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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 09:00

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv94608.jpg« Quinze ans se sont écoulés depuis la défaite de l'Empereur Noir. Pour la première fois, Enkidiev connaît la paix. Les Chevaliers d'Emeraude ayant survécu aux combats doivent oublier leur passé douloureux et donner un autre sens à leur vie. Trouver leur voie, fonder une famille, chercher l'âme sœur. Redécouvrir à tout prix la sérénité. Pourtant, une ombre plane sur la confrérie : le roi Onyx est en danger. Le venin de sa blessure de guerre le tue à petit feu. Même s'il s'accroche désespérément à la vie, il lui reste peu de temps... N'écoutant que leur courage et leur sens du devoir, les Chevaliers se réunissent à nouveau. Mais parviendront-ils à sauver leur souverain ? » (4ème de couverture)

 

Les Chevaliers qui disent Ni ?

 

Ce nom vous dit forcément quelque chose. Si, si .. Vous l’avez entendu, un jour, quelque part. Pourquoi ? Parce qu’Anne Robillard est l’auteur de fantasy francophone la plus lue, entre autre parce qu’elle est la maman de la célèbre saga des « Chevaliers d’Emeraude ».

 

Née  en 1955 en cette belle province de Québec, fille d’une professeur de ballet et d’un comédien, Anne est ce qu’on pourrait appeler une enfant de la balle.

 

Comme beaucoup, elle découvre Tolkien à l’adolescente et restera à jamais marquée par ce côté fantastique, qui sera présent dans tous ses écrits.


En 2002 est publié le premier tome des « Chevaliers d’Emeraude », qui rencontrera un très grand succès et sera rapidement suivi de onze autres volumes. Pour l’histoire, Anne Robillard a expliqué avoir eu l’inspiration pour cette saga … en rêvant. Elle y aurait rencontré son personnage principal, qui lui aurait alors narré les grandes lignes de ces aventures. Il ne lui restait plus qu’à broder autour ! (Ce n’est pas avec mes rêves que je risque d’écrire grand-chose…)


Auteur prolixe, elle a publié de nombreuses sagas, dont certaines sont toujours en cours, parmi lesquelles « A.N.G.E » (9 volumes), « Les ailes d’Alexanne » ou encore la suite des « Chevaliers d’Emeraude », « Les Héritiers d’Enkidiev » (3 volumes pour l’instant)


Il était une fois, au pays d’Enkidiev

 

"Les Chevaliers d’Emeraude", cela faisait longtemps que je souhaitais les lire. Mais allez savoir pourquoi, ça ne s’est jamais fait. Ce ne sont pas les occasions qui manquaient pourtant, mais le Roi des Démons a du décider de m’ennuyer à ce niveau-là. Donc quand ce partenariat avec les éditions Michel Lafon, via Livr@ddict, s’est présenté, j’ai sauté sur l’occasion de découvrir cet univers. Même si c’était « la suite », cela restait une « nouvelle » saga , donc ça valait le coup de tenter non ?

 

Par contre… difficile de résumer un tel ouvrage. Plus qu’une histoire, il s’agit d’une succession de tranches de vies des différents (et nombreux) protagonistes de la saga précédente : Ce qu’ils ont fait après la guerre, mariage, études, métier, famille… Pour info, ils se sont à peu près tous mariés avec quelqu’un issu d’une race différente histoire de donner le jour à pleins de bébés métis aux super-pouvoirs. (United Colors of Enkidiev ^^)

 

Un volume de transition : beaucoup de potentiel mais pas très passionnant en soi

 

Une chose qu’il faut reconnaitre à Anne Robillard, c’est qu’elle a un style d’écriture très agréable à lire. Très fluide, imagé, jamais pesant, cela permet de naviguer tranquillement à travers ce roman.

 

Et heureusement d’ailleurs, car le lecteur se retrouve embarqué d’office dans un résumé des 12 volumes précédents (4000 pages environ) en 12 pages. Ce qui est appréciable pour une « non initiée », mais donne un résumé style « Episode 5651 de Dallas » un peu cheap.

 

S’ensuivent 3-4 pages de « potins du monde », où l’auteur nous offre une énumération de dizaines de noms de personnages, et leur destination après la fin de la guerre. Pas très passionnant, et très lourd à lire.

 

La construction du roman est intéressante, chaque chapitre débutant de la même façon : on reprend au moment de la fin de la guerre, et l’on suit le cheminement d’un ou plusieurs personnages sur les années suivantes. Plus on avance dans le roman, plus l’histoire des personnages se croisent. Et surtout, si l’ « ancienne génération » est la plus présente au début de l’ouvrage, ce sont leurs enfants/adolescents qui sont sur le devant de la scène à la fin du roman.

 

L’auteur a également pensé aux nouveaux lecteurs, en faisant régulièrement des références au passé afin que l’on ne soit pas perdu, et c’est très appréciable.

 

Ce premier tome des « Héritiers d’Enkidiev » est clairement un roman de transition. Plus album de famille que réel roman d’aventure, il met en place les personnages et la trame de fond de l’aventure à venir, que l’on voit clairement pointer sur les tous derniers chapitres. Le manque d’action se fait néanmoins clairement sentir.

 

Seul petit bémol pour ma part, certains noms ou situations qui donne un côté très enfantin à l’intrigue, surtout en ce qui concerne les références à la saga des « Chevaliers d’Emeraude ». Surprenant car par d’autres aspects l’auteur fait preuve d’une réel talent pour imagine un intrigue complexe et mature.

 

Me voilà donc mi-figue mi-raisin quand à cet ouvrage, curieuse de la suite mais légèrement frileuse, craignant de tomber sur un roman plutôt destiné aux jeunes adolescents. Néanmoins Anne Robillard a réussi à susciter une réelle envie de lire le second volume, porteur d’un réel potentiel et où l’action semble (enfin) se lancer!

 

Je remercie chaleuresement les éditions Michel Lafon et Livr@ddict qui m'ont permis, enfin, de découvrir cette auteur !

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:00

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv38546532.jpg« Thomas Lang est un ancien militaire d'élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n'a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu'on lui propose 100 000 dollars pour tuer mr Woolf, un riche homme d'affaires londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l'indécence jusqu'à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention? L'enfer en est pavé.» (4ème de couverture)

 

Dr House I presume ?

 

Est-il vraiment nécessaire de vous présenter Hugh Laurie ? Car, à moins d’avoir vécu en Ouzbekistan ces dernières années (ou peut-être au fin fond de la Sibérie, quoique), comment échapper à l’interprète de Dr House ?  Je vais faire ca court.

