’annuaire, et pourtant,  l’agenda d’Harry est aussi vide que le crâne d’un zombie. Ah, enfin un meurtre ! Enfin, si on peut dire… La police a besoin d’Harry pour élucider un cas très particulier : un corps en charpie, d’étranges empreintes griffues, la pleine lune… ça ne vous dit rien ? (Résumé Milady)

 

Harry Blackstone Copperfield Dresden 2 : le retour

 

Cette fois ci la critique sera plus « light »: En effet, je vous ai déjà présenté l’auteur ainsi que mon appréciation générale des dossiers Dresden dans l'article concernant le premier volume (Ici).

 

Nous retrouvons donc notre ami Harry et sa cohorte de soucis habituels : pas d’argent et pas de boulot. Pas même de la part de la police, puisque l’agent Murphy semble en vouloir méchamment  à notre pauvre magicien, pour une raison encore inconnue.

 

C’est dans cette ambiance morose que, comme dans le premier volume, un meurtre sordide va réunir l’équipe Murphy-Dresden. Plus que sordide, puisqu’on retrouve des cadavres joyeusement éventrés et dévorés, et que les meurtres se produisent uniquement les soirs de pleine lune. 

 

Mère-grand, comme tu as de grandes dents !

 

Toi lecteur qui est un être intelligent, tu flaires de suite la venue d’un loup garou. Et tu auras presque raison ! Car dans cet épisode, nous continuons à en apprendre plus sur les êtres surnaturels, et vous découvrirez donc toutes les subtiles différences entre loup-garou, lycanthropes, Hexenwolf et…. « Dévorateur » (A dire avec une grosse voix ). Par ailleurs, nous apprenons aussi à invoquer un démon informateur, plier un magicien à sa volonté, ou encore se débarrasser d’un gros monstre poilu et baveux qui semble déterminé à jouer au master chef avec votre intestin. Tout un programme !

 

Pas de mystère, la recette du premier volume a bien marché, et on la réutilise ici : un brave magicien, une gentille flic et quelques sous-fifres contre les gros méchants des forces du mal. En même temps, le commun des mortels en redemande de ces histoires là, alors pourquoi se priver ?! Tout commence donc par une enquête, qui va emmener nos héros de Charybde en Silla jusqu'à une fin haletante où (Oh mon dieu !!), ils vont mourir dans d’atroces souffrances mais pas tout à fait. Et tout finira bien dans le meilleur des mondes. Enfin presque.. Sauf pour notre héros à la psyché brisée, notre flicette a moitié cassée, et les dizaines de cadavres laissés (plus ou moins entier) sur le chemin.

 

Harry Dresden et l’Ordre du Loup-garou

 

La trame de fond de la série, où l’on en apprend plus au compte-goutte sur le passé de Harry, et dans cet épisode presque inexistante, au profit de l’histoire principale. A peine quelques révélations sur des personnages de son passé qui semblent avoir mal fini, et dont l’évocation font visiblement souffrir Harry Dresden aux limites du supportable. Mais de Justin et Elaine, vous ne saurez rien de plus (Enfin si, dans les volumes suivants, mais chuuuut ^^). Ni de la mère de Harry, qui décidément semble bien éloignée de la gentille ménagère un peu magicienne qu’on bien voulu nous évoquer.  Il se murmure même qu’elle aurait fricoté avec des démons…

 

Notre héros va croiser quelques anciens ennemis, et rencontre de nouveaux alliés inattendus dans sa quête solitaire contre les ténèbres. En bref, j’essaye de vous dire qu’une pléthore de personnages secondaires fait encore son apparition dans ce nouvel opus, dont certains que nous retrouverons dans d’autres aventures (Parceque bon, il faut bien le dire, ils ne servent pas à grand-chose dans cet épisode si ce n’est à mettre en valeur la belle âme de chevalier blanc d’Harry).

 

Ahlala.. je me moque, je me moque, mais encore une fois, j’ai dévoré cette histoire dans la journée. Jim Butcher a ce talent particulier qui fait qu’on n’a pas l’impression de lire un livre, mais bien celle d’être au coin du feu avec un excellent conteur, qui vous

plonge la tête la première dans l’action et vous fait imaginer des créatures plus effrayantes les unes que les autres. Et l’être humain n’est pas en reste dans cet opus là en terme de  personnages glauques.

 

 

Encore une fois, pari gagné pour Jim Butcher et Dresden, qui nous offre un roman fantastique bien sympatoche, tout plein d’actions, de bons sentiments et de loups (-garous ou non).

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:44

http://www.decitre.fr/gi/05/9782253129905FS.gifLa guerre des zombies a eu lieu, manquant d'éradiquer l’ensemble de l’humanité. L’auteur, en mission pour l’ONU et poussé par l’urgence de devoir préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, dans les cités en ruine qui jadis abritaient des millions d’âmes jusqu’aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Il a recueilli les paroles d’hommes, de femmes, parfois d’enfants, ayant dû faire face à l’horreur ultime. "World War Z" en est le résultat. Jamais auparavant nous n’avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l’existence – de la survivance – humaine au cours de ces années maudites. Depuis le désormais tristement célèbre village de Nouveau Dachang, en Chine, là où l’épidémie a débuté avec un patient zéro de 12 ans, jusqu’aux forêts du Nord dans lesquelles – à quel prix ! – nombre d’entre nous ont trouvé refuge, en passant par les Etats-Unis d’Afrique du Sud, cette chronique des années de guerre reflète sans faux semblants la réalité de l’épidémie. Par-dessus tout, cet ouvrage a su retranscrire au plus près la dimension humaine, parfois pathétique, de cet événement sans précédent. Prendre connaissance de ces comptes-rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l’effort en vaut la peine, car pour paraphraser l’auteur de cette histoire orale : « En excluant le facteur humain, ne risque-t-on pas de prendre trop de recul par rapport à une histoire qui pourrait un jour — Dieu nous en garde — se répéter ? Et, au final, n’est-ce précisément pas le facteur humain qui nous différencie de cet ennemi que nous appelons “mort-vivant” à défaut d’autre chose ? » (Résumé Fnac)

 

Encooore un truc de zombies ??!

 

Avant toute chose, je me dois de vous présenter l’auteur… le nom ne vous est sans doute pas inconnu, oui, en effet c'est le fils du réalisateur Mel Brooks. Max Brooks est donc un écrivain et scénariste américain né le 22 mai 1972 à New York., petit comique dans l’âme (dans les gènes ??) puisqu’il était notamment membre de l'équipe créative du « Saturday Nigth Live », un poids lourd de l'humour et du divertissement outre Atlantique. Emission que je vous encourage d‘ailleurs à regarder si vous pratiquez la langue de Shakespeare (ou bien optez pour la version sous-titrée sur la chaine Comedie !)

Bon, la biographie, c’est fait. Ensuite… et bien oui, vous allez peut-être penser qu’en ce moment il y en a marre, quand ce ne sont pas des vampires, ce sont des zombies, on voit ces horreurs partout et à toutes les sauces (Dans le désordre ces derniers temps « The Walking Dead », « Bienvenue à Zombieland », « Dead Set » et autre « 28 quelquechose plus tard ».) Je ne porte aucun jugement de valeur, puisque j’ai personnellement adoré ces créations, mais c’est vrai que le zombie est un sujet récurrent depuis quelques années.

 

Et puis qu’est ce qu’on leur trouve à ces larves humaines décérébrées ? Ils sont moches, ils sont complètement stupides, ils sont effrayants … mais il faut bien l’admettre c’est un sujet de choix qui, selon le traitement, peut devenir au choix traumatisant ou hilarant. (Ou complètement nul, mais ca c’est un autre débat )

 

Max Brooks opte pour un postulat de départ original et plus global : « Et si » une invasion de zombie avait vraiment lieu sur notre planète, que se passerait-il ?  Quelle serait la chronologie des faits ? L’humanité aurait-elle une chance de s’en sortir ? L’originalité réside dans le fait que tout cela n’est pas traité au moment M de l’invasion. Non, l’auteur préfère prendre le point de vue d’un observateur « après » la grande guerre des zombies, à un moment où l’on peut réfléchir à froid, voir les erreurs et les bonnes idées, mais aussi les atrocités et les gâchis, et faire un point (plus ou moins) objectif de la situation.

 

 

Good Morniiiing… Zombie !!


L'auteur a donc choisi de raconter cette histoire non pas d’une traite, comme un roman, mais comme une compilation d’entretiens avec différents acteurs/survivants de cette crise.

 

La structure de ce livre se découpe en plusieurs grandes parties, retraçant les débuts du drame, la pandémie mondiale et la panique généralisée, puis la reprise en main de la situation par l’espèce humaine.  De cette façon tous les « temps forts » du conflit sont évoqués, ainsi que la façon dont ils sont ressentis.

 

Cette collection de points de vue personnels permet de vivre le conflit au travers du regard des différents interlocuteurs, ce qui apporte une vivacité essentielle au récit, et transporte vraiment le lecteur au cœur de l’action.

 

Un seul petit bémol…. Si effectivement consacrer un petit chapitre, à la première personne donc, à différents personnages pour qu’ils racontent « leur guerre » donne une vivacité et un sentiment d’implication sans égal, cela entraine également une frustration croissante à chaque interview, tant on aimerait « en savoir plus » sur chaque intervenant, d’où il vient, pourquoi, comment il a vécu ensuite etc etc. Mais bon.. Libre à nous de faire travailler notre imagination 

 

 

Un cours de géopolitique déguisé

 

A première vue donc, « World War Z » peut apparaitre comme un bouquin de zombies sympathique, joliment écrit et bien pensé. Bref, un bon petit roman léger à bouquiner entre deux arrêts de trains.

 

Mais au fur et à mesure de la lecture, quelque chose de plus profond transparait, une analyse beaucoup plus fine et complexe. En effet, Max Brooks produit ici un véritable travail d’analyse géopolitique, et ce à tous les niveaux : gouvernement, armée, civils, intellectuels, artistes …

 

Et de ce fait, les différentes personnes interviewées représentant chacune une tranche de la population mondiale, avec son background propre, ses idées politiques ou religieuses, ses sentiments, ses expériences… Et l’on voit à quel point cela influe sur ses réactions face à la crise. Et également comment cela va provoquer des changements importants (religieux, géopolitiques, sociaux, environnementaux..) pour l’humanité.

 

Nous sommes presque face à un roman d’anticipation, tant ces modifications apparaissent comme une option probable à court terme pour l’humanité, et pas seulement en cas d’attaque zombie.

 

L’impact de cet ouvrage se poursuit bien après sa lecture. En effet on apprend les meilleures façons de se débarrasser des zombies, ce qui peut toujours être utile, mais surtout ce livre déclenche une réflexion plus profonde, aussi bien sur notre monde et son fonctionnement (bancal), que sur l’être humain de façon plus générale.

 

Ces personnes interviewées qui font part de leurs peurs, de leurs faiblesses, de leurs échecs mais aussi de leur victoires, sur l’ennemi et sur eux-mêmes, nous font forcement nous poser la question fatidique : Et moi, qu’aurais je fais  dans la même situation? Et la réponse est loin d’être évidente. Etes vous plutôt partisan du « Chacun pour soi » ? Du « Sacrifions en une partie pour en sauver la majorité » ? Ou du « Il faut que tout le monde soit sauvé, ou que tout le monde meure » ?

 

 

Conclusion

 

Pour ma part, ce livre a été une claque. J’avais déjà rapidement feuilleté le « Guide de survie en territoire zombie » du même auteur, qui m’avait fait sourire. Je pensais donc m’être trouvé là un ouvrage pas trop prise de tête pour bouquiner dans les transports au saut du lit.

 

Quelle ne fut pas ma surprise devant la qualité et la richesse de tout ce que l’on pouvait lire et analyser en second plan !

 

Cet ouvrage se révèle au final un livre impressionnant et complet à tous les niveaux. On pleure, on rit, on vomit (un peu), on réfléchit, on regarde derrière son épaule quand on entend un gémissement suspect…. Un véritable trésor pour tous les types de lecteurs (même ceux qui n’aiment pas forcément les zombies), écrit avec brio par un auteur de talent.

 

D’ailleurs, je ne suis pas la seule à le dire : l’adaptation en livre-audio à gagné le grand prix Audie Award en 2007, et un film est actuellement en cours de réalisation à l’initiative de Mr. Brad Pitt, excusez du peu. Reste à savoir s’il jouera un des zombies 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 13:00

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Tous les bons magiciens s’appellent Harry, et Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c’est même le seul dans sa « catégorie » : lorsque la police de Chicago est sur une affaire qui la dépasse, c’est vers lui qu’elle se tourne. Car notre monde regorge de choses étranges et magiques… et la plupart ne s’entendent pas très bien avec les humains. La magie, ça vous flingue un gars en moins de deux ! (Résumé des éditions Milady)

 

Ce premier épisode commence sur les chapeaux de roues, et notre (anti ?) héros se retrouve avec deux enquêtes sur les bras. Collaborateur externe attaché à un service un peu spécial de la police de Chicago, il doit enquêter sur un double meurtre particulièrement horrible. En parallèle, il est recruté par une femme étrange afin de retrouver son mari disparu. Deux enquêtes indépendantes au premier abord qui vont finalement s’avérer plus liées qu’il n’y parait. Et qui vont, l’une comme l’autre, l’entrainer dans des situations plus délicates les unes que les autres.

 

De qui ? De quoi ?

 

Cet ouvrage est le premier de la série des « Dossiers Dresden » écrite par Jim Butcher, sorti en 2000 aux Etats-Unis. Pour information, la bio de Jim le décrit comme un expert en arts martiaux depuis quinze ans, dompteur de chevaux, cascadeur et escrimeur vivant dans le Missouri avec sa famille et un chien de garde particulièrement vicieux… Tout un programme ! Après une première édition infructueuse chez Bragelonne, Milady tente la donne avec cette réédition. La série a également été adaptée à la télévision en 2007.

 

Petite précision, j’écris cet article après avoir lu (dévoré) déjà 4 ouvrages de la série. Certaines de mes remarques seront donc certainement plus portées sur ma vision globale de la série et non pas uniquement sur ce premier tome, malgré mes efforts.

 

Cette série est totalement inclassable, vous vous en doutez sans doute d’après le résumé. Certains pourraient être tentés de le rapprocher de la « Bit-Lit », mais pour ma part je ne pense pas que ca rentre dans cette catégorie. Plutôt une espèce de Fantasy urbaine …  

 

Quoiqu’il en soit, cet ouvrage ne se réclame pas de la grande littérature, sans prétention peut etre mais pas sans talent. En effet l’écriture est fluide et vive, la narration à la première personne nous permet de rentrer tout de suite dans l’action, et pas la moindre description interminable pour faire une pause, on est littéralement happé par le fil de l’histoire, les retournements de situation, les événements improbables et les personnages. Un peu comme quand on regarde une bonne série, on arrive à la fin de l’épisode sans même s’en rendre compte.

 

Harry qui ?

 

Harry est vraiment la pierre angulaire du style très particulier de ces romans. Ca tombe bien c’est le héros me direz vous… Ce que j’essaye de dire (Oui, j’essaye de communiquer mais ce n’est pas toujours facile ), c’est que le héros est à l’image du style général du roman, inclassable.

 

On est loin des stéréotypes des magiciens, au choix le petit génie super doué (l’autre harry) ou le vieux mage en robe et barbe blanche (Dumblebidule). Ici, notre héros est un ancré dans la réalité, une réalité grisâtre où, comme tout le monde, il doit payer son loyer et ses factures, changer la litière du chat et accessoirement se raser quand il y pense. Un peu crado, un peu paumé mais chevalier blanc dans l’âme, ce magicien moderne aux principes old school est un personnage très attachant, un peu acerbe, très pragmatique au vu des situations qu’il rencontre et surtout très drôle. D'ailleurs faites attention, certains tirades risquent de vous arracher par surprise un petit rire potache qui vous fera passer pour un doux dingue (surtout si, comme moi, vous lisez dans le train).

 

On en sait au final assez peu sur lui, Jim Butcher saupoudrant de ci de là des allusions a un passé qui à l’air particulièrement pesant et compliqué, juste assez pour donner envie d’en savoir plus (et d’aller acheter la suite, ca c’est du marketing réussi !). Le ton reste définitivement dans le présent, et les rares allusions au passé se font au travers des événements et des personnes qu’il rencontre et sur qui ce passé a une influence.

 

Les personnages secondaires sont également hauts en couleurs. La lecture de plusieurs volumes vous apprendra qu’au final, les personnages réellement récurrents sont peu nombreux, mais possèdent également des personnalités fortes et attachantes.

 

Je pense notamment à Murphy, l’inspecteur avec lequel Harry travaille régulièrement, parangon de justice et de droiture dans un corps de petite blonde fragile (mais tout de même championne d’aïkido.) Ou encore à Bob. Aaaah Bob, tout un poème. Bob est une esprit du vent légèrement  pervers sur les bords et enfermé dans un crâne. Seule véritable compagnon d’Harry, il lui sert également de confident et de base de données. Je n’en dirais pas plus et vous laisse faire connaissance avec bob par vous-même. A noter, pour ceux qui ont vu la série, que le Bob du livre n’a absolument rien à voir avec le Bob télévisuel.

 

To read or not to read…??

 

Je vais être honnête, j’ai absolument a-do-ré ce livre. Je l’ai littéralement dévoré dès la première page, et ne l’ai pas reposé avant d’avoir fini. Et idem pour les suivants.

 

Cette histoire ancrée dans la réalité et le quotidien, mais avec une patte dans le monde dans la fantasy, soutenue par une grande culture de ce style et de ses personnages emblématiques et écrite dans un style vraiment vivant m’a absorbée. Cette ambiance un peu déjà vu mais totalement originale, les références multiples à la vie moderne (qui ont été adaptées au français lors de la traduction, chapeau)…. Tout est fait pour happer le lecteur et le transposer dans ce Chicago un peu particulier en compagnie du seul « magicien professionnel » du quartier.

 

Petit point anecdotique mais qui m’a fait sourire.. Sur la couverture de la nouvelle édition (dont je vous ai mis le visuel au début de l’article), on remarque des espèces de glyphes inscrites en lettres flamboyantes sur le bâton de notre héros…L’auteur ne parle pas spécialement de ces glyphes, et encore moins de ce qu’ils signifient. Mais les japonisants auront reconnus les caractères en katakanas se lisant ….  Matrix… Cherchez l’erreur 

 

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