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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:09

http://www.hugoetcie.fr/var/hugoetcie/storage/images/hugo-jeunesse/a-paraitre/soixante-six-tome-1-la-prisonniere/16592-8-fre-FR/Soixante-Six-Tome-1-La-prisonniere_book_full.jpg« Deux villes. Deux héros pris au piège. Deux histoires parallèles. Soixante-six adolescents séquestrés. Un informateur désincarné. Des sentinelles terrifiantes. Une population exterminée. Des réalités contradictoires, qui s’effacent et changent au gré des nuits…Que se passe-t-il à Tea Walls, petite localité américaine en apparence paisible ? La jeune Alexia Lincoln y mène une vie banale jusqu’au jour où elle s’aperçoit que son monde n’est que mensonge et manipulation. Qui est-elle ? Qui sont véritablement ses parents, ses amis, ses professeurs ? Fiction, rêve ou réalité ? Au même moment, la ville de Hastings Horizon, en Californie, est ravagée par une pandémie qui décime sa population à une vitesse fulgurante. D’où provient ce virus qui transforme ses victimes en zombies assoiffées de chair et de sang ? Truand notoire, Jack Soho tente vainement d’éloigner ses proches de cette malédiction et assiste, désemparé, à l’inéluctable apocalypse. Entre souvenirs d’un braquage avorté et cavalcade échevelée sur les routes de Californie, il finira par croiser le chemin de la Prisonnière, guidé par le mystérieux F .Christian. » (4ème de couverture)

 

Made in la Belle Province..

 

Michel J. Lévesque est un cousin du Canada, né en 1971 du côté de Montréal. Comme souvent, il a commencé par publier des nouvelles SF et fantastiques dans différents fanzines, dont certains ont été réunies après coup dans le recueil « Noires Nouvelles » (2009).

 

En 2006, il sort son premier roman, « Samuel de la chasse-galerie », qui remportera ou sera finaliste de plusieurs prix littéraires. Viendra ensuite sa saga « Arielle Queen », elle aussi récompensée à de multiples reprises.

 

Désormais reconnu par ses pairs et plébiscité par le public, il publie à l’automne 2009 sa nouvelle série, « Soixante-Six ». Celle-ci commence tout juste à être publiée en France, après sa grande sœur « Arielle Queen » aux éditions Hugo & Cie.

 

Get your kicks on.. Road 66

 

D’un côté , Alexia Lincoln, incarnation de la « cheerleader » (ou « meneuse de claques », comme c’est si joliment dit dans le roman ^^) petite fille gâtée dans la ville de Tea Walls : belle, riche, casée avec le capitaine de l’équipe de foot, infecte avec les geeks et autres « parias ».  Mais elle va se rendre compte petit à petit que sa vie n’est pas si idyllique que ca, et que quelque chose d’étrange se cache derrière cette façade parfaite. De l’autre Jack Soho, lieutenant du plus grand truand de Hastings Horizon, tuteur de triplés adolescents redoutables,  se retrouvant face à une redoutable épidémie qui «zombifie » a vitesse grand V tout ceux qui l’entoure, et qui essaye, en plus de survivre, de retrouver sa mémoire mystérieusement effacée suite à un étrange braquage.

 

Chacun vit sa vie de son côté,  ils n’ont a priori rien à voir l’un avec l’autre. Mais pourtant, au fur et à mesure que leurs vies vont se désagréger pour ne plus ressembler qu’à une course pour la survie, un même « ange gardien » va s’occuper d’eux et les guider, un mystérieux Fletcher Christian.

 

Petit à petit, ils vont en apprendre plus sur eux-même et sur leur environnement, allant de surprise en surprise, de découvertes en catastrophes, jusqu'à ce que le petit final les réunisse enfin, eux et quelques autres protagonistes d'importance.


Je me dois de faire light ce coup ci, car la moindre révélation risquerais de gacher tout le suspens intelligement construit par l'auteur. Je pourrais éventuellement poser des questions uniquement, pour vous mettre l’eau à la bouche… mais la liste alors serait longue… trèèèèèèèès longue !

 

Rooh.. Nooon ? Sii !! Hein ? Damned ! Ouhlà…

 

Par où commencer ? Et bien peut-être par le fait que, je l’avoue, j’avais un a priori pas très positif sur ce bouquin. Littérature dite « pour jeunes adultes », avec pour la énième fois les zombies comme sujet… bon… c’était quitte ou double. Et la, ca a été un grand double ! Une véritable surprise que j’ai dévorée (Miam) de bout en bout très rapidement, en me laissant mener par le bout du nez par l’auteur, comme prévu. J’avais beau imaginer tout et son contraire pour expliquer l’intrigue, que couic !

 

Mais reprenons dans l’ordre… la première chose qui frappe, c’est l’épilogue (Logique me direz vous, ce serait plus gênant si c’était le prologue.. bref passons). L’auteur a choisi de faire parler son héroïne dès le début, en mode « 10 ans après », arguant que c’est  elle qui va nous raconter son histoire. Il en profite pour glisser de ci de là des pistes sur le devenir des différents protagonistes, mais comme on ne les connait pas encore, on ne peut que ranger cette info dans un coin de notre cerveau, et la laisser nous titiller tout au long de la lecture.

 

L’intrigue elle, est très rythmée : les protagonistes sont toujours dans l’action, dans cette « fuite vers l’avant » qui les caractérise, et l’avalanche de rebondissements y est également pour beaucoup. Cette sensation est renforcée par le choix narratif de l’auteur, qui réserve à chacun de nos deux héros un chapitre sur deux, en alternance. Si bien qu’au début, le lecteur se retrouve à lire en parallèle deux histoires totalement indépendantes, en cherchant désespérément le petit truc qui peut les relier : l’une concernant une infection zombie généralisée, l’autre sur une expérience a mi-chemin entre "Matrix" et "Inception" (Enfin je suppose…)

 

Sur la fin néanmoins les deux trames narratives se rejoignent dans un joyeux fouillis, puisque l’auteur en profite pour placer, à des fins explicatives certainement, des scènes qui se sont passées au choix 20, 60 ou encore 300 jours avant. Et là il faut s’accrocher pour ne pas perdre le fil. Autre petit bémol, le caractère un peu stéréotypé de certains personnages. Mais bon, pas plus que dans n'importe quelle série TV ^^ Et l'originalité de l'histoire permet de camoufler tout ca, pour peu qu'on accepte de laisser passer.

 

La fin de ce premier volume reste néanmoins bien réussie, puisque elle arrive à la fois à répondre à nombre de questions que la lecture du roman soulève, et à en générer d’autres qui vont laisser le lecteur en haleine.. jusqu’à la parution du prochain volume. (La série en compte 4 à ce jour).

 

Michel J. Lévesque se décrit lui-même comme un mordu de séries TV, et dit s’en inspirer pour ses romans : « Ca donne du rythme. Chaque livre devient comme une saison de télé, et chaque chapitre comme une épisode ». Et en effet, cette inspiration se retrouve très nettement dans ce livre : beaucoup d’actions, des références très actuelles, des chapitres qui se clôturent sur une note de suspens insoutenable, un petit rappel de la scène à suspens (facon grosse voix qui dit « Precédemment, dans « Helene et les garcons ») au début de certains chapitres.. et une fin semblable à la fin d’une saison télé : la trame principale de la saison est résolue, mais il reste un fil conducteur , et pleins de nouvelles trames secondaires à explorer pour la prochiane saison.

 

En bref, voici un roman sympathique, original, qui se lit très vite (ca reste de la littérature « pour ados ») et qui pose les premiers jalons d’une histoire qui peut se révéler passionnante autant qu’étrange. A confirmer….

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, les premiers chapitres sont en téléchargement gratuit : ici.

 

Je tiens donc à remercier chaleureusement les éditions Hugo et Cie, ainsi que le site Livr@ddict, pour m’avoir fait découvrir ce titre dans le cadre d’un partenariat.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:34

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/8/3/4/9782290028438.jpg« Lucky, Toby, ou encore Tommy... son nom importe peu. L'important, c'est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu'on lui désigne. Mais, lorsque le mystérieux Malchiah l'aborde, Lucky est ébranlé. Ce Malchiah sait tout de lui, dispose de pouvoirs stupéfiants, et prétend être son ange gardien. Il lui offre de racheter ses crimes, en sauvant des vies plutôt que de les prendre, et lui propose un bien étrange marché... Voilà Lucky propulsé au Moyen Âge, où il est chargé d'aider une famille juive accusée de meurtres rituels. Est-ce une chance, un rêve... ou un cauchemar ? » (4ème de couverture)

 

La femme qui murmurait à l’oreille des vampires

 

Est-il réellement nécessaire de vous présenter Anne Rice, aka Mme Lestat ? Hmm ? Bon allez, je vais le faire au cas où. Et puis elle mérite bien une petite bio sur cet illustre blog, non ? (Mes chevilles vont bien, merci :D ).

 

Dame Rice est née Howard Allen O’Brien, en 1941. Oui c’est un prénom masculin, mais visiblement sa mère trouvait que c’était une bonne idée de la prénommer comme son père. Pourquoi Anne alors ? C’est le prénom qu’elle s’est elle-même donné à son premier jour d’école. (Ca commençait déjà fort.)

 

Après avoir passé son enfance à La Nouvelle-Orléans, elle va se promener a travers le Texas et San Francisco, d'abord pour ses études, puis pour suivre son mari Stan Rice, professeur de son état.

 

Le jeune couple a une petite fille en 1966, qui va décéder quelques années plus tard d’une leucémie. C’est pour ne pas sombrer dans l’apathie qu’Anne Rice va se lancer dans l’écriture, et écrire son désormais célèbre « Entretien avec un vampire » en 1976.

 

Forte du succès obtenu, Anne Rice revient s’installer à La Nouvelle Orléans, dans la maison de ses rêves, où elle va écrire quelques uns de ses plus grands succès. C’est cette même maison qui sera décrite à l’identique dans les chroniques de sorcières, la fameuse maison des Mayfair.

 

Après plusieures années à se décrire elle-même comme étant athée, elle retourne dans le giron de l’église catholique en 1998, et annonce qu’elle souhaite désormais écrire pour glorifier sa croyance en Dieu. Ce virage se sent très clairement dans les livres écrit depuis lors, que ce soit ses nouveaux ouvrages tout autant que la fin de la saga des vampires (par exemple).

 

Femme aux multiples facettes, auteur de romans fantastiques (« Chroniques des vampires », « Saga des sorcières Mayfair ») , de nouvelles érotiques (« Les infortunes de la belle au bois dormant »)  et de livres religieux (« La vie du Christ », « La chanson des séraphins »), Anne Rice est indéniablement un des auteurs  les plus lus des temps modernes, avec pas loin de 100 millions de livres vendus.

 

De quoi ca parle ? (D’anges, oui bravo, quelle perspicacité !)

 

Lucky est un tueur à gages. Mais pas n’importe lequel.. efficace, insaisissable, redoutable, il ne travaille que pour un seul homme, qu’il appelle « L’Homme Juste » . Est-il du côté des gentils ou des méchants ? Peu importe, même s’il espère secrètement être du côté des premiers. Outre sa profession, Lucky est un être a part... il ne se complait pas dans ses meurtres, ni même dans l’argent que cela lui rapporte. Ce dernier ne sert qu’a alimenter sa bibliothèque en ouvrages théologiques, et a lui payer des retraites dans un hôtel/monastère pour jouer du luth en philosophant sur la vie. Et bien que Lucky soit persuadé que Dieu n’existe pas, il ne peut s’empêcher de rester des heures dans les chapelles, en admiration devant les tabernacles.. et parfois prononcer une prière qui lui reste de l’enfance, la prière de l’ange gardien.

 

C’est après un « contrat » effectué dans l’hôtel qui lui servait jusqu'à présent de sanctuaire que Lucky va rencontrer Malchiah, ange gardien de son état. Pas son ange gardien, mais un ange qui garde un œil depuis longtemps sur lui. Et ce dernier lui propose ni plus ni moins que de racheter ses péchés. En échange de cette salvation, une petite mission à remplir, pour laquelle ses capacités hors pair sont a priori indispensables.

 

Non, il ne s’agit pas d’aller massacrer un ennemi de la foi, bien au contraire il s’agit de sauver 2 personnes, Meir et son épouse, juifs de la petite communauté de Norwich, dans l’Angleterre médiévale. En effet, ces deux personnes pourtant bien sympathiques sont sur le point d’être lynchées par la population locale suite à la mort « suspecte » de leur fille, Léa. Voici donc Toby (et oui car en fait il ne s’appelait pas vraiment Lucky) déguisé en moine dominicain et perdu en plein Moyen-age, se démenant pour sauver ces deux personnes, et son âme par la même occasion.

 

Je vais retourner voir Lestat….

 

Il faut le dire tout de suite : cet ouvrage fait partie de la période « prosélytisme chrétien » d’Anne Rice, et ca n’a rien, mais rien à voir avec la période vampire/sorcières. Vous me direz que le talent d’écriture est toujours là.. oui certes.. Mais la forme est tellement noyée dans ce fond débordant de bons sentiments et autres extases religieuses que c’est la seule chose que l’on retient.

 

Tout d’abord les 150 premières pages sont d’un ennui….mortel. Autant de  pages pour expliquer un petit bout d’histoire qui tiendrait en beaucoup moins, mais pourquoi donc ?Et bien forcément, quand on développe chaque sentiment, chaque remarque sur des pages et des pages pour en extraire la chrétienne moelle… et bien c’est long. La fin de cette première partie réveille un peu le lecture avec l’histoire de la vie de Lucky, et les drames qui l’ont menés à cette vie.

 

Arrive la seconde partie de l’ouvrage, ou enfin le lecteur semble apercevoir un semblant d’histoire ! Mais même si le talent de conteuse est là, même si l’auteur réussit à refaire vivre cette réalité historique, l’étincelle par contre n’est toujours pas là. C’est une belle petite histoire qu’on lit tranquillement, sans être jamais réellement accroché. Et on arrive à la dernière page, Toby a gagné (Ouaiiis, on s’en doutait pas !) , retourne dans sa réalité ou une belle surprise qu’on avait a peine senti venir l’attend. Et on referme l’ouvrage, déçu et sur sa faim.

 

Ce roman souffre clairement de la comparaison avec ses ainés. De la part d’un autre auteur on aurait peut être simplement souligné le côté un peu gonflant de la religion omniprésente, et la légèreté de la trame narrative.. Mais là, il s’agit d’Anne Rice. Et la plupart d’entre nous ne peuvent nier que ses précédents romans tiennent le lecteur en éveil et en haleine, avec des histoires originales et alambiquées, et des personnages hauts en couleur.

 

En bref…. C’est le genre d’ouvrage que je déconseillerais fortement à un fan des Chroniques vampiriennes, sous risque d’être très fortement déçu … quand aux autres.. je ne vous le conseillerais pas plus, puisque ce livre n’a soulevé chez moi qu’un sentiment de lassitude, le même que je ressentais déjà en cours de catéchisme quand une bonne sœur s’acharnait a essayer de me forcer a m’extasier et a exacerber des sentiments religieux qui, je pense, ne doivent au contraire être ressenti que de façon très personnelle. (Et je ne parle même pas de la logique « Je rachète ton âme si tu fais un boulot pour moi »… qui est, selon moi, si contraire à la religion en question… enfin bon je dis ca..)

 

En tout cas une chose est sure.... je ne lirais certainement pas le reste de la trilogie.(A moins qu'on ne me menace à coups d'endives cuites.. mais personne ne serait assez lâche pour faire ca .. enfin j'espère)

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 20:00

 

LeSoldatChamaneT7 Couv BD« Jamère, prisonnier de son propre corps que commande désormais son double, Fils-de-Soldat, assiste, impuissant, aux efforts de ce dernier pour convaincre les Ocellions de changer de tactique dans leur lutte contre les Gerniens. Il rencontre enfin Kinrove, le plus grand des Opulents, et tente de le persuader d'achever sa danse en vue de combattre l'ennemi sur le terrain. Mais à cet instant, une autre Opulente, Dasie, s'empare de Kinrove et de Fils-de-Soldat , mettant en péril tous les plans de celui-ci... » (4ème de couverture)

 

Robin, Megan ou.. Margaret?

 

Aaaah Robin. Dans quelle folles aventures ne t'ai-je pas suivi aveuglément. Mais bon, si pour moi Robin Hobb est un monolithe de la fantasy, ce n'est peut être pas votre cas. Sachez donc, jeunes padawans, que Robin ne s'appelle pas Robin. (Choc !!) Margaret Astrid Lindholm Ogden (Excusez du peu), est née en Californie en 1952. A l'âge de neuf ans, elle part avec sa famille vivre en Alaska. Après un passage à l'université de Denver pour ses études, elle retourne se marier et vivre dans son grand Nord. Alors que son mari, pêcheur, éprouve des difficultés financières, elle décide de publier ses premiers textes sous le pseudonyme de Megan Lindholm, en 1971. Malheureusement, ses romans tels que « Le cycle de Ki et Vandien », ou encore «Le peuple des rennes », ne rencontrent pas le succès escompté. (Pourtant moi j'ai bien aimé !)

 

Devant les faibles ventes effectuées, elle changera à nouveau de pseudonyme lorsqu'elle imaginera le personnage de Fitz pour la saga « L'Assassin Royal » en 1995, et deviendra désormais Robin Hobb. Cette fois ci, le succès est au rendez-vous, et de façon bien plus importante que ce qu'elle imaginait. « L'Assasin Royal » deviendra en effet une des plus grande sagas de la Fantasy. Forte de cette renommée, Robin décide de continuer dans le même univers avec ses nouveaux romans : les « Aventuriers de la mer ». Et encore une fois, banco sur toute la ligne, cette nouvelle saga rencontre un succès triomphale.

 

Une fois ces deux sagas terminées, Robin Hobb se lance dans un nouveau monde, celui du « Soldat Chamane », qui fait s'affronter deux univers bien différents, celui de la science contre celui de la magie. La publication de ce dernier arrive à sa fin en France, mais est déjà bien achevé dans les pays anglophones.

 

Dernier né de Mme Hobb, le cycle de « La Cité des Anciens » renoue (de loin) avec ses grandes sagas, puisque l'action commence après ces dernières, dans le fameux « Désert des pluies », où les hommes rencontrent quelques petits soucis avec les dragons. Le troisième tome (sur les quatre que comptent l'édition française), vient tout juste de sortir chez votre libraire préféré.

 

La danse de terreur...

 

Nous retrouvons donc notre désormais fidèle Jamère (et son autre personnalité, Fils-de-Soldat) pour ce septième tome de ses aventures entre Gerniens et Ocellions. Nous l'avions laissé, après un volume 6 qui manquait un peu de pêche, auprès du peuple des Ocellions, puisque Fils-de-Soldat avait fini par prendre le contrôle de leur corps, et les avaient amené à vivre comme un Opulent parmi le Clan.

 

L'esprit des Ocellions n'est plus aux vaines attaques mystiques contre les Guerniens, le Clan commence à gronder devant l'inefficacité des actions de Kinrove, l'Opulent des Opulents, et les premières rebellions se font sentir. Et la pire des décisions a finalement été prise, les Ocellions vont attaquer le fort de Guetis et massacrer ses habitants

 

Malheureusement tout ne se passe pas aussi bien que le plan de Fils-de-Soldat l'a prévu, et cette opération a seulement réussi a énerver au plus haut point le peuple de Guernie. Sans compter que Likari, son nourricier, a été appelé pour participer à la danse de terreur de Kinrove, et mourra de cette magie s'il ne fait rien..

 

... mais la lecture de l'ennui

 

Malheureusement le bilan n'est pas très positif, contrairement à tous les autres romans que j'ai pu lire de Robin Hobb, où j'ai à chaque fois été totalement emballée.

 

Ce volume, avant dernier de la saga, sent l'ouvrage de transition: peu d'action, peu de changement dans l'intrigue, une vague montée de tension entre les deux camps en fin d'ouvrage, bref rien de bien palpitant.

 

Au contraire, l'histoire est extrêmement centrée sur la psychologie complexe (légèrement schizo) de notre héros, sur leurs relations, leur cohabitation, leurs sentiments propres. Cette double personnalité représente à l'échelle d'un seul personnage tous les antagonismes des deux civilisations, gernienne et ocellionne. C'est intéressant en soi, mais bon, ca tourne en rond, on ne voit pas où l'auteur veut en venir, et ca devient même franchement pesant au bout de 200 pages de tergiversations sans fin.

 

Le seul point « positif » étant que ce roman est le premier de la saga à réellement nous exposer le mode de vie des Ocellions, leurs coutumes, leur organisation, leurs valeurs... et nous révèle aussi quelques secrets, comme l'origine de la fameuse « Suée de Guetis », origine pour le moins atroce.

 

Ce qui ressort à la lecture de ce volume, c'est l'impression que l'auteur ne sait pas comment se dépatouiller de cette histoire, et essaye de noyer un peu son lecteur dans un flots de monologues et de questions existentielles de la part de son héros. Ce qui fait que j'ai de forts doutes quand au volume 8, qui est sensé être le dernier de la série. Mais bon, c'est Robin, qui sait, tout peut arriver !

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 21:13

http://storage.canalblog.com/14/82/691642/61403768.jpg"Tandis que Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale, Juliet Ashton, jeune écrivain, compte ses admirateurs par milliers. parmi eux, un certain Dawsey, habitant de l'île de Guernesey, qui évoque au hasard de son courrier l'existence d'un club de lecture au nom étrange: "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates"... Passionnée par le destin de cette île coupée du monde, Juliet entame une correspondance intime avec les membres de cette communauté. Et découvre les moyens fantaisistes grâce auxquels ces amis bibliophiles ont résisté à l'invasion et à la tragédie. Jusqu'au jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey. Pour Juliet, la page d'un nouveau roman vient de s'ouvrir, peut-être aussi celle d'une nouvelle vie..." (4ème de couverture)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Paris, le 15 février 2011

A l'attention de mon lecteur chéri

Route du Paradis

Quelque part sur la planète

 

 

 

 

Cher lecteur, (Je peux t'appeler Bob?)

 

Non, je n’ai pas encore sombré dans la schizophrénie la plus complète, au cas où tu te poserais la question. Mais il se trouve que je souhaitais changer de forme, tout du moins aujourd’hui, pour te parler de ce merveilleux livre qu’est « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates »,de M.A Shaffer et A.Barrows. Tu comprendras plus tard pourquoi. (Ou tu as déjà compris si tu as lu l’ouvrage en question)

 

Tu as déjà eu le plaisir de lire précédemment le résumé qu’en font les éditions 10/18. (Pub !) Mais je ne résiste pas au plaisir de donner mon petit point de vue.

 

Tu te demandes peut-être (ou peut-être pas, mais tant pis, tu le sauras quand même), qui sont ces deux personnes, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Et pourquoi deux auteurs pour un seul roman ? Sache que Mary Ann est une éditrice, bibliothécaire et libraire américaine né en 1934. En 2007 , elle écrit, à l’initiative de son propre cercle littéraire, « Le cercle etc etc ... » qui sera son seul roman. En effet, sa santé défaillante l’a poussée a faire appel à sa nièce Annie, auteur de livres pour enfants, pour finaliser le texte avant sa publication finale, publication à laquelle elle n’assistera pas, nous ayant quitté en février 2008. Quelle triste histoire, surtout quand on voit le succès que rencontre cet ouvrage, et à quel point il touche les gens !!

Ce roman épistolaire (sous forme de lettres donc , nous raconte un petit bout de la vie de Juliet, auteur à succès dans le Londres de l'après-guerre, qui par un heureux hasard découvre l’ile de Guernesey, et notamment un certain « cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey » (Rien que ca). Petit à petit, au travers de ces échanges épistolaires, elle va en apprendre plus sur les personnes qui constituent ce cercle, et sur son centre nerveux,l'omniprésente Elizabeth, ainsi que sur la vie de ces insulaires pendant la grande guerre. Jusqu’à ce que, envoutée, elle aille rendre visite à ces mystérieux correspondants et soit elle-même integrée par ce cercle et par cette ile.

Ah cher lecteur, je me dois de te le dire, ce livre m’a littéralement envoutée ! Exaltée ! Transcendée ! Bon déjà, avec un titre pareil, ca ne pouvait qu’activer mon goût naturel pour les trucs étranges, et ca n’a pas raté, mes antennes ont commencé a se trémousser dès sa sortie en poche (Oui, parceque je fais attention à la santé de mon banquier quand même...enfin j'essaye). Et même les vils chacaux qui ont tenté de m’en dissuader en me disant qu’isl avaient abandonné dès le début de la lecture n’ont pas réussi à m’atteindre.

Bon, vu que nous sommes entre nous, je peux bien te le dire à toi, cher lecteur…j’ai quand même eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Car les échanges de lettres c’est sympa… mais de ce fait, tu arrives un peu comme un cheveu sur la soupe, les lettres parlent de lieux et de situations que tu ne connais pas encore, parfois même un des protagonistes à le culot de répondre par téléphone (ce qui n’est pas transcrit), et nous voilà tout perdu sur la lettre suivante à essayer de deviner ce qui a bien pu être dit. Et je dois avouer que, même à la fin de l’ouvrage, il y a encore quelques personnages que je n'arrivais toujours pas à visualiser.

Mais même si cela peut être un peu énervant, très vite en fait ... on s’en fiche!! Car on est littéralement embarqué dans l’histoire ! Ce mode d’écriture permet de rendre les faits très vivants, sans perdre de temps en descriptions fastidieuses et autres fioritures. Juliet est un personnage adorable, plein de vie et de bonne humeur, délicieuse d’humour mordant et d’observation on ne peut plus justes. Et les autres personnages ne sont pas en reste, que ce soit ses proches tout autant que les mystérieux habitants de Guernesey. Ce livre célèbre les plaisirs simples, le plaisir de recevoir une lettre, de partager une lecture, qui nous a plu, de prendre le temps de contempler ce qui nous entoure, de profiter de l'instant présent....la vie quoi !

La première idée qui m'est venue à l'esprit ? Cette façon dont les personnages parlent de leurs lectures, des auteurs qu’ils ont aimé (ou non)… et bien j’ai eu l'impression de me balader sur les blogs de mes compagnons d’aventures livresques et bloguesques. Impression renforcée par la multitude d'expéditeurs des dits courriers. En effet cela ne se limite pas à un échange bilatéral, mais ca part dans tous les sens, les courriers se multiplient et se croisent dans un joyeux fouillis ^^. Et de la même facon donc, cela donne envie de découvrir les auteurs en question. Surtout ce certain Mr Charles Lamb, à l’origine de toute cette histoire. Il ne serait pas impossible que tu reçoive bientôt une chronique à son sujet d’ailleurs. Je vais commencer à farfouiller chez mes libraires préférés.

Ce que je tenais vraiment à te dire, cher lecteur, même au risque de passer pour une indécrottable optimiste écervelée, c’est ce que j’ai ressenti tout au long de la lecture, et qui fait que ce livre est vraiment particulier : une joie et une envie de vivre qui augmentent progressivement au fil de l’ouvrage. En même temps que nos personnages - meurtris par une guerre atroce et longue,qui les as usé, physiquement et moralement, qui les a presque tués pour certains - redécouvrent petit à petit la vie, ses joies, ses plaisirs.. redécouvrent que les relations humaines peuvent être riches, redécouvrent l’amour aussi… et bien on est avec eux, on pleure, on rit , on s'emballe, ... J’ai refermé ce livre avec une envie de hurler « Je le savais, la vie est belle, j’en ai la preuve ! MUAHAHAHA! », tout en préparant mon sac à dos pour filer sur l’ile de Guernesey essayer de m’incruster dans ce cercle littéraire. Car comme dirait mon ami Otis, grâce à ce livre, « je dis merci à la vie, je dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour avec la vie ». Quoiqu'il en soit, il n'est pas improbable que la prochaine lettre que je t’envoie, cher lecteur, vienne de cette petite ile proche de la Normandie …

Tu l'auras compris, je te conseille à 200% de te lancer dans cette lecture, passe au delà des premières pages pas forcément évidentes, au delà du fouillis originel, et va jusqu’au bout pour lire cette magnifique petite tranche de vie.

Et vraiment, quel dommage que Mme Shaffer ne soit plus des nôtres, j’aurais tellement aimé lui dire merci de vive voix pour cette petite perle.

A très bientôt cher lecteur

Sincerly yours (comme on dit là bas)

Guu

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 21:07

 

http://www.elbakin.net/plume/xmedia/fantasy/articles/interviews/livre-vegas-mytho-178.jpg

« 1957. Dans le Greenwich Village branche de la « beat generation », Thomas Hanlon, écrivain et poète alcoolique, rencontre la belle Sofia Stamatis, héritière d'une riche famille de la diaspora grecque. La jeune femme l'entraîne à Las Vegas pour l'inauguration de « l'Olympic Winner », casino dirigé par son père, chef incontesté du clan Stamatis, personnage fascinant qui intrigue autant la mafia que le FBI. Thomas comprend très vite que les Stamatis sont en guerre avec le casino concurrent tenu par une ancienne famille égyptienne. Une guerre qui se poursuit depuis des millénaires... » (4ème de couverture)


LE Christophe Lambert ? Et non, raté !


Avec un nom pareil sur la couverture d’un bouquin de SF, forcément, ca intrigue. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai commencé ma relation littéraire (passionnée) avec Monsieur Lambert, par pure curiosité. Mais qui est ce donc alors, si ce n’est pas l’(in)oubliable interprète de Greystoke ?


Né en 1969, Christophe Lambert (de son vrai nom) se tourne très tôt vers le cinéma et la télévision, pour laquelle il va travailler pendant quelques années, et qui sera d’ailleurs source d’inspiration pour nombre de ses ouvrages. 


C’est à 27 ans qu’il fait ses débuts en littérature avec un roman policier jeunesse, « Sitcom en péril ». L’année suivante, il publie son premier roman de science-fiction, « La nuit des mutants », dont l’intrigue prend place dans un bagne orbital, et qui lui vaut de remporter le prix Ozone.


Auteur prolixe, il produit depuis lors plusieurs romans chaque année, touchant à tous les genres : policier, aventure, fantasy, science fiction… et parfois même tout ca en même temps.


A ce jour, i a déjà écrit plus d’une trentaine de romans jeunesse,  ainsi que 6 romans « adultes » parmi lesquels les excellents « Zoulou Kingdom » et « Le Commando des Immortels ». (Ouvrages que je conseille fortement ! Mais j’en reparlerais un jour…)


Hanlon au pays des Merveilles


« Vegas Mytho » est le dernier né de la si prolixe et fantasque imagination de Mr Lambert. Et je dois avouer que depuis que je l’ai aperçu au hasard d’une librairie, l’envie de le lire me démangeait fortement.

Me voilà donc, grâce à ma fabuleuse bibliothèque de quartier (Merci les impôts locaux), en train de feuilleter cet ouvrage tant désiré. Et me voilà surtout directement embarquée dans un prologue situé dans l'Antiquité, où l’on suit la fuite d’une famille pas tout à fait comme les autres lors du saccage de Rome par les Vandales.


Puis, sans transition, le lecteur se retrouve largué dans l’Amérique des années 50, où l’on voit un pauvre bougre se faire abattre dans le désert de Végas par deux inconnus. Ce pauvre bougre, c’est Thomas Hanlon, notre « héros » (ou plutôt anti-héros en l’occurrence).


Afin d’aider le pauvre lecteur un peu déboussolé, ce brave Thomas va nous raconter comment et pourquoi il s’est retrouvé dans cette situation peu enviable. Et comme dans tout bon polar… c’est encore une histoire de femme. Et pas n’importe quelle femme ! Nous suivons donc Thomas, depuis sa rencontrer avec Sofia jusqu’à son intégration dans la « famille » Stamatis, famille de pouvoir à Las Vegas en guerre ouverte avec ses voisins égyptiens.

 

Et si tout au long de l’histoire un sentiment de « déjà vu » vous titille au sujet de ces personnages, vous réaliserez bien vite pourquoi au milieu du roman, quand ces derniers vont se réveler. L’histoire continue de la sorte jusqu’à ce que la boucle soit bouclée, et que l'on revienne à la scène de début, où Thomas se fait abattre.

 

Mais bonne surprise, l’histoire ne s’arrête pas là, et l’aventure continue de rebondissement en rebondissement jusqu’à une fin un peu...baclée.


Sympathique.. mais sans plus


Soyons honnêtes, je ressors un peu   déçue de cette lecture. Mais il faut bien dire que j’en attendais beaucoup, étant très très fan des précédents romans du mossieur, et j’avais peut être de très (trop) fortes attentes au sujet de ce livre.


Ce roman ne manque pourtant pas d’attraits. Tout d’abord, le sujet de base qui est vraiment sympa et originale, avec un potentiel narratif énorme!!


Attention spoiler !

En effet, imaginer des dieux antiques obligés de s’incarner dans des enveloppes charnels (mais en gardant leurs pouvoirs) pour vivre parmi le communs des mortels, et ce tout au long des siècles… l’idée est excellente, et permet d’aborder de nombreuses thématiques. C.Lambert incite même le lecteur à pousser tout seul l’exercice plus loin, par le biais de « pistes » laissée de ci de là concernant le possible sort de différents dieux antiques.

Ayé fini !


Cela permet également d’insérer dans le cours du récit des petits flashback « historiques » assez jubilatoires, et révélant petit à petit l’histoire et le passé des différents protagonistes.


Le tout est traité de façon très visuelle dans une ambiance de vieux polar US. La date et le lieu de l'intrigue (les années 50 à Vegas) n'ont pas été choisis de facon anodine, et participent à cette atmosphère très particulière. D'autant plus que , fidèle à son habitude, C.Lambert nous envoûte avec son écriture colorée et efficace, si bien que l’on a aucun mal à imaginer les décors et les personnages, et que le lecteur lit ce roman comme on regarderait un film.


Seul petit bémol, ce besoin récurrent d’en appeler à une vulgarité que je ne trouve vraiment pas nécessaire. Je ne suis pourtant pas vraiment « fleur bleue », et la vulgarité peut parfois être utilisée en tant que ressort narratif, mais dans le cas présent je trouve que cela dessert le roman plus qu’autre chose. (Surtout quand ca je dois cacher les phrases en question avec mon pouce  afin d'éviter que mon voisin de RER qui lit par dessus mon épaule ne me prenne pour une perverse finie ^^)


« Vegas myhto » est donc un roman fantastico-policier plutôt rafraichissant et amusant, sorte de medley entre « Las vegas parano » (d’où le titre ??) et « American Gods ». Mais j’en sors avec un petit gout amer, un sentiment de « Ca aurait pu être tellement mieux », surtout de la part d’un tel auteur.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 16:55

http://www.decitre.fr/gi/90/9782266133890FS.gif« Sabine est arrivée trop tard. Quel secret le docteur Renan, son père, voulait-il lui confier avant de mourir? Pour l'heure, Sabine ne reconnaît plus Saint-Guildec, son village natal, un petit port endormi depuis des siècles, où les tragédies se succèdent à présent.


Qui a tué Edmond Postel, le vieux journaliste local, ami de toujours? Et pourquoi ce pauvre diable d'Antoine, un handicapé de l'asile, se serait-il pendu?

Seule la vérité pourrait aider la jeune femme à surmonter ces jours de deuil. Elle décide alors de mener ses propres recherches. Peu à peu, une vérité ancienne et terrible se dévoile. C'était au temps où il se passait quelque chose à Saint-Guildec, quand l'occupant allemand terrorisait la population... » (4ème de couverture)

 

P’tet ben qu’oui… p’tet ben qu’non…

 

Cher(e) et fidèle lecteur (trice), tu commence à connaitre le système, donc pas de surprise, on va tout d’abord découvrir qui est Mister Hérubel, Michel de son petit nom. Originaire du Havre à la fin des années 20, il commence donc bien dans la vie, puisqu’il naît normand! La suite est moins sympa, puisque, adolescent, il fut déporté en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale.

 

De retour en France en 1945, à 18 ans à peine, il entreprend en parallèle des études d’histoire et une carrière de peintre. Mais bon, la peinture ca ne nourrit pas son homme, et il devient donc attaché de presse chez Plon (Je ne peux plus entendre parler de cet éditeur sans penser à « Guerre et paix »…^^)

 

Il commence tout naturellement à écrire des articles, des critiques puis des nouvelles dans différents magazines. Et saute le pas à 29 ans, avec son premier roman. Depuis, il n’arrête pas : histoire de la peinture moyenâgeuse, saga médiévale, biographies (« Agnès Soral », « Gilles de Rais », « Surcouf »), analyse des grandes batailles de la Seconde Guerre Mondiale., et plus récemment, il se tourne à nouveau vers les régions de son enfance par le biais de romans tels que « La Maison Gelder », « La Falaise bleue » ou encore … « Le démon des brumes ».

 

C’est ce mélange explosif de sensibilité normande, d’amour de la mer, de la peinture et de l’histoire, le tout marqué par la "sale guerre" et ses combats que l’on retrouve dans la majorité de son œuvre.. et dans l’ouvrage qui nous intéresse aujourd’hui. (Et voilà, la boucle est bouclée.. quel talent !)

 

Amañ e vez komzet brezhoneg !

 

Devant un résumé aussi alléchant, on ne peut que se lancer avec enthousiasme ce petit roman (250 pages). Et effectivement, dès le début on se retrouve embarqué dans une espèce de polar régionaliste intriguant (façon « Saga de l’été» mais avec la « touche TF1 » en moins… tant mieux pour nous). Sabine,  professeur d’allemand à Rennes, se prépare à aller rendre visite à son père mourant, suite à une requête de ce dernier. Sur le route, elle fait face à un étrange phénomène, qui a lieu à l’heure même où son père décède, dans le petit village de Saint-Guildec.  (Et là, lecteur futé que tu es, grâce à ce nom tu as de suite localisé l’action .. en Bretagne ! Gagné !)

 

Le suspens monte doucement quand, en pleins préparatifs de funérailles/modalités d’héritage, un handicapé mental un peu simplet tente de lui vendre (très cher) une étrange enveloppe contenant soi-disant des informations importantes. Notre héroïne prend ca pour une blague et refuse donc… sans savoir que ce dernier sera retrouvé pendu quelques jours plus tard. Le lecteur est complètement absorbé par l’histoire, il ne respire déjà plus quand le suspens arrive à son paroxysme avec l’assassinat du journaliste local, Edmond Postel.

 

Mais que se passe-t-il ? Mais qu’est ce qui se passe ? Qu’y a t il dans ce village pour qu’ils tombent tous comme des mouches ? Et pourquoi uniquement quand Sabine revient? Aurait-elle une double personnalité psychopathe meurtrière ? (Ah non, là c’est juste moi qui m’emballe).

 

Et, de fait, tout le monde devient louche pour le lecteur suspicieux… c’est qui ce Pascal là, archétype du beau gosse dont on ne sait rien ? Et la bande de petites racailles au café du coin ? Et ce maire un peu bizarre ? Bref… au bout de quelques dizaines de pages à peine, on est déjà complètement parano ^^

 

« Alors c’est bien ? » « Baaaaah… chais po.. »

 

Me voilà devant ma page blanche, bien embêtée pour chroniquer ce bouquin. Car contrairement à d’habitude, où soit j’adore, soit j’accroche pas du tout, et bien là je suis un peu perdue moi-même.. j’ai aimé ou pas ??

 

Une chose est sure, il y a deux points qui frappent immédiatement le lecteur dans ce roman : le rythme très inégal de l’intrigue, et le fait que l’auteur aime (et connait sur le bout des doigts) sa région, et sait le faire partager.

 

Concernant le premier point, il est vrai que j’ai rarement vu un roman à ce point inégal, et c’est cette caractéristique qui me trouble autant. Petite dissection de la trame romanesque pour éclairer mes propos:

  • - L’intrigue démarre tranquillement, mais accélère assez vite, avec un certain nombre d’événements plus ou moins intriguants

  • - Une fois le lecteur bien appâté, le rythme pris, les attentes présentes… et bien tout dégringole, et on se retrouve à suivre, dans un calme intégral, l’histoire d’amour mièvre et clichée de Sabine et Pascal. Et non je ne suis pas méchante, jugez plutôt : (facon voix off des « Feux de l’amour ») Sabine est splendide, et fait tourner les têtes, mais elle ne le sait pas, où plutôt elle refuse de le voir. Pascal est un homme magnifique, beau, drôle, il sait manœuvrer un bateau et en plus il a fait fortune dans une activité artistique au bout du monde, mais il est humble et préfère rester dans on petit village de Bretagne. Ils aiment tous les deux le whisky et les bateaux, chouette alors ! Au début Sabine ne veut pas craquer, mais finalement elle craque en moins de 3 secondes. Et ca tombe bien, eux qui n’ont jamais aimé personne se rendent compte qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Bon.. vous voyez le genre quoi... 

  • - Alors qu’on commence à s’emm… s’ennuyer sévèrement, les tourtereaux décident que, pour fêter leur amour, ils vont enquêter sur la mort du journaliste (Chacun son truc hein) L’intrigue reprend doucement avec un retour sur le personnage d’Edmond Postel, et de sa vie passée à Paris. 

  • - Les dernières 50 pages.. alors là… encore une fois c'est très soudain, c’est révélations sur révélations,  tout se dévoile d’un coup en mettant une bonne grosse claque au lecteur, qui, il faut bien le dire, ne s’y attendait plus.

  • - Et voilà, dernière page, l’histoire se clôt sur toutes ces informations surprenantes à assimiler, la 2CV est morte et le lecteur peut reprendre son souffle.

 

(Courage, c’est bientôt fini ! Je sais, j’écris trop.. mais bon, je propose de faire une pause café avant de continuer, ca vous va ? Allez je vous attends…)

 

L’autre axe majeur de ce roman donc, comme je le disais auparavant,  c’est l’amour que porte l’auteur à sa (ses) région(s). Que ce soit la Bretagne ou la Normandie, qui sont toutes deux évoquées, le lecteur a l’impression de se balader à côté de l’auteur, qui prend plaisir à lui faire découvrir les lieux, à s’en imprégner et finalement, à s’y sentir presque comme chez soi. Et là ou Michel Hérubel excelle, c’est que ces descriptions de paysages possèdent 3 niveaux de compréhension, adaptables en fonction du lecteur. A savoir :

  • 1 . Le lecteur ne connait rien de la Bretagne. Il sait vaguement que ca se trouve « à gauche »
  • 2. Le lecteur sait que la Bretagne est un lieu où il y a la mer, la pluie, des bateaux, des vaches et une langue bizarre.
  • 3. Le lecteur a un chapeau rond, mange du kouign amann tous les matins et sait que non, il ne pleut pas tout le temps en Bretagne.

 

 

Et bien chacun va pouvoir, avec son niveau de compréhension et avec toutes les informations fournies, prendre plaisir à la description des paysages, aux lieux évoqués, aux couleurs et senteurs décrites.. Un vrai talent de conteur à l'oeuvre !

 

Voici donc venir le moment de la conclusion. Et la je suis bien embêtée, car vous l’aurez compris, je suis passée par tous les états avec ce livre : enthousiasme, ennui profond proche de l’abandon, palpitations cardiaques etc etc . Allez, soyons honnête : la phase « lente », en milieu d’histoire, représente au final un nombre de pages assez réduit, et cela mis à part, on se retrouve face à un petit polar léger et sympathique, qui mêle habilement l’histoire et l’esprit de nos régions avec des secrets de famille bien gardés et une Histoire parfois lourde de conséquences.

 

Et au passage, j'en profite pour dire un grand merci à Neeko, pour m’avoir fait découvrir cet ouvrage… parmi tant d’autres 

 

PS : Par contre j’ai du rater un truc, mais je le cherche toujours le « Démon des brumes »….

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 18:13

http://www.decitre.fr/gi/94/9782012020894FS.gif« La nuit dernière, tout mon univers s'est écroulé. Et j'ai dû mettre les voiles. Disparaître. Incy est allé trop loin. Lui, mon meilleur ami, celui avec qui j'ai fait les quatre cent coups. D'habitude, je ne donne pas dans le sentiment. Mais cette fois c'est différent. Il n'avait pas le droit d'agresser ce type sans raison. Et surtout, jamais il n'aurait dû voir cette marque dans mon cou, que je cache depuis des siècles. Parce que j'ai oublié de vous dire: J'ai 459 ans. Voilà comment je me retrouve à River's Edge. Vous m'imaginez, moi, dans un centre de redressement pour immortels qui veulent filer droit? Passer mes journées à avoir des pensées positives et une alimentation équilibrée... très peu pour moi. Pourtant je dois rester. Je le sens. Ce type, Reyn, je l'ai déjà croisé quelque part, j'en suis sûre. Mais où? Et quand ? » (4ème de couverture)

 

La Nouvelle Orléans , berceau des écrivains fantastiques.

 

 Cate Tiernan (de son vrai nom Gabrielle Charbonnet) est née en1961 à  La Nouvelle-Orléans.(Décidément cette ville nous aura fourni en écrivains avides de mythes et légendes) Après des études en langue et littérature russe, elle décroche un emploi à New York chez l'éditeur  Random House. C'est dans cet univers particulier que Cate décide a son tour d'écrire des livres pour enfants, dont elle publie le premier en 1990.


Après avoir publié de nombreuses nouvelles (environ 25) sous différents noms, et même travaillé pour Disney , elle décide de retourner vivre à la Nouvelle Orléans. C'est là que naitra sa première série sous le nom de Cate Tiernan, la série  « Sweep », qui totalise 15 volumes entre 2001 et 2003. A noter que cette série, publiée en France en 2006 sous le nom de « Magie blanche », mais interrompue en cours d'édition, est à nouveau éditée cette année sous le nom de « Wicca ».


Viendra ensuite en 2005 « Balefire » (à priori non publié en français), en 4 volumes.


En 2010, sa nouvelle saga « Immortels » (« Immortal Beloved ») est, selon ses dires, un mélange de ce qu'elle a préféré dans ses séries « Sweep » et « Balefire »


L'ensemble de son œuvre traite de la magie dans notre monde actuel, ainsi que de la religion wiccane, et reste surtout adressé à un public de jeunes adultes. (Mais bon, les moins jeunes adultes ont le droit d'apprécier aussi, non mais oh!)

Here we are, born to be kings. We're the princes of the universe. (Tous en chœur!)


Pas de surprise dans cet ouvrage, dès le début les faits sont énoncés clairement (dès le résumé même) : Nastasya, alias Nasty, est une immortelle d'environ 4 siècles, ainsi que ses amis Incy, Boz et Katy. Pourquoi, comment, elle ne le sait pas trop, mais c'est un fait , les immortels sont parmi nous.

 

On apprend donc pêle-mêle qu'ils se désignent eux-mêmes Aefrelyffen(A prononcer... euh.. comme vous le pouvez), qu'ils savent jouer un peu avec la magie, et que pour les tuer il faut les décapiter, mais ne pas laisser la tête trop près du corps, sinon ca repousse. Par contre pas de combats à morts entre immortels et autre « quickening » (Hein  Duncan !) , les Aefrelyffen étant apparemment plus enclins a vivre leur petite (et longue) vie tranquille.


Nous faisons connaissance avec notre héroïne alors qu'elle mène une vie de débauche, entre soirées interminables, cuites mémorables et amours passagères. Seules constantes dans sa vie, la présence de son meilleur ami Incy, et ce mal-être dont elle ne semble pas réussir a se débarrasser. Le meurtre pérpetré par Incy sur un malheureux chauffeur de taxi, à l'aide de la magie qui plus est, va faire craquer Nasty qui décide de fuir cette vie qui l'étouffe. Elle va trouver refuge chez River, immortelle elle aussi, qui accueille dans son petit refuge au milieu du Massachusetts les immortels un peu (beaucoup) paumés.


Tout semble si paisible et tranquille à River's Edge, et Nasty ne s'y sent pas à sa place. Certains autres résidents, comme Reyn ou Nell, vont également le lui faire sentir, chacun pour des raisons différentes.. Mais la gentillesse et la persévérance de River l'aideront à tenir le coup, et surtout à se découvrir peu à peu.


Car Nasty n'est pas n'importe qui : elle renferme un pouvoir précieux, mais pour pouvoir le révéler et s'en servir, elle va devoir apprendre à se connaître, à s'aimer et surtout, à assumer son passé,ce qui n'est pas chose facile quand on le fuit depuis plus de quatre siècles.

 

Ce long cheminement vers l'acceptation de soi va s'accompagner d'une autre révélation: et si Incy n'était pas ce qu'elle croyait... (Musique pleine de suspens)

L'homme est mortel par ses craintes, immortel par ses désirs. (Pythagore)

 

Bon, il faut bien l'avouer.. j'ai adoré cet ouvrage. Je suis très partiale, sur ce coup là, car j'ai toujours adoré les histoires de ce genre. Donc forcément, on était bien partis pour s'entendre tous les deux. Mais là, je l'ai littéralement dévoré dans la nuit qui a suivi son arrivée dans ma petit boite aux lettres !


Tout d'abord, l'histoire est sympathique, simple mais efficace. La problématique est exprimée clairement dès le début, on ne perd pas de temps à découvrir ce que sont les immortels, pourquoi, comment etc.. Nasty elle-même nous explique tout de suite ce qu'il en est.. D'ailleurs, cette façon qu'à l'héroïne de s'adresser parfois au lecteur sur le ton de la conversation franche et directe génère une réelle interaction, et on a l'impression d'être assis à côté d'elle.


Par ailleurs, le vrai sujet de fond n'est pas tant cette notion d'immortalité que l'histoire d'une personne paumée qui va réussir à redresser la barre et à s'accepter telle qu'elle est en apprenant à s'ouvrir aux autres. Bien évidemment, notre héroïne rebelle ne devient pas une princesse du jour au lendemain, la maturation se fait non sans douleur, et passe par des apprentissages délicats et des renoncements difficiles. Comme dans la vraie vie quoi ! Et comme on en est tous un jour passé par là, on ne peut que compatir avec la donzelle.


Le tout est soutenu par une écriture fluide et efficace, qui apporte un vrai plaisir de lecture.. Pas de descriptions trop lourdes (Pas besoin de savoir que le volet du 4eme étage ouest a 2 éraflures dans le coin droit), mais tout de même assez pour donner de la consistance aux décors et aux personnages.


Le choix de l'auteur de dévoiler le passé de son héroïne par un système de flashback présents tout au long du roman est judicieux, d'autant plus que ces retours sont placés de sorte à expliquer tel ou tel comportement de Nasty, et ne dévoilent son histoire que petit à petit. Cela permet par ailleurs de rompre un peu le rythme de sa vie à la ferme, pas toujours trépidante, et donc de garder le lecteur en haleine.


Des points négatifs? Hmm.. laissez moi réfléchir... hmm. ah oui !!! Maintenant il faut attendre le volume 2 pendant 8 mois maintenant  !!!


Je dirais tout de même que j'ai été un peu déçue par un sentiment de.. facilité au niveau de l'intrigue. Pas de réelles surprises ni de renversement de situation inattendu, on imagine à l'avance ce qui lui arrive à la petite Nasty... Mais bon, j'attends de voir les prochains volumes, car qui sait, l'auteur peut encore nous surprendre !

 

 


 

Je tiens à dire un énoooorme MERCI ! aux éditions Hachette et à l'équipe du site Livr@ddict qui m'ont permis de faire cette jolie découverte dans le cadre d'un partenariat.

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 14:38

http://img.livraddict.com/covers/34/34496/couv40520463.jpgJapon, ère Meiji. Un professeur d’anglais renfermé, le Pr Kushami (que l'on peut traduire par "Professeur Eternuement") recueille chez lui un jeune chat abandonné. De là, observateur silencieux et plein d’esprit, le félin va partager avec nous ses pensées et remarques sur la vie en générale, et sur le petit monde qui l’entoure chez ce curieux professeur.

 

Léchons des pierres…


Kinnosuke Natsume est né en 1867 dans le quartier d'Ushigome à Edo (aujourd'hui Shinjuku à Tōkyō). Sa naissance précède d'un an le début de l'ère Meiji (1868-1912), ère de modernisation et d’ouverture au monde du Japon.  Ce fait n’est pas anodin car, comme pour beaucoup de ses contemporains, cette période chaotique de transition entre tradition et modernité va grandement influencer sa vie et ses écrits.


A 20 ans, il rencontre Masaoka Shiki qui le pousse à écrire et l'initie à la composition des haïkus. Il prend  alors « Sôseki » comme nom de plume, qui signifie littéralement : « se rincer la bouche avec une pierre » (Ce qui, entre nous, doit faire super mal aux dents...)


Passionné de littérature, diplômé d’anglais, il écrira de nombreux articles sur les poètes anglais, et commencera à enseigner cette langue à l’université de Tôkyô en 1893.


Le gouvernement japonais l'envoie d’ailleurs étudier en Angleterre, d'octobre 1900 à janvier 1903. De cette confrontation avec l'Occident, Sôseki laisse des textes très variés qui relatent son expérience londonienne ; certains sont empreints de rêveries historiques, d'autres particulièrement cocasses. Cette sensibilité anglo-saxonne se ressent d’ailleurs dans l’ensemble de son œuvre.


À son retour paraît son premier livre, "Je suis un chat", (1905). Cette nouvelle devient vite un grand succès, de même que "Botchan" l'année suivante. En 1907, il décide de se consacrer entièrement à l’écriture, et quitte son poste de professeur  en travaillant avec un grand journal de Tōkyō, "Asahi Shimbun", pour lequel il rédige de nombreux ouvrages.


De 1909 à 1910, il écrit la trilogie "Sanshirô", "Sorekara"  et "Mon".


À partir de 45 ans, la santé de Sōseki se dégrade rapidement. Malgré sa maladie, il continue d'écrire romans et nouvelles ; sa souffrance se ressent dans ses écrits, à caractère souvent autobiographique, à l'image de "Choses dont je me souviens".


Il meurt d'un ulcère à l'estomac le 9 décembre 1916, laissant son dernier roman "Meian" inachevé.


Ce que pensent les chats…


Vous l’aurez remarqué, j’ai bien plus détaillé la biographie de l’auteur cette fois-ci que pour les chroniques précédentes. Ce n’est pas seulement parce que Sôseki est un des « grands » de la littérature japonaise et qu’il se doit d’être connu, mais surtout parce que connaître les détails de sa vie permet d’appréhender différemment cet ouvrage, qui se révèle presque biographique par moments.


Nous voici en effet en train de suivre les aventures d’un petit chat errant, sans nom, recueilli par un professeur d’anglais un peu excentrique, entouré d’une troupe de personnages plus étranges les uns que les autres… quand très vite, on s’aperçoit que Sôseki livre ici une véritable caricature de lui–même et de la société dans laquelle il vit. Le professeur Kushami n’est autre qu’un Sôseki grand-guignolesque, avatar permettant à l'auteur d'exprimer ses propres sentiments.


Dans cet ouvrage, placé au même niveau que le chat narrateur, le lecteur devient le spectateur d’une sorte de sitcom, où tous les ingrédients chers à Aaron Spelling sont réunis:

  •  Des lieux récurrents (la maison et le jardin du professeur)
  • Des personnages hauts en couleurs et stéréotypés à l’extrême : Le professeur, bien évidemment, le scientifique, le dandy, l’industriel, le moine zen, le « bas peuple »..
  • Des sujets d’une importance capitale pour les protagonistes, mais dont seul le spectateur semble prendre conscience de l’absurdité...

Avec un style toujours goguenard, notre chat sans nom est le seul être à garder les pattes sur terre et à réfléchir posément et avec bon sens à ce qui se passe devant lui. Il pose un regard sobre et calme sur cette société perdue entre modernisme et traditions, mais jamais négatif ni hautain, même quand le comportement humain le surprend au plus haut point (La scène des bains publics est à mourir de rire).


Sôseki se sert de ce regard félin pour désacraliser tout ce qui semble avoir de l’importance aux yeux  de la société moderne : argent, science, statut social, sensualité… Tout cela en prend (méchamment) pour son grade, comme si ce chat incarnait l’esprit de l’ancien Japon, jaugeant cette société consumériste et superficielle.


La description de cette galerie de personnages colorée et disparate est servie par un style d’écriture tout aussi polymorphe, où tous les niveaux de langage se mélangent dans un joyeux fouillis, du pseudo-jargon scientifique à l’argot de la rue, en passant par le langage mystérieux des pseudos moines zen.


Tout cela donne au lecteur l’impression d’être  devant un véritable show de « Livre-réalité » (Ba oui, « Télé » n’a pas vraiment son sens ici). Comme quoi « Loft Story » n’a rien inventé, et avec Sôseki, au moins, ca fait réfléchir…(Mais il faut avoir un cerveau et savoir s’en servir.. je sais, c’est assez contraignant…)


Ore wa ningen..


Vous l’aurez compris, "Je suis un chat" n’est pas simplement le récit d’un petit matou en goguette, chaque acte, même le plus simple (que ce soit la chasse aux souris ou une querelle de voisinage), devient l’occasion d’envolées philosophiques, de questions existentielles et d’observations mordantes sur la nature humaine.

Et, soyons honnêtes, ces éternelles digressions sont parfois… lassantes. Trop longues, trop alambiquées, on ne voit pas où elles souhaitent aboutir, et l’envie de sauter quelques lignes, voir de poser le livre se fait parfois pressante.


Par ailleurs, bien que ce ne soit pas mon cas ici, j’imagine aisément que les nombreuses références propres à la culture japonaise (voir à la culture japonaise de l’ère Edo uniquement) puissent être un peu dures à digérer pour un lecteur novice en ce domaine.

 

Il ne faut donc pas oublier qu’à l’origine, « Je suis un chat » était un feuilleton littéraire, publié sous forme de chapitre, chacun représentant un épisode ou une journée dans la vie du professeur. Qui, dans sa globalité, forme un ouvrage où l’on parle un peu de tout et n’importe quoi, que ce soit de mariage, d’études scientifiques sur la pendaison, de chasse aux cigales, de maux de ventres, de pratiques zen…  Il est donc nécessaire, je pense, de le lire tel qu’il devait l’être à l’origine, presque comme un recueil de nouvelles différentes, un chapitre à la fois, entrecoupé de temps de réflexions et d’autres lectures, afin de pleinement l’apprécier.

 

Bilan des comptes…. Et bien de mon humble point de vue, « Je suis un chat » n’usurpe pas son titre de chef d’œuvre classique. D’apparence simple et satirique, faisant sourire à plusieurs reprises, le chemin initiatique de notre ami à 4 pattes soulève bien des questions et met en lumière nos propres vies, avec leurs joies, leurs tristesses et leurs interrogations. Le livre se termine sur la découverte par notre ami le chat  de la véritable paix de l’esprit,  laissant un lecteur un peu interdit, ne sachant plus s’il doit rire ou pleurer.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:23

30638437 6972684« La gourmandise est toujours sans gravité, c'est ce qui fait tout son charme. La gourmandise est comme un tableau où l'on utiliserait pas le noir, seulement des couleurs claires, des jaunes de Tiepolo, des bleus et des blancs de Boucher, des verts frondaison de Fragonard; la gourmandise à table, c'est la gaieté au théâtre ou la galanterie en amour (trois G), sans gravité, mais allant tout de même, en s'échelonnant, de la grossièreté jusqu'au raffinement le plus exquis. » (4ème de couverture)

 

Gloire aux muffins ?

 

Grégoire Polet n’est pas un chef étoilé, ni un expert en donuts (Contrairement à ce que la couverture laisse supposer) . Au contraire, ce docteur ès lettres né en 1978 à Bruxelles, spécialiste de la littérature espagnole, affiche pour son (relativement) jeune âge un palmarès littéraire qui en ferait blêmir certains : il publie son premier roman à 26 ans ("Madrid ne dort pas"), et reçoit le prix Jean Muno.  S’ensuivent plusieurs romans, qui rencontrent autant de succès auprès du public que de la critique, et raflent de nombreux prix : "Excusez les fautes du copiste" (2006), "Leurs vies éclatantes" (2007) ou encore "Chucho" (2009).

 

A croire que cet essai sur ce soit-disant vilain défaut est un petit extra que Mr Polet s’offre… par gourmandise (Hu hu hu quelle comique je fais)

 

La gourmandise, l'art des esthètes de la vie

 

Curieuse idée que faire l'éloge de la gourmandise. En effet, pour le commun, la gourmandise n'est pas spécialement quelquechoseà glorifier, bien au contraire. Et, grande gourmande devant l'Eternel que je suis, je ne pouvais pas ne pas jeter un coup d'oeil à cet ouvrage qui, potentiellement, pouvait m'aider à justifier l'existence des étoiles dans mes yeux devant chaque pâtisserie qui me faisait de l'oeil.

 

Et bien, point de ribambelles de croissants et autres délicatesses ici,  Grégoire Polet assimile la gourmandise physique à une gourmandise beaucoup plus intellectuelle et éthérée. Mais commencons par le commencement, comme le fait l'auteur... qu'est ce que la gourmandise? La gourmandise serait le dernier niveau d'élevation de notre estomac, après la faim pure, et l'appétit, qui chacun ont leur rôle propre. Elle serait même l'incarnation de la victoire de  notre cerveau  sur les fonctions bassement vitales de notre système digestif. (Rien que ca...)

 

Mais la gourmandise n'est pas que ca... c'est,comme s'emploie à le montrer l'auteur, une explosion des sens, à la fois art et fiction, poésie et peinture, célébration et géopolitique, souvenirs et rêveries, illusion et réalité... et enfin (last but not least) la gourmandise est amour, l'amour dans sa plus pure et sa plus simple expression.  Hé oui....on ne regarde plus sa  Pêche Melba de la même facon tout d'un coup !

 

Mine de rien, ce qui ne nous semblait n'être qu'un fichu défaut s'amusant à ruiner notre régime et nos bonnes résolutions en nous faisant craquer devant de bons petits plats, cette damnée gourmandise se révèle être, sous la plume de  Grégoire Polet, le vecteur d'une autre réalité, d'une véritable découverte de la vie et de ses plaisirs, dans un hédonisme et un abandon  qui ne peuvent que rendre jaloux les grincheux qui la méprise.

 

Ultime accomplissement du gourmand, réussir à dompter l'ennemi de toujours, la terrible faim, pour qu'elle aussi ne soit plus qu'une simple composante de cette gourmandise de la vie.

 

Un texte parfois un peu indigeste

 

Vous l'aurez peut-être compris,on parle assez peu ici de la nourriture en tant que tel , grande absente qui n'est évoquée qu'en tant que support d'un souvenir, ou simple ingrédient d'une oeuvre plus globale.

 

Cette essai se présente sous forme de petits textes, chacun avec un sujet qui lui est propre, où l'auteur fait tantôt l'apologie des la gourmandise, tantôt celle du gourmand, et (très) souvent celle des artistes, peintres ou poètes, auxquels il fait régulierement appel pour illustrer ses propos. D'ailleurs, cet éloge se rapproche parfois d'un receuil de poèmes, avec ses nombreuses envolées lyriques.

 

Il faut d'ailleurs le dire, ces multiples reférences donnent au début envie d'aller chercher l'oeuvre en question (notemment les peintures), pour bien illustrer ses propos. Et si les choix sont astucieux éloquents, malheuresement cette abondance de réferences fatiguent un peu (beaucoup) sur la fin, surtout pour un ouvrage ausi court.

 

Le sujet de fond, vous l'aurez compris, est donc intriguant, et traité d'une facon à laquelle on ne s'attend pas vraiment en commencant l'ouvrage De nombreuses facettes de la gourmandises sont abordés, et ceux d'entre vous qui savent ce que c'est de saliver à la vue du Saint Honoré tout frais que votre grand-mère vient de poser sur la table se reconnaitront aisément dans cet ouvrage.

 

La forme par contre.... un format aussi court (Moins de 100 pages) laissait supposer une lecture rapide et agréable. Cependant, si le côté parfois poétique peut surprendre et être agréable, les délires alambiqués de l'auteur plombent la lecture et en gâchent le plaisir, comme un plat trop indigeste.

 

En bref… nous voici devant un éloge très court et un peu lourd, mais rempli de réalités gourmandes auxquelles on ne pense pas forcément mais que l'on ressent souvent, toutes empruntes de poésie. Ce n'est donc pas un titre indispensable, mais tous les gourmandes du monde se devraient de le lire un jour... et surtout les non-gourmands, qui risquent forts de se voir convertir à cette si douce gourmandise.

 

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Published by Guu - dans ... Lu
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 14:40

http://img.livraddict.com/covers/31/31149/couv57061665.jpg10 règles essentielles pour survivre à une attaque zombie:

1. Organisez-vous avant leur arrivée.
2. Ils ignorent la peur. Faites de même.
3. Coupez-leur la tête. Utilisez la vôtre.
4. Les machettes n'ont pas besoin de munitions.
5. Cheveux courts, vêtements serrés = protection optimale.
6. Grimpez à l'étage. Démolissez l'escalier.
7. Abandonnez votre voiture. Prenez un vélo.
8. Remuez-vous. Soyez discret. Taisez-vous. Restez sur vos gardes.
9. Aucun endroit n'est totalement sûr. Juste moins dangereux.
10. Même si les zombies sont partis, la menace subsiste.

Ne prenez pas à la légère votre bien le plus précieux: votre vie. Ce livre contient toutes les clés pour survivre aux hordes de morts-vivants qui s'approchent de vous en ce moment même à votre insu. Proposant des exemples précis et des astuces reconnues par des experts de renommée internationale, le "Guide de survie en territoire zombie" vous donne la conduite à tenir en toute circonstance pour vous tirer d'affaire, vous et vos proches. Ce livre peut vous sauver la vie. (4ème de couverture)

 

Braaaaiiiiiinnnnsssss……

 

Bon.. vous l’aurez compris, en règle générale j’aime bien présenter l’auteur. Mais là, vous ayant déjà présenté Max Brooks lors de l’article sur "World War Z", me voilà face à un choix cornélien : soit je vous dit de vous débrouiller et d’aller lire sur l’autre article (Pas très "client oriented"), soit je recommence (Mais bon, ce n’est pas très productif de faire 2 fois le même travail.) Allez, je coupe la poire en deux ! Je vous fait un copié collé  Anciens lecteurs, vous pouvez donc sauter les quelques lignes qui suivent.

 

Le nom de  Max Brooks ne vous est sans doute pas inconnu. Oui, en effet, c'est le fils du réalisateur Mel Brooks. Max Brooks est donc un écrivain et scénariste américain né le 22 mai 1972 à New York., petit comique dans l’âme (dans les gènes ??) puisqu’il était notamment membre de l'équipe créative du « Saturday Nigth Live », un poids lourd de l'humour et du divertissement outre Atlantique. Emission que je vous encourage d‘ailleurs à regarder si vous pratiquez la langue de Shakespeare (ou bien optez pour la version sous-titrée sur la chaine Comedie !)

 

Zombie rules !

 

Constat de départ de ce détournement pince sans rire des divers guides de survie disponibles sur le marché : les zombies existent, ils sont bien vivants (Si j’ose dire ^^) , et ils peuvent à tout moment décider d’envahir votre charmante petite bourgade. Dès lors, il vaut mieux être préparé, au risque d’aller grossir leurs rangs ou de finir en ragoût (Au choix).

 

Max Brooks nous offre donc ce format très original de « Guide de survie », qui aurait pu s’appeler « Les Zombies pour les Nuls ». Comme dans un véritable guide, tous les sujets essentiels sont abordés dans les moindres détails, de la façon la plus pragmatique et la plus efficace possible.

 

Les différentes catégories abordées font que vous pouvez très rapidement retrouver l’information qui vous intéresse : est-ce les armes à utiliser, ou le meilleur endroit pour se cacher ? La façon la plus efficace d’éliminer un zombie ou le véhicule le plus approprié ? La liste de courses à emmener pour une fuite en famille ou une reconnaissance en solitaire ?


Vous apprendrez comment réagir en fonction du degré de l’attaque que vous subissez, comment percer à travers les mensonges politiques et médiatiques, comment vous préparer à toutes les situations possibles en fonction de votre lieu de résidence et de vos moyens… En bref… tout, tout, tout vous saurez tout sur le zombie, le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur, le mou qui a un grand cou…. (Sur l’air de cette chanson si… fleurie de Pierre Perret)

 

Comme tout guide qui se respecte, ce dernier commence par expliciter le sujet qui nous intéresse, et notamment ses origines. On apprend donc enfin d’où vient le zombie, et ce dernier n’est rien d’autre que le résultat d’un vilain virus, le solanum (qui fait un peu penser à la douve) . Tout reste très neutre dans les descriptions, et ce ton doctoral peut prêter à sourire par moment, notamment lorsque l’auteur, pro jusqu’au bout des doigts, vous explique les différents avantages d’armes peu orthodoxes. (Pour ma part, je pense que la poêle à frire sauvera l’humanité.)

 

Le tout est ponctué de charmants petits dessins, afin de bien illustrer la notion de pelle ou de maison pour ceux qui ne connaitrait pas. Bon ok je suis mauvaise langue, les petits dessins ont été bien utiles à l’ignorante que je suis pour différencier les nombreuses armes citées.

 

Agréable surprise, afin d’illustrer ces recommandations le guide nous offre à la fin de l’ouvrage un recueil de faits "historiques", depuis la découverte de restes préhistoriques aux cas les plus récents, nous montrant à quel point une bonne organisation peut changer la donne.


Enfin, pour pousser le réalisme jusqu’au bout, quelques pages « modèles » sont laissées à la discrétion du lecteur, avec une page pré-remplie, afin de permettre à chacun de planifier au mieux son apocalypse personnelle.

 

Parodie marrante ou véritable livre d'épouvante?

 

Le « Guide de survie en territoire zombie »  est LE guide indispensable pour être efficacement préparé à cette terrible menace. Car on nous ment, bien évidemment ! Les zombies existent et sont autour de nous ! Vous n’avez jamais trouvé certaines nouvelles dans les médias un peu curieuses ? Des agressions au caractère un peu étrange ? La preuve que ce guide est efficace, c’est que plusieurs des survivants interviewés dans « World War Z » ont pu être sauvés grâce à lui. Et pour ceux qui continuent à ne pas croire aux zombies malgré toutes ces évidences, ce guide peut également vous aider à vous préparer à une attaque de tomates tueuses. (Enfin je pense)

 

Bien… il est l’heure de parler sérieusement. (Ouhlà) La forme est effectivement sympatique, le fond est complet et bien renseigné, le ton peut parfois prêter à sourire. Mais gardez vous d’essayer de lire ce livre d’une traite, comme vous avez pu dévorer "World War Z".

 

Mais pourquoi me direz vous ? (Mais parce que, vous dirais-je). Simple question de logique… avez-vous déjà réussi à lire d’une traite "L’Histoire de la Suisse pour les Nuls" , "Les abdos fessiers des paresseuses" ou "Comment survivre en Patagonie avec 3 chewing-gums et 1 briquet ?"  (Ecrit par McGuyver himself ) Non, tout simplement parce que ces ouvrages sont à but instructif, et les informations qu’ils contiennent doivent donc, comme à l’école, être assimilées progressivement, voir même au fur et à mesure de la pratique. (J’avoue, dans le cas présent la mise en pratique risque d’être un peu délicate.)

 

Et donc ce guide, construit comme tous les autres, s’avère  être un peu lourd à digérer d’une traite. Je ne cache pas avoir lu certains passages en diagonale (notamment les différentes armes à feu, étant naturellement peu intéressée par le sujet, et puis je suis convaincue que rien ne vaut une bonne barre à mine), ce qui est dommage car j’ai certainement du manquer quelques uns des bons mots de l’auteur qui sont disséminés de ci de là.

 

L’ouverture et la conclusion par contre, je les ai dévorées (Braiiiins !) Tout simplement parcequ’on revient dans le style un peu romanesque que j’ai adoré dans "World War Z", avec plus d’informations sur le sujet, sur ses origines et les cas déjà rencontrés. Et où on apprend au passage que l’Empire Romain a gagné haut la main la palme de « Nettoyeurs de zombies les plus efficaces »

 

Un ouvrage parfait, donc,  pour les lecteurs de petit coin et ceux qui ont de courts/moyens trajets en transports en  commun, permettant d’apprécier à sa juste valeur ce fameux guide.

 

Le plus savoureux reste de le lire à un moment où, en parallèle, vous regardez  « The Walking Dead », jouez  a  « Left 4 Dead » ou tout autre média abordant le sujet des zombies. Vous pourrez alors constater par vous-même que les conseils du livre sont ceux qui permettent aux héros de s'en sortir le mieux ! (Ou au moins de vivre le plus longtemps possible)


Sur ce je vous laisse, je dois aller préparer mon sac à dos de survie… après tout… on ne sait jamais… Et n’oubliez pas…. Visez la tête !


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