 

Le petit James Hugh Calum Laurie nait en 1959 à Oxford.  Et sur son CV, il y a noté « Acteur, Scénariste, Réalisateur, Compositeur, Musicien, Producteur de cinéma, Ecrivain et Chanteur ». Multitâche quoi. Après avoir navigué longtemps dans le paysage audiovisuel anglais, apparaissant dans de nombreuses séries (et clips), son visage devient connu à l’international avec son interprétation de Dr House.

 

Et depuis ça n’arrête pas… on le voit partout: il sort un bouquin, un album de blues… bientôt sa propre marque de baskets ?

 

Hum.. comment dire… malgré la ola médiatique et bien… j’ai pas accroché plus que ca...

 

Bon.. Déjà j’étais mal barrée, tout ceux à qui j’ai parlé de cet ouvrage m’ont dit avoir abandonné au bout des 100 premières pages.

 

Et effectivement, les 150 premières pages de cet ouvrage sont un cauchemar. Vraiment. C’est lourd, embrouillé, les phrases sont indigestes. Et la faute à qui ? La faute au Dr house. Et oui.

 

En effet au début on sourit en voyant le héros célibataire, un peu rugueux, fans de belles motos et de bons mots… il ne lui manque plus que la canne et le claudiquement.  Le souci, c’est que cette première partie de l’ouvrage est littéralement « Docteurhousisée », et pas uniquement le personnage : avec un (pseudo) bon mot à chaque phrase souvent inutile (et pas drôle), cela alourdit considérablement la lecture. Et j’avoue que plus d’une fois j’ai hésité à abandonner, tant la lecture est éprouvante à ce niveau-là.

 

Heureusement, le temps de trajet en RER m’a permis (m’a forcé à ?) d’aller au-delà de cette première partie indigeste. Et là, surprise ! Le rythme s’allège, s’accélère, on se retrouve dans un polar assez étoffé, certes capillo-tracté, mais pas inintéressant

 

Mais tout de même vraiment trop capillo-tracté…En mélangeant terrorisme, lobbys d’armement, délires politiciens, gentils méchants et méchants gentils (et méchants méchants) et notre pauvre héros bringuebalé au milieu de tout ça, ca donne une confiture un peu bizarre, où le lecteur est souvent perdu (et se raccroche à chaque fois in extremis à la branche).

 

Tout ca pour une fin en pseudo-apothéose pas apothéosique du tout (ça se dit ??) et vraiment TRES brouillonne. Au final ? Et bien je pense que j’aurais dû abandonner après les 100 premières pages… A ne réserver qu’aux très très fans du genre polar moderne politico-terroriste. Une grosse déception pour moi qui pensait m’amuser un peu pendant cette lecture…

 


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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 21:23

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv17023381.jpg« Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au coeur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas; et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien la Chine. Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants. » (4ème de couverture)

 

Furoran Shabuetto

 

Difficile de trouver beaucoup d'informations sur le Sire Chavouet ! Né en 1980, il s'est vite destiné à une vie « d'artiste », passant maitrise puis master en arts plastiques en 2004.

 

Avant même d'avoir fini ses études il publie sa première BD en 2002, « Rubicond des genoux », puis dessine son premier carnet de voyage au Japon dans le cadre d'une « petite » ballade de 2300 km à vélo (2004).

 

C'est en 2006 qu'il passera 6 mois à Tokyo à croquer ces morceaux de vie nipponne qui le feront connaître pour son ouvrage « Tokyô Sanpo » qui sortira en 2009 aux Editions Picquier. Et il réeditera l'experience d'un oeil plus campagnard en 2010 avec « Manabe Shiba ».

 

Une bibliographie qui, espérons le, continuera à s'agrandir avec les années, avec toujours la même qualité !

 

Au passage, n'hésitez pas à passer sur son site officiel et sur son blog pour découvrir pleins d'autres croquis, et la saga quasi légendaire des « Sushis » (Oui je fais de la pub et je n'ai même pas honte ! Et toc ! )

 

http://actualitte.com/blog/sophielit/files/2009/08/sanpo.jpg

 

Le moment où je soupçonne Lalou d'avoir des actions chez Kleenex...ou chez Picquier, au choix

 

De façon assez curieuse (et j'en suis la première surprise), je n'avais encore jamais lu ce que je tiens néanmoins pour un classique à lire. Pourtant je connais Florent Chavouet, j'adoooooore les sushis et autres croquis sur son blog, je joue ma fan-girl avec mon badge Manabeshima... mais voilà. Je l'ai feuilleté, de nombreuses fois, mais jamais réussi à l'acheter et le lire tranquillement. Pourquoi? Je ne sais pas trop moi-même. Peut-être qu'une part de moi-même avait peur d'être déçue, peur de voir mes propres souvenirs déformés, ou tournés en ridicule.. qui sait...

 

Heureusement, Florent Chavouet est un mec tellement chouette qu'il a pensé à me rassurer dans son prologue. Bon OK pas moi personnellement (on peut rêver), mais la phrase suivante m'a définitivement convaincu que je pouvais lire cet ouvrage sans crainte :

 

« Le dépaysement, à Tokyo et au Japon en général, tient plutôt dans cet état d'éveil un peu con qui nous fait admirer un panneau de route tout simplement parcequ'il n'est pas comme chez nous [...] »

 

De voir que, a priori, nous étions dans le même état d'esprit ne pouvait que présager du meilleur ! (Et en plus nous y sommes allés à la même époque ! Ahlala les grands esprits se rencontrent) Et c'est parti pour un voyage à l'autre bout du monde.!!

 

http://www.france-japon.net/blog2/wp-content/uploads/2007/07/florent-chavouet-c3-2.jpg

 

Ni bande-dessiné, ni roman, Florent Chavouet nous offre littéralement un carnet de voyage, galerie de dessins pris sur le vif, en dehors des circuits touristiques, tranches de vie quotidiennes et petits quartiers paumés.

 

Je ne sais pas comment quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds au Japon aborde cet ouvrage. Pour ma part cela m'a ramené 7 ans en arrière, et j'y ai retrouvé ce que j'aimais tellement, le caractère curieux mais si aimable des japonais, leurs coutumes parfois surprenantes, ces kobans si étranges, les étiquettes incompréhensibles (j'en ai une certaine collection aussi, ca doit être un TOC d'occidental) , les petits vieux si.. surprenants ! Et ce bordel organisé que sont les rues japonaises avec ces drôles de maisons-labyrinthes.

 

Difficile de trouver les mots tellement j'ai été envoûté par les dessins de F.Chavouet, qui a poussé le vice jusqu'à dessineer sur la couverture le même « interrupteur-poussin » que celui que je possédais, et que j'avais totalement oublié !!

 

Outre le côté « Souvenir » qui m'a submergé, il faut bien dire que la délicatesse des couleurs, ce style un peu de guingois, cette présentation presque album-souvenir.. tout est réuni pour que le lecteur soit plongé dans l'ambiance et prête attention à chaque détail, sans doute même plus que si c'était de simples photos.

 

J'ai fini cet ouvrage les larmes aux yeux, en pleine vague de nostalgie et un sourire betâ aux lèvres, tant cet album fait ressentir ce que j'appellerais le « vrai japon », celui de tous les jours , celui qui nous étonne tant nous pauvres petits occidentaux.

 

En bref....un immense merci, du fond du cœur à Mamzelle Lalou qui a eu la délicate attention de m'offrir cela pour le 1000ème commentaire laissé sur son blog (alors qu'en plus j'avais triché ><). Et un grand merci à Florent Chavouet d'avoir offert aux lecteurs francais, enfin, un ouvrage sur leJapon si délicat et vrai, hors des sentiers touristiques.

 

http://www.bdtheque.com/repupload/G/G_8683_02.JPG

 

PS1: Et en plus Florent est beau. Et ca on ne le découvre que sur les purikura à la fin de l'ouvrage, puisque Monsieur n'est pas très tendre avec ses auto-portraits. (Fan-girl inside)

 

PS2: Et pour l'anecdote... pour ma part, à mon retour du Japon on m'a demandé si ce n'était pas trop dur de vivre dans un pays du tiers-monde. Comment dire... au moins ils sont accueillants?

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 16:24

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv10858704.jpg« A Felicidad, le bonheur est un droit et un devoir. Pourtant le ministre du Bonheur obligatoire est assassiné. Au même moment, les androïdes conçus pour servir les humains se révoltent. Alexis Dekcked est chargé de l’enquête. Un roman d’anticipation, entre polar et science-fiction. Vous ne pourrez pas le lâcher ! » (4ème de couverture)

 

« Felicidad n’est en définitive que le miroir déformant de notre société » J.Molla

 

Mr Molla est né en 1958, en ce beau pays qu’est le Maroc. Très tôt il manifeste un goût certain pour la lecture et l’écriture, qui d’une part le pousseront à écrire dès l’âge de 10 ans , et d’autre part l’embarqueront dans des études de littérature.

 

Ses premières « œuvres » ne seront néanmoins éditées que tardivement, à partir des années 2000, et son premier roman en 2001.  Mais en 10 ans, ce n’est pas moins de 25 de ses écrits qui seront publiés, tous en littérature Jeunesse. Ce qui ne l’empêche pas, en parallèle, de poursuivre son travail de professeur de français dans une zone d’éducation prioritaire.

 

Un roman surprenant dans un univers… effrayant

 

Le monde moderne est partagé entre trois grands Etats-continents : la Grande Europe, la Chinasie et les Etats-Unis d’Australamérique.  Dans ce monde globalisé à l’extrême, la Grande Europe vit sous le joug de son Président à vie, dans une politique de « Bonheur obligatoire pour tous ». Enfin pour tous, c’est vite dit.

 

Seuls les plus nantis on le droit d’être des Citoyens, d’accéder aux dernières technologies, et de posséder ces si pratiques parhumains, clone améliorés et domestiqués des êtres humains, crées pour subvenir à leurs besoins et leurs souhaits. Tout cela au sein de villes fortifiées répondant aux doux noms de Felicidad ou Bliss et quadrillées de vidéo-surveillance.  En dehors, ce sont les enclaves, où règnent misère, violence et pauvreté.. mais peut-être aussi, finalement, une plus grande liberté.

 

C’est dans ce monde particulier que le Ministre du Bonheur Obligatoire est sauvagement assassiné, en plein réveillon. (Damned !) Le Ministère de la Sureté nationale fait alors appel à son plus fin limier, l’inspecteur Alexis Deckced (Joli palindrome), pour enquêter sur ce meurtre que les officiels attribuent aux « Delta 5 ».

 

Les « Delta 5 », ce sont des parhumains aux capacités spéciales, à l’origine destinés à être d’inoffensifs Père Noël polymorphes. Mais qui, suite aux manipulations d’un scientifique idéaliste, seraient désormais libres de tout contrôle humain et bien décidés à conquérir leur indépendance et celle de tous les parhumains.

 

Alexis Deckced se lance donc sur les traces de ces androïdes et de leur créateur, sans se douter que ce qu’il va découvrir au cours de son enquête va singulièrement chambouler son existence, ainsi que celle de cette triste société.

 

Wow !

 

De façon totalement assumée, notre héros évolue dans un univers S-F un peu glauque qui rappelle de façon troublante celui de «Blade runner ». Point de gentils aliens mauves et autres merveilleuses cités de verre dans des mondes improbables, ici le futur se passe sur Terre, une vie glauque, compartimentée, contrôlé, où la technologie ne profite qu’aux nantis qui se cachent dans leurs cités dortoirs.

 

Car au delà du côté S-F, c’est ce côté réaliste qui fait frémir. Car au final, l’auteur ne fait que pousser à l’extrême certains aspects de notre société : progrès médicaux, chirurgicaux et génétiques, société compartimentée, guerres délocalisées, omniprésence de la robotique, pouvoir de plus en plus concentré entre les mains de quelques riches individus, mondialisation galopante… Le monde de Jean Molla n’est qu’une des futurs possibles qui nous attend si l’on continue ainsi. Et ça, ça fait peur.

 

Malgré un style d’écriture assez fluide, j’ai eu du mal à me rentrer dans l’histoire. Peut-être parce que je ne suis pas fan de ce style SF d’anticipation un peu glauque, qui sait. Mais très vite, je me suis faite embarquer par l’intrigue, et ai eu du mal à lâcher l’ouvrage avant le bouquet final, pleins de rebondissements qui font sauter un battement de cœur.

 

En bref, un livre très sympathique, mi SF mi polar, à lire absolument pour les amateurs du genre !

 

Un grand merci à Lalou qui m’a permis de découvrir cet ouvrage à l’occasion du « Swap des Morues » :D J’en veux bien d’autres comme ça ^^

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:00

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv14116151.jpg« Nawel Hélianthas vit à Jurilan, le royaume des douze cités. A dix-sept ans, elle est une jeune adolescente riche et prétentieuse. Comme ses amis Philla et Ergaïl, elle doit bientôt choisir la caste correspondant à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. Tout indique qu'elle entrera, selon le désir de ses parents, chez les prestigieuses Robes Mages. Mais Nawel s'interroge. Et après avoir provoqué involontairement la mort d'une jeune femme et de son bébé, elle opte pour la mystérieuse caste des Armures, un choix qui bouleversera à jamais son destin. » (4ème de couverture)

 

A la découverte d'un auteur fantastique, dans tous les sens du terme...

 

Je l'avoue, Pierre Bottero est un auteur que je ne connaissais pas du tout. A force d'en entendre parler sur Livr@ddict, et uniquement en bien, je me suis petit à petit approchée, à pas de loup, me renseignant sur le style... jusqu'à ce jour.

 

Mais qui est ce Pierre Bottero qui déchaine les passions? Né en 1964, il embrasse tout d'abord une carrière d'instituteur en Provence. Tranquille, quoi ! Mais grand amateur de littérature et passionné par l'univers fantastique et le pouvoir de l'imagination, il va peu à peu se consacrer à l'écriture.

 

C'est avec la « Saga d'Ewilan » puis « Le Pacte des Marchombres » qu'il va rencontrer son public et le succès.

 

« Les Ames croisées », l'ouvrage qui nous intéresse aujourd'hui, est son dernier roman, Pierre Bottero étant malheureusement décédé en 2009 dans un accident de moto.

 

Quel dommage que je découvre un tel auteur trop tard...

Au pays des Perles et des Cendres

 

« Les Ames croisées » nous attache aux pas de Nawel, jeune noble prétentieuse et promise à un grand « destin » parmi l'élite dirigeante de son pays. Cependant il suffit d'un grain de sable pour faire basculer une vie.

 

Dans son cas, il s'agira de Sylia, une « Cendre », autrement dit une moins que rien pour Nawel, une vulgaire esclave. Dans son délire de petite fille gâtée, Nawel la fait fouetter pour une broutille. Cependant Sylia en mourra, ainsi que son nourrison....

 

De là, tout va basculer dans la vie de Nawel : sa confiance en elle, en ses parents, son regard sur son entourage, son regard sur elle-même et la vie qu'elle se destine.

 

Et c'est ainsi qu'au lieu de devenir Mage et Reine, comme ses parents le souhaitait, elle va choisir de devenir une Armure. Les Armures, ces hommes et femmes solitaires, aux pouvoirs mystérieux, qui acceptent peu d'élus dans leur rangs.

 

En intégrant leurs rangs, notre héroïne va découvrir une nouvelle vie. Une vie de simplicité, de travail.. mais aussi d'aventures, de terres inconnues, de magie.

 

Jusqu'à ce que ses pas croisent ceux d'une « Glauque », cette espèce bestiale honnie des siens, mais pourtant curieusement humaine aux yeux de Nawel. Trop humaine même. Qui lui annonce qu'elles sont toutes deux des « âmes croisées »

 

J'en reprendrais bien une tranche...

 

Encore un ouvrage de fantasy, eeeet oui mais... non en fait. Même si l'on retrouve les grands thèmes propres à la fantasy (Monde imaginaire et merveilleux, technologies « anciennes » et perdues, magie), Pierre Bottero arrive à nous surprendre et à nous entrainer à sa suite dans son monde.

 

Et son monde est riche. Bien Construit. Coloré. Et vaste.. on sent bien qu'on n'en voit qu'un petit morceau, qu'il y a mille possibilités qui nous attendent.

 

Si vous appréciez ce genre d'ouvrage, prévoyez vous un bon moment pour lire.. car il est très difficile de le lâcher. L'auteur a un style extrêmement fluide et imagé, très complet qui permet au lecteur de s'imaginer très simplement le monde et ses habitants, et de s'y attacher. Assez simple pour être lu par les plus jeunes, mais assez bien construit et profond pour toucher les plus âgés.

 

Par contre... il est extrêmement difficile de le terminer en sachant qu'il n'y aura jamais de suite. Car Pierre Bottero savait gérer son suspens, et il laisse le lecteur sur les dents, en abandonnant son héroïne au milieu de nulle part, dans un monde qui reste à découvrir, bien loin de tout ce que l'on apprend dans ce premier volume. Où l'on se mord les doigts de ne pas pouvoir en savoir plus.. charge au lecteur de laisser son imagination galoper sur un terrain aussi fertile.

 

« Les Ames croisées » est donc le dernier roman de Pierre Bottero, pas le premier, et ca se sent. Il maitrise a la perfection sa narration, ses personnages, son intrigue. Un vrai plaisir à lire, et un roman qui se dévore en moins de deux.

 

J'en veux encore....

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 13:00

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv11242092.jpg"L'an 62 ap J-C, Néron règne en despote sur l'Empire Romain. Pour l'avoir offensé, le jeune patricien Marcus est condamné à mort. Traqué par la garde prétorienne, il doit fuir Rome et ses plaisirs et se cacher dans les provinces lointaines. Trahi par sa famille, coupé de ses partisans, Marcus n'a plus qu'un seul allié, le grand Sénèque, avec qui il entame une correspondance secrète. A soixante ans, philosophe, grand littérateur, Sénèque est l'homme le plus célèbre de l'Empire, mais vit retiré sur ses terres, occupant ses journées à lire et à écrire. Tout en déjouant les pièges de ses poursuivants, Marcus, jusque-là frivole et impétueux, applique les conseils de son illustre ami, et reçoit au fil de ses lettres une magnifique leçon de vie et d'intelligence." (4ème de couverture)


S comme...


Sardou. Ici, pas de faux-ami, Romain Sardou est bien le fils de. C'est dit. Né en 1976, il est depuis tout jeune passionné par l'Opéra, l'art, et la littérature. Il publie en 2002 son premier roman, « Pardonnez nos offenses » qui rencontrera immédiatement un grand succès. Cette thématique de thriller médiéval sur fond d'intrigues politico-religieuses lui réussit plutôt bien, puisque le second volume, « Délivrez nous du mal » (2008) rencontre le même engouement. L'auteur envisagerait d'ailleurs d'écrire 9 romans de cette « série », avec pour chacun une strophe du « Notre Père » en guise de titre.

 

Mais Romain Sardou  ne reste pas cantonné à un seul style, et n'hésite pas a se balader (et à balader ses lecteurs) dans différents styles. Que ce soit la science-fiction avec « L'éclat de Dieu » (2004), le roman historique avec « America » (2010) ou encore le roman épistolaire philosophique avec « Quittes Rome ou meurs » (2009), R.Sardou est un touche à tout de génie. (Cet avis n'engage que moi ^^)


S comme Sardou donc..mais aussi S comme Sénèque. Et oui. Car dans le roman qui nous intéresse, la majorité des lettres attribuées à Sénèque ont réellement été écrites par ce dernier, et tirées des « Lettres à Lucilius ». Je me dois donc de rafraichir un peu les mémoires et de présenter cet autre grand auteur en S.


Sénèque ( -4 av JC – 65 ap JC) fut un philosophe de l'école stoïcienne, dramaturge et homme d'Etat Romain. Homme aux multiple talents, il fut avocat, conseiller à la cour impériale de Caligula puis précepteur de Néron avant de tomber en disgrâce et d'être acculé au suicide.


Si ses traités de philosophie exposent ses conceptions philosophiques stoïciennes (à savoir entre autre que « Le souverain bien c'est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la vertu ».), il est également reconnu pour ses tragédies, produits du plus pur théâtre latin tragique et modèle de nombreux tragédiens du théâtre français du 17ème siècle.


Deux sacrés pointures pour ce petit roman...


« Qu'est ce que vivre et comment être heureux? » … vous avez 4 heures.


Moi qui ne connaissait de R.Sardou que ses (très bons) romans, je pensais donc (naïvement) me retrouver à nouveau face à un roman historique, ayant pour trame de fond la Rome de Néron. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver face à un roman épistolaire, avec de vrais morceaux de Sénèque dedans (Comme les yaourts) !


Cet ouvrage est une véritable leçon de philosophie dans le sens où, en même temps que Marcus, nous apprenons et découvrons les préceptes stoïciens applicables aux différentes situations : l'amour, la solitude, la pauvreté, la guerre ... En effet, à peu près tous les thèmes chers à la philosophie latine sont ici abordés au travers des aventures de Marcus et de sa formation spirituelle.


Par contre, si d'un point de vue philosophique utiliser les véritables lettres de Sénèque est un plus indéniable, cela crée une véritable rupture dans le rythme du roman. Entre les passages romanesques où Marcus nous raconte ses aventures, ainsi que ceux où Sénèque parle de façon plus informelle sous la plume de R.Sardou, et les véritables lettres de Sénèque, on a parfois l'impression de se prendre un vilain coup de massue sur la nuque.


Car Sénèque, il faut s'y reprendre à plusieurs fois pour bien tirer la substantifique moelle de ses écrits. Ce qui en même temps nous renvoie au court texte d'Emile Faguet choisi par l'auteur en début d'ouvrage, nous expliquant que « Pour apprendre à lire, il faut d'abord lire lentement et ensuite il faut lire très lentement et, toujours, […] il faudra lire très lentement. [...] »


Outre le plaisir de redécouvrir les leçons de vie de ce grand philosophe, qui restent au final des leçons de bon sens et de sagesse, on suit avec plaisir la vie romancée de ce Marcus, jusqu'à l' « apothéose » finale où l'auteur nous livre sa propre interprétation de l'origine des véritables « Lettres à Lucilius » et du suicide de Sénèque.


En bref, une plongée surprenante dans les temps forts de la civilisation romaine sous le règne de Néron avec un de ses plus illustres représentant. Un livre à lire lentement donc, vous l'aurez compris, et à digérer calmement. Mais pour ma part, une réelle surprise (Je ne m'attendais pas du tout à ca!) , et une bonne surprise, qui m'a renvoyée à mes cours de latin au lycée. Encore une fois Maître Sardou, je suis fan !

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 10:00

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv23219818.jpg« Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend. Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter. » (4ème de couverture)

 

« La nouvelle J.K.Rowling »

 

Cherchez Nadia Coste sur le net, vous verrez on en parle partout. Madame serait « LA » nouvelle J.K.Rowling, la révélation de l’année, la bonne surprise.. bref, le nouveau petit joyau de la littérature fantastique.

 

Mais concrètement, qui est-elle ? Née en 1979 dans la région lyonnaise, elle commence très vite à écrire, essentiellement de la fan-fiction basée sur les univers de Star Wars ou Robin Hobb (Biennnnn).

 

C’est en 2004 qu’elle décide d’arrêter la gribouille, et de passer à l’écriture de L’histoire, avec un grand « L », la vraie, celle qu’elle cherche depuis si longtemps. D’abord publié sur son blog, elle attire vite l’œil d’un éditeur (Gründ).  Et c’est ainsi que, 7 ans et 9 versions plus tard, le premier volume de Feydelins nous est révélé (sur les 4 qu’en compte la série).


Son éditeur déborde d’enthousiasme pour sa jeune pouliche, et ensemble ils rêvent d’un succès à la Harry Potter, et d’adaptations cinématographiques (L’auteur confie à 20 minutes avoir déjà imaginé «  une distribution avec Sean Connery et Harrison Ford, et pourquoi pas des Fedeylins en 3D comme dans Avatar!») … c’est tout le mal qu’on leur souhaite.


Le Fedeylin et le Gorderive


Avec un telle promotion, j’ai intérêt à vous faire un résumé digne des meilleurs trailers de cinéma !!

 

Les Fedeylins sont donc de petits être ailés qui vivent tranquillement au bord d’une mare, leur société dirigée avec sagesse par les Pères Fondateurs, chacun à sa place dans une des 5 castes existantes, vaquants aux tâches qui lui sont assignées.

 

On assiste à la naissance (difficile) de Cahyl et de ses camarades, après 5 ans de gestation dans leurs bulles/œufs. Chaque fedeylin, à sa naissance, se voit apposer par les Pères une marque qui déterminera son destin. Cahyl lui n’a pas de marque, donc pas de destin. Une aberration pour son peuple.

 

Il passera donc toute son enfance en portant ce lourd secret, tentant de le cacher aux siens, craignant sans cesse d’être découvert. Et pour faire simple, Cahyl recèle d’autres mystères : outre un pouvoir très particulier, il s’est lié d’amitié avec un gorderive, batraciens vivant de l’autre côté de la mare et ennemis jurés des fedeylins.

 

Mais la cérémonie qui doit consacrer son passage à l’âge adulte approche, et ses secrets risquent d’être exposés aux yeux de tous... (Tadaaam)

 

 

Champêtre, meugnon, choubidou... mais pas franchement passionnant…

 

Promotion d’enfer, cadeaux à gogo, concours, blogs et Facebook hyperactifs… Wow, en effet, ils ont sorti la Grande Armada de la promo! J’ai d’ailleurs moi-même gagné cet ouvrage lors d’un concours sur le blog d’Hécléa.

 

Tout est présent pour que cet ouvrage soit un modèle de roman fantastique : des personnages originaux, de folles aventures, un grand secret… Le soucis c’est que tout est un peu trop ultra classique : Le gentil héros différent des autres, avec un super pouvoir, qui sera rejeté par les siens, mais se fera un ami chez les ennemis de toujours et partira dans de folles aventures. Avant de revenir sauver les siens ? (Ce n’est qu’une supposition,  on ne sait pas encore la fin , mais je suis prête à le parier) Bon et puis bien entendu, l’ennemi juré, le grand amour et tout le toutim….

 

L’originalité tient essentiellement dans le choix du lieu de l’action et des protagonistes. Pour faire (très) simplifié, on assiste à la vie d’un groupe de libellules (humanoïdes), voisines et ennemies de crapauds (humanoïdes), élevant des lombrics (pas humanoïdes) et vivant de récoltes.  L’auteur dit s’être inspirée de son enfance passée au bord de mares et de ruisseaux, où elle prenait plaisir à observer têtards et autre populations insectoïdes locales.

 

Donc oui, c’est original, c’est champêtre, c’est meugnon, on dirait des petites fées, waouh super. Mais bon :


1 – L’originalité c’est bien, mais ca n’est pas forcément gage de qualité. Je peux écrire "Les aventures d’une petite Barbe à papa et de sa copine Chaussette au pays des Patates Géantes", ça serait original aussi….


2 – L’auteur nous décrit avec moults détails et descriptions la vie et les mœurs de ces feydelins.. ce qui fait qu’on a bien souvent l’impression de lire un cours de bio niveau collège plutôt qu’un roman. Vous saurez tout sur l’accouplement des lombrics, la récolte de rosée ou de plumes, l’hibernation des batraciens, la migration des oiseaux ...

 

J’avoue qu’il y a également un point (de détail) qui était fait pour me crisper dès le début.. « Etre fedeylins, c’est accepter » nous proclame-t-on à plusieures reprises. Et donc nous voilà face à une nuée de petits bonhommes qui ne se posent pas de questions, quitte à laisser mourir les leurs s’il le faut (C’est leur destin hein). Une belle bande de zombies décérébrés en quelque sorte…Et en effet je trouve que les personnages dans l'ensemble manquent un peu (beaucoup) de personnalité.

 

C’est dangereux de s’auto-proclamer le nouvel Harry Potter, il faut pouvoir tenir la comparaison !! Et déjà que je ne suis pas une gaga du petit sorcier, mais là avec « Fedeylins » on reste clairement dans de la littérature pour jeunes ados, sans grande originalité et parfois franchement ennuyeuse…

 

A moins de tomber dessus par hasard au détour d’un chemin, je ne pense pas poursuivre les aventures de Cahyl. Cependant, un petit tour sur la Toile vous révélera que cet ouvrage s’attire de façon générale beaucoup de compliments et commentaires positifs!

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 16:00

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv3748523.jpg« Voici un roman touché par la grâce, celle d’un chat « si petit et si frêle qu’on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l’extrême ». Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d’une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s’en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d’un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l’incarnation même de l’âme du jardin, gagné peu à peu par l’abandon, foisonnant d’oiseaux et d’insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis… » (4ème de couverture)

 

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes

 

De l’auteur de ce petit roman on ne sait pas grand-chose… Né en 1950 à Fukuoka, critique, essayiste et poète à ses heures, Takashi Hiraide publiera son premier recueil de poèmes à 26 ans. Ce dernier lui assurera une certaine renommée au sein des auteurs et poètes japonais.

 

Après avoir travaillé en tant qu’éditeur (et auteur) pour un magazine, il devient finalement enseignant à la Tama Art University en 1990.

 

« Neko no Kyaku » (Littéralement l’« Hôte du chat », mais traduit en français par « Le chat qui venait du ciel ») est son premier roman et a rencontré un fort succès. Essentiellement autobiographique, l’auteur y mélange plusieurs styles, à commencer par la poésie.

 

Tout le monde veut devenir un cat…

 

Autant le dire tout de suite, cet ouvrage est extrêmement zen et contemplatif. Je vous propose donc pour le lire de vous installer bieeeen confortablement dans un hamac, sous le soleil, au milieu du vert gazon et des fleurs qui embaument, avec des petits oiseaux qui chantent et de moustiques qui piquent. Parce qu’au beau milieu du RER bondé par 25°C et rempli d’odeurs diverses mais indéniablement agressives, c’est beaucoup plus difficile de se laisser emmener par la poésie de l’ouvrage.

 

Très clairement autobiographique, on suit l’auteur a à une période de sa vie un peu charnière, où il se pose des questions sur sa vie professionnelle, et sur son avenir. Il emménage donc dans ce petit pavillon, dépendance d’une maison à l’ancienne, dotée d’un magnifique jardin. Lui et sa femme forment un couple un peu « atypique » pour des japonais, puisque tous les deux dans le milieu littéraire, un peu artistes, vivant sans enfants et heureux de l’être.. et pas spécialement attiré par les bestioles de tout poil.

 

Et pourtant, l’arrivée d’un petit chat chez les voisins va bouleverser cette vie tranquille. Enfin.. ce n’est peut être pas le terme approprié, car cela reste de l’ordre du "bouleversement" tranquille. N’oubliez pas, tout est très lent, très calme dans cet ouvrage.

 

Mais ce chat, qui va petit à petit prendre ses marques chez ces hôtes quelque soit leur avis, va également faire son chemin jusqu’à leur cœur à sa façon, jusqu'à se rendre indispensable à leur vie.  Sa façon d’être, ses pérégrinations dans le jardin, les habitudes qu’il prend dans leur maison, tout cela va mener l’auteur à découvrir  son environnement habituel d’un œil neuf.

 

Et l’auteur nous décrit donc ces petits moments de grâce rencontrés au hasard de jeux ou de disputes, comme quand la petite bestiole vient s’excuser à sa façon, ou quand elle leur fait l’honneur de venir dormir avec eux. Mais aussi le plaisir d’un belle matinée ensoleillée dans un jardin magnifique, la beauté d’une libellule qui vient se poser sur sa main.. bref, des plaisir simples, fugaces, aériens… mais que l’on a tous ressenti un jour. Et que l’on aimerait ressentir plus souvent.

 

Mais qui dit autobiographie dit aussi vie réelle, avec son cortège de soucis terre à terre et de tristesses. Toujours décrit avec la même délicatesse, la même légèreté.

 

Les amoureux des chats reconnaitront certainement au moins un trait de caractère de leur félin dans cet ouvrage, et verront surtout l’animal sublimé et honoré comme rarement, de façon très respectueuse par quelqu’une qui n’y était à priori pas très enclin.

 

Je pense que vous l’aurez compris, inutile de chercher de l’action, il n’y en a pas un poil. On regarde. On ressent. On rêve. Et de concert avec l’auteur, on se sent humble devant la beauté de la nature. Mais parfois aussi, il faut bien l’admettre, on s’emm.. s’ennuie. Certains descriptions de la maison, ou du quartier, sont particulièrement laborieuses, pas du tout imagées et n’apporte rien à l’histoire, notamment au début. Cela gâche sérieusement l’ensemble, comme la fin qui s’éternise un peu.. dommage.

 

En fin de compte, « Le chat qui venait du ciel » est un joli poème romancé, agréable à lire et pas très long. Pas un grand coup de cœur, rien de révolutionnaire, mais une petite pause sympathique. Par contre, vous qui n’appréciez pas le contemplatif, ou haïssez les chats, passez votre chemin…

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 14:26

 http://www.librairiemonet.com/blogue/wp-content/uploads/SF-Contes-de-la-f%C3%A9e-verte.jpg« Que se passe-t-il lorsque deux frères siamois séparés à la naissance n’ont qu’un seul souhait : redevenir un? Quand chaque apparition d’un chanteur de rock s’accompagne d’un drame? Quand un entrepreneur de pompes funèbres du quartier de Chinatown vous charge de surveiller un cadavre? Et quand vous vous perdez dans Calcutta livrée aux morts-vivants?
Tout le talent de Poppy Z. Brite se dévoile dans ces douze nouvelles à l’odeur de soufre et au goût d’absinthe, dont «Calcutta, seigneur des nerfs», récompensée par le Grand Prix de l’Imaginaire 1998. » (4ème de couverture)

 

(Pour les lecteurs d’un jour, je vous remets la présentation de Poppy que j’avais déjà effectué par le passé dans l’article consacré au Challenge PZB. Pour les autres ma foi, vous pouvez passer  au paragraphe suivant.)

 

Vie et non-mort de Poppy Z. Brite

 

Poppy, c'est elle (Plutôt mignonne, non?) :

 

http://idata.over-blog.com/1/35/13/57/10-juin/Poppy-Z-Brite.jpg

 

Poppy Z. Brite est née Mélissa Ann Brite à La Nouvelle-Orléans, en 1967. Encore une. (C'est une règle immuable… vous êtes américaine et souhaitez écrire des romans fantastiques/horreur ? Ca ne marchera QUE si vous êtes née à la Nouvelle -Orléans. Sinon laissez tomber)

 

Brefle. En début de carrière Miss Brite se lance donc dans des nouvelles fantastique teintées d’horreur, et inspirée par le mouvement gothique. Certains de ses romans les plus connus datent de cette époque, et comportent les même marque de fabrique : des héros gays, la description crue d’actes sexuels ainsi que le traitement froid et distant d’actes choquants. (Charmant) . On trouve donc dans cette catégorie des romans tels que « Ames perdues », « Sang d’encre » et « Le corps exquis », ainsi que des recueils de nouvelles. ( Les « Contes de la fée verte » entre autres)

 

En 1996 elle écrit une biographie de la chanteuse Courtney Love, officiellement non-autorisée , mais écrite à la suggestion de et avec l’aide de l’intéressée.

 

Les années 2000 marquent un tournant, puisqu’elle se détache progressivement de la fiction d’horreur. Ses « nouveaux » romans rencontrent également un vif succès, à l’image de « Liquor » (2004) puis de « Prime » (2005) et « Soul Kitchen » (2006). Ces comédies à l’humour noir prenant place dans le milieu des restaurants de la Nouvelle-Orléans.

 

Depuis lors la majorité de ses nouvelles et romans chroniquent les événements de la vie des membres de la famille du protagoniste de « Liquor ».

 

Une des spécificités de Miss Brite tient au fait que, bien que née femme, elle s'identifie intérieurement comme un homme.Et exterieurement aussi. Vous êtes donc désormais priés de l'appeller Monsieur.

 

A la fin de l’année 2006, Brite a annoncé sa décision de cesser toute apparition publique suite à de graves problèmes de dos, et reste désormais dans sa maison de la Nouvelle-Orléans  avec son compagnon et leur vingtaine de chat.

 

Comme un petit goût d’absinthe…

 

Mise en situation : Il est 06:00 du mat’, je monte dans le bus la tête embrumée, et je me prépare à débuter ce recueil de nouvelles qu’est « Contes de la fée verte ». Bon. Chuis pas fan fan de nouvelles, que je trouve souvent trop courtes et inconsistantes. ET je ne connais pas cette Madame-monsieur Brite. Et puis de toute facon je suis pas de bon poil (Les réveils à 5 heures ca aide pas). Et là, le premier mot que je vois, le tout tout tout premier mot, dans le titre de l’introduction, est ce charmant terme qu’est « Prolégomène »

 

... L'a failli passer par la fenêtre de suite ...

 

Mais bon.. reprenons-nous, hop on enfourche ses lunettes et on se lance. Et on fait bien. Car malgré ce début barbare, l’introduction est faite par rien de moins que Môssieur Dan Simmons, qui nous communique d’office sa découverte et  sa passion pour l’œuvre de PZB. Et on se lance enfin dans les fameuses nouvelles avec une disposition d’esprit des plus positives. Rarement vu une introduction aussi motivante. Et justifiée.

 

Car en moins de temps qu’il n’en faut pour lire 3 phrases, l’auteur réussit à me sortir de mon réveil brumeux et à m’entrainer dans son monde.

 

Un monde rempli d’êtres étranges, mi-ange mi-démon, parfois si tendres dans leur inhumanité, si attirants dans leur répugnance, si doux dans leur folie. Un monde où les êtres s’épanouissent dans l’obscurité et où la mort  n’est qu’une composante de la vie. Un monde d’une sensibilité extrême, où la folie et le déclin ne sont jamais très loin, côtoyant l’extase et, souvent, l’amour. Tout un programme…

 

Encore une petite rasade ?

 

Les « Contes de la fée verte » sont des nouvelles assez courtes, aux histoires simples et pourtant très denses. Le style très imagé de PZB permet de donner vie de facon très visuelle à ces personnages dont nous ne découvrons qu' une tranche de vie, et qui ne font que passer dans notre imaginaire. Ce qui ne les empêche pas d’y laisser leur trace, et de façon très marquée.

 

Point commun de ces étranges personnages, ils ne semblent pouvoir s’épanouir que dans l’obscurité et la douleur. Mais sans pour autant s’attirer la pitié du lecteur. Comme si tout cela n’était qu'une normalité un peu perverse.

 

De façon surprenante, j’ai pour une fois apprécié le format « Nouvelle »… en effet ces dernières sont très denses, très vivantes, mais assez courtes pour ne pas étouffer le lecteur. Le format parfait en fin de compte pour laisser l’esprit du lecteur vagabonder à chaque fin de nouvelle, afin que ce dernier puisse digérer ce qu’il vient de lire et en tirer les conclusions qu’il souhaite.

 

L’auteur en dit en effet juste assez pour nous laisser imaginer le pire.. pas besoin de mots, notre cerveau est souvent redoutable quand il s’agit d’extrapoler comme un grand de la pire façon qu’il soit !

 

Et même si les nouvelles sont inégales, ainsi que les personnages, chacune réussit à générer son propre style, sa propre personnalité, et à entrainer le lecteur dans son ambiance.

 

Au final, ce que nous offre PZB, ce n’est ni plus ni moins que la vie, l’amour et le sexe dans ce qu’ils ont de plus viscéral et de plus bêtement biologique. Ces sujets « classiques », on les redécouvre ici éclairés de la lumière blafarde de la mort : tantôt sublimés, tantôt étouffés, parfois viciés…  Curieusement, à aucun moment je n’ai été dégouté (alors que les scènes sont parfois peu ragoûtantes). Parfois incommodée peut-être, mais jamais dégoûtée. Car au final, l’auteur ne nous décrit la mort que comme une simple composante « biologique » de la vie, elle lui ôte tous ses tabous et la traite de la façon la plus naturelle possible.

 

Outre le côté un peu gore de certaines nouvelles, ce qui remue vraiment les tripes au final, c’est que l’auteur sait très bien faire appel à ces peurs primitives tapies au plus profond de chacun d’entre nous : la peur de la mort, de l’abandon et de la solitude.

 

Au final, et malgré les sujets parfois glauquissimes au premier abord, il se dégage des écrits de PZB une certaine sensibilité, une sorte de mélange entre romantisme allemand et  gothique, Tim Burton et Lovecraft…Beaucoup de références parfois contraires, mais il faut bien avouer qu'il est très difficile de faire rentrer Poppy Z. Brite dans une case !

 

Vous l’aurez compris, j’ai été très agréablement surprise par cet ouvrage et cet auteur, qui a réellement réussi a me surprendre et à m’embarquer dans ses délires morbides. Et je dis donc un graaaaaand merci à Miss Spooky Muffin sans qui je n’aurais peut être jamais découvert cet auteur. La prochaine étape sera de voir si je tiens le coup sur un roman entier….

 

Et accessoirement, avec cette lecture me voici officiellement "Castor Junior" selon les lois Spookiennes du Challenge PZB ! Enfin… « Missing Mile » plus exactement .. (C’est pareil non ? ^^)

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 12:10

http://www.babelio.com/couv/18130_1094455.jpeg

« On ne s’explique pas la mort de Rosaire Nicolet dont on a retrouvé un matin le corps sans vie dans une minable chambre d’hôtel louée par une strip-teaseuse. Qui pouvait bien en vouloir à ce jeune avocat international apprécié de tout le monde ? Appelé à Iqaluit, un village proche du cercle arctique pour reconnaitre le corps, Ambroise Nicolet, le jeune frère de Rosaire, va mener l’enquête. Ambroise vénérait son frère. Mais sait-on jamais qui se cache derrière ceux que l’on aime ? » (4ème de couverture)

 

"Le Canada a deux saisons, l’hiver et le mois de juillet" (Robert Hollier)

 

Difficile d’obtenir des informations sur Mélanie Vincelette… Vous saurez donc que cette romancière  de 36 ans nous arrive du froid Canada, et que ce roman n’est pas son coup d’essai.

 

Fondatrice et directrice de la maison d’édition « Marchand de feuille » (rien que ca), elle publie également la revue littéraire Zinc, et quand elle a deux minutes elle écrit des romans et reçoit des prix.

 

Après « Petites géographies orientales » en 2011 viendront « Qui a tué Magellan ? » (2004) et « Crimes horticoles » (2006) qui sera récompensé du prix Anne-Hébert.

 

Sur la même lancée, voici que nous arrive cette année son 4ème ouvrage, « Polynie »

 

Petits meurtres entre inuits

 

Le résumé (et les premières pages) annoncent clairement la couleur, et elle est noire. Nous voici dans un roman policier tout ce qu’il y a de plus sérieux : un cadavre manifestement empoisonné,  une phrase mystérieuse sur son avant-bras (« Les chinois ont découvert l’Amérique »), une streap-teaseuse vénale, un frère détruit par cette mort …bref, tous les bons ingrédients d’un polar des familles. Et de quoi intriguer n’importe quel lecteur.

 

Sauf que.. bah non… mis à part l’entrée en matière, cet ouvrage n’a rien d’un roman policier, bien au contraire.  Et on n’en apprend pas tellement plus sur les chinois et Christophe Colomb.(Dommage, c’est ce qui m’avait attiré)

 

Mais alors « Qu’y a-t-il dans ce bouquin ? » me direz-vous. Et bien, un peu de tout et de rien. Le fil rouge de l’histoire, ce sont les découvertes que va faire le héros sur ce frère assassiné, qui n’était peut être pas celui qu’il croyait. Mais le fondement reste le décor où elle prend place : ces territoires du nord, invivables et pourtant colonisés par l’homme, puis recolonisés par l’ « Homme Blanc » au détriment des populations locales.

 

L’auteur n’a pas le ton militant des activistes écologiques, elle décrit simplement ce paysage, ses habitants et leurs coutumes comme un traité à la fois géopolitique, économique, sociologique, écologique voir gastronomique (Vous connaitrez bientôt toutes les spécialités locales sur le bout des doigts.. même celle que vous préféreriez ne pas connaitre...) de ces lieux. Et nous fait ressentir la perte de mode de vie, remplacé par les coutumes occidentales importées de force par les colons miniers ou pétroliers.

 

Malheureusement, la forme ne rend pas vraiment justice au fond. Peut être par choix, l’auteur utilise un style lent et morne qui rend les 100 premières pages terriblement difficiles à lire. D’ailleurs, en regardant les blogs de ci de là, on se rend compte que plusieurs lecteurs, alléchés par le résumé, on finalement abandonné la lecture de lassitude.

 

Etant dans le cadre d’un partenariat, et par respect, je me suis forcée à continuer la lecture. Et de façon surprenante (je n’y croyais plus), au milieu du roman l’histoire démarre enfin, on voit un peu d’action, l’écheveau de l’intrigue se démêle doucement, les révélations (pas très) fracassantes commencent à apparaitre.

 

Tout ca pour arriver à une fin un peu curieuse, où l’assassin est dévoilé en trois lignes comme si c’était accessoire, et où le lecteur se retrouve au point final de l’ouvrage sans trop réaliser ce qu’il vient de lire.

 

Ce livre est une véritable énigme, qui murit encore après la lecture. J’étais en effet franchement négative au début, puis à force d’y réfléchir, de repenser à tout ce que j’avais lu, tout ce qui est dit au hasard d’un chapitre, j’ai commencé à apprécier certains aspects de l’ouvrage. Et j’en suis la première surprise.

 

Ah au fait !! Vous vous demandez peut-être ce que c’est que signifie "Polynie" ? D’après l’auteur, ce sont des « trous éternels dans la glace ». A vous de le rapprocher à ce que bon vous semble au sein de l’histoire, les interprétations possibles étant multiples.

 

Ce livre s’avère être au final une véritable énigme, qui n’est pas d’approche facile et rebutera beaucoup de lecteurs, mais qui mérite sa chance.

 


 

Je tiens à remercier les éditions Robert Laffont et Livr@ddict qui m'ont permis de découvrir cet ouvrage dans le cadre d'un partenariat.

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