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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 16:20

Plaguers Jeanne-A Debats

« J’aurais pu faire bien des choix, j’aurais pu faire de nous nos propres divinités, j’aurais peut-être même pu guider l’humanité dans les étoiles. Mais j’ai préféré aider l’Autre à naître. Nous nageons ensemble dans l’infinité des possibles, je chante avec lui la chanson d’un milliard de mondes entre les mondes, tous grouillants de vie. » (4ème de couverture)

 

 

Jeanne-Amélie ? Jeanne-Angélique ? Jeanne-Amenhotep ?

 

Alors.. que nous dit l’Internet sur cette auteur absolument géniale qu’est Jeanne-A Debats?

« 45 ans
2 enfants
2 pères pour aller avec
2 chiens
2 chats

Pour le bien-être général, un seul de ces items est susceptible de changer. » (J’adore ^^)

 

On peut ajouter que, selon elle-même, elle est un  « Ecrivain nulle en pâtisserie ».. Ça tombe bien je gère la pâtisserie, on n’a qu’à conjuguer nos talents =)


 

A part ça, M’me Debats est un auteur un peu touche à tout, naviguant avec talent entre roman jeunesse, recueil de nouvelles et romans adultes.  C’est d’ailleurs une nouvelle qui la propulsera sur le devant de la scène, « La Vieille Anglaise et le continent » , et raflera pas moins de 4 prix littéraires.

 

Un petit aperçu de la fin du monde… terriblement crédible.

 

Fils de ministre, Quenti n mène une vie de privilégié dans un monde futuriste en pleine déliquescence, surpollué, où toutes les espèces animales ont disparu et où l’homme ne va pas tarder à les suivre.

 

C’est dans ce monde en souffrance qu’apparaissent peu à peu les « Plaguers », individus possédant des « pouvoirs » un peu particuliers et souvent incontrôlables, allant de la génération spontanée de fleurs au contrôle sur les animaux ou les éléments. Très vite, la population effrayée les parque dans des Réserves coupées du monde, où les Plaguers vivent entre eux.

 

La Plaie de Quentin se révèle lors de son adolescence, et le voilà face à ce pouvoir incontrôlable, mais aussi à la trahison de ces parents, qui vont l’abandonner dans une des Réserves.

 

Et c’est un monde nouveau qui s’ouvre à Quentin dans cet endroit surprenant où les pouvoirs des uns et des autres créent une vie bien plus douce qu’à l’extérieur, et où il va peu à peu apprendre à contrôler son pouvoir et à en connaitre l’origine, en  compagnie d’autres Plaguers et de ces étranges créatures que sont les Uns et les Multiples.

 

J’en veux encore !! 

 

Allez savoir pourquoi, malgré les critiques plus qu’enthousiastes de certaines morues au sujet de cet ouvrage (Lelf et Miss Spooky Muffin pour ne pas les citer), je n’arrivais pas à me motiver pour cet ouvrage. Peut-être à cause de cette couverture peu attirante, ou de ce  4ème de couverture pas très représentatif . J’avais un peu peur de me retrouver dans un roman de SF glauque et dépressif (façon « La route » de Mc Carty) , ce qui n’était pas vraiment mon besoin du moment.

 

Néanmoins, ma fantastique bibliothécaire s’en est mêlée,  et a eu l’excellente idée de laisser trainer cet ouvrage en tête de gondole un jour que je venais trainouiller dans ses basques. J’ai donc décidé de laisser mes hésitations de côté et de faire confiance à mes morues (et à ma blibli chérie).

 

Grand bien m’en pris !! Quelle claque que cet ouvrage !!! Dévoré en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et je rejoins donc la troupe des groupies déchainées pour faire moi aussi l’apologie de cet ouvrage.

 

La première chose que l’on remarque, il faut bien le dire, c’est à quel point c'est bien écrit. De façon extrêmement fluide et agréable, cet ouvrage se dévore sans même sans rendre compte. On rentre très facilement dans le monde qui nous est décrit, la tête remplie des images de cette planète à moitié morte, et de ces êtres étranges aux pouvoirs incroyables qu’elle a mis au monde.

 

J’ai également extrêmement apprécié le fait que, malgré le côté fantastique, tout reste très logique.  (La scientifique que je suis ne pouvait qu’être charmée) Pas d’explications fumeuses ou de retournement de situation de dernière minute, tout semble terriblement crédible et bien agencé, et on voit à peine la mécanique implacable et parfaite qui se déroule au fil des pages, jusqu’à ce dénouement qui nous laisse pantelant.

 

Mais bon, avant toute chose, il faut bien le dire, c’est l’intrigue en elle-même qui fait de ce roman une petite merveille. On suit ce jeune ado rejeté des siens à cause d’un pouvoir qu’il ne maitrise pas lui-même, qu’il n’a pas souhaité, arrivé là on ne sait comment. Et on l'accompagne avec plaisir dans ses pérégrinations pour découvrir le fondement de ce pouvoir en même temps qu’il en apprend plus sur les relations humaines, tout simplement.

 

On reste très loin d’un roman à la Harry Potter style  « Youpi je suis un ado,j’ai des pouvoirs magiques (des pouvoirs cosmiques phénoménaux?)  et je sauve le monde ». (Je vais pas me faire des amis je sens ^^) Ces pouvoirs sont, tout du moins au début, subis par les personnes qui les ont, ils sont source de souffrance, de rejet et d’incompréhension. On découvre donc la mécanique qui se met en place pour que les protagonistes apprennent peu à peu à découvrir ces pouvoirs, à les accepter, à les contrôler aussi.

 

Les personnages sont sans conteste les piliers de l’intrigue. Chacun avec une personnalité bien définie, avec leurs forces et leur faiblesse, avec leur passé et leur psychologie, il reste malgré tout des êtres simples, des gens que l'on aurait pu côtoyer. Ils sont tous impressionnants… d’humanité. Ni parfaits, ni monstres, simplement des humains qui font face à un énième mystère de la Nature et qui s’adaptent, comme l’humanité le fait depuis la nuit des temps. Sauf que cette adaptation-ci sera peut-être la dernière .

 

Le fait que les protagonistes soient majoritairement des adolescents participe à une mise en abîme entre la perte de repères liée à ces pouvoirs et à leur influence sur la vie sociale, et les questions « classiques » de l’adolescence, où l’on se cherche à tous les niveaux : physique, sexuel, social…  Notre pauvre héros est donc perdu à bien des niveaux.

 

Bon j’avoue je n’ai peut-être pas été très claire, mais je suis encore toute chamboulée et envoutée par cet ouvrage. C’est un véritable petit bijou que je vous recommande chaudement. Et, je l’avoue, j’aimerais lire des romans comme celui-ci plus souvent. (Mme Debats, ceci est un appel du pied pas du tout discret.. il va falloir écrire d’autres romans !!! Je veux bien fournir des muffins en échange)

                               

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 09:00

 

Kan Takahama 2 Expressos« -Comment fait-tu pour comprendre aussi bien les femmes ?Tu m'épates !

- Ben, il suffit de se mettre à leur place ! » (4ème de couverture)

 

Une auteur un peu à part

 

Madame Kan Takahama nait en 1977 dans la belle ville d'Amakusa (tristement célèbre pour ses massacres de chrétiens japonais). Diplômée de la faculté des beaux-arts, elle est de prime abord peu intéressée par la bande dessinée.

 

C'est une des ses amies qui enverra à l'éditeur Kodansha une courte histoire que Takahama avait dessiné lors d'une soirée. Séduit, l'éditeur lui propose de faire quelques essais qui paraitront dans le magazine « Weekly Morning » , et lui vaudront son premier prix.

 

Elle poursuit sa carrière de mangaka en publiant de courtes histoires au sein du magazine Garo, histoires qui serton compilées et éditées en Europe en 2002 sous le titre  « Kinderbook» .



En 2003, sa collaboration avec un artiste français, Frédéric Boilet, donnera naissance à l'ouvrage « Mariko Parade»



Suivront « Bon baisers d'Angoulême»  (qui fait suite, ô surprise, à son séjour au festival d'Angoulême) ,« L'Eau Amère»  (2009), puis enfin « 2 expressos ».


Influencée par Charles Bukowski, Gabriel Garcia Marquez ou encore Kenzaburô Ôe, elle utilise une grande part de son vécu pour raconter ses histoires. L'humeur souvent changeante et mélancolique de ses personnages viendrait d'ailleurs en partie de ses propres troubles du déficit de l'attention et troubles affectifs saisonniers.

Ce qui n'empêche pas certains de la considérer comme l'équivalent féminin d'un Jiro Taniguchi. (Interview de K.T pour du9)

 

Un café au propolis ? Késésé ?

 

Benjamin et Michihiko ont tous les deux 42 ans, une vie professionnelle en berne, et une vie sentimentale désastreuse....et ils cherchent tous deux à retrouver une femme.

 

Auteur de manga français en panne d'inspiration, divorcé, Benjamin vient se perdre dans la campagne japonaise afin de retrouver une amourette de passage, croisée 17 ans auparavant. Quand à Michihiko, il tient un café « à la française » (c'est le monde à l'envers) où il sert un café infâme tout en tachant de récupérer sa femme.

 

Le hasard va les réunir, et tandis que Benjamin apprends à Michihiko comment faire un vrai bon café et qu'en retour ce dernier l'aide dans ses recherches de la mystérieuse femme; ils vont partager leurs vies, leurs échecs.. et tenter de renverser la tendance.

 

http://publikart.net/wp-content/uploads/2010/06/2_expressos_image.jpg

 

Une petite gourmandise délicate et touchante

 

J'ai trouvé ce manga par hasard, en chinant à la bibliothèque. La couverture m'a bien plu, et cela a suffit pour qu'il rentre avec moi à la maison, en vue de me divertir pendant l'heure du thé.

 

« 2 expressos » s'est avéré être l'histoire somme toute assez simple et touchante de deux hommes à un tournant de leur vie, tentant de remettre celle-ci sur les rails.

 

Le tout est servi par des dessins magnifiques, mais qui donnent néanmoins une touche mélancolique à l'ensemble des pages, tous ces dégradés de gris donnant presque l'impression d'un vieux film en N&B. Cette griffe très particulière, à mille lieux des mangas traditionnels, lui confère un style unique et agréable.

 

En découvrant la vie de l'auteur, on réalise qu'elle a mis beaucoup de sa propre histoire dans ces pages, ce qui rend la lecture d'autant plus touchante.

 

Plus encore, cette édition nous offre à la fin un petit mot de l'auteur, très agréable, qui nous apprend qu'elle a mis 5 ans à rendre ce projet au lieu d'un seul, à cause entre autres de phases dépressives chroniques.

 

Et pourtant, malgré ce background plutôt sinistre, et des dessins très chargés en gris, comme sans cesse sous la brume, l'histoire est plutôt belle, voir lumineuse sur la fin. Comme un bon café!

 

En somme, un petit moment de plaisir simple et mélancolique, qui donne une furieuse envie de boire un bon café en faisant le point sur sa propre existence =)

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 11:36

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv31308662.jpg« Nous avons tous notre petite idée sur le Ciel. Cette histoire est racontée pour que les gens qui ont pu croire leur passage sur terre sans importance se rendent au contraire compte qu’ils en ont eu beaucoup, et aussi combien ils ont été aimés. » Cinq personnes que vous avez croisées de votre vivant vous attendent là-haut. Leur sort est intimement lié au vôtre, et pourtant vous ne les connaissez pas forcément. Ces cinq rencontres, belles ou terribles, vous révèleront les fils invisibles qui nous relient tous les uns aux autres. Ignorant tout cela, le vieil Eddie, chargé de l’entretien des manèges d’une fête foraine, fait ses premiers pas là-haut. Au fil des rencontres qui lui sont destinées, il découvrira les clefs de la vérité pour plonger enfin dans une bienfaisante éternité.  (4ème de couverture)

 

Mitch Bucchannon?.. Hé non, Albom =)

 

Aaaah. Pour une fois j’ai des choses à raconter sur l’auteur. Et même beaucoup trop de choses ( Vous trouverez donc, si vous le souhaitez,  plus d’infos sur la page Wiki en anglais, son site perso etc etc) .

 

Mossieur Mitch Albom est donc un auteur américain qui vient de fêter ses 52 ans ( Le 13 mai, happy birthday !) Auteur mais aussi journaliste, scénariste, musicien et animateur radio/télé.

 

Dans ses jeunes années, il se destinait avant toute chose au métier de musicien. Il a donc joué dans de nombreux groupes, y compris à travers l’Europe, et a même été chanteur/pianiste dans une taverne de Crète.

 

De retour à New-York, il se tourne vers le journalisme (le jour), en parallèle de son activité de musicien (la nuit). Ses nombreux jobs dans divers journaux lui permettent de retourner à la fac pour devenir diplômé de journalisme à l’Université de Columbia. Une fois diplômé, il travaille pour de nombreux journaux, dans les pages sportives, et recoit de nombreux prix pour ses articles.

 

Naturellement, il se tourne donc vers l’écriture, et produit de nombreux ouvrages sur le sport, entre autres sur le football américain et le basketball. Bon, on est d'accord, pour le moment, pas grand-chose à voir avec les romans pour lesquels il est vraiment connu dans le monde.

 

Le déclic aura lieu en 1995, lors d’une émission où un de ses anciens professeurs, le sociologue Morrie Schwartz , explique comment il vit avec une maladie en phase terminale. Albom décide alors de renouer le contact avec cet homme, et le visite régulièrement pour discuter de tout et de rien, de la vie et de la mort.

 

Afin d’aider le professeur à régler ses frais médicaux, Albom écrit un ouvrage au sujet de ces visites, et tente de le faire publier. Après de nombreux refus, il trouvera finalement un éditeur, et l’ouvrage « Tuesdays with Morrie » est publié en 1997. Le bouche à oreille fait que ce roman se retrouve très vite parmi les best-sellers, et une petite visite de l’auteur dans le show d’Oprah Winfrey fait littéralement exploser les ventes. C’est le début d’une nouvelle carrière pour Mitch Albom.  Tous ses romans suivant se hisseront immédiatement dans les meilleures ventes, avec adaptation télévisuelle et tout le toutim.

 

En parallèle de ses nombreuses activités, Mitch Albom s’investit également beaucoup dans de nombreuses associations caritatives pour aider les enfants, les SDF ou les handicapés. Consécration ultime, il apparait en 2010 chez les Simpsons (Saison 9, épisode 21).Un sacré bonhomme tout de même non?! 

 

Alors, que se passe-t-il « après » ?

 

Pendant des années, le vieil Eddie, petit bonhomme trapu de 83 ans, a veillé au bon fonctionnement des attractions de la fête foraine de Ruby Pier. Comble de l’ironie, c’est ici qu’il vient tout juste de mourir, écrasé sous la nacelle d’un manège alors qu’il tentait de sauver la vie d’une fillette…

 

Arrivé dans l’au-delà, le défunt se retrouve embarqué sur un vaste océan multicolore et multiforme où, comme dans un rêve éveillé, il va faire cinq rencontres bouleversantes et déterminantes : avec Marguerite, son amour perdu, mais aussi son ancien capitaine d’infanterie, une vieille femme aux cheveux blancs, un mystérieux homme bleu et une toute jeune Asiatique détenant, dans ses petits doigts atrocement brûlés, le secret d’Eddie et de sa destinée…

 

Une interprétation originale de la vie après la mort

 

Pour une fois, ce roman débute.. par la fin ! La fin d’Eddy plus exactement, brave bonhomme ronchon qui, fidèle au dicton (« Celui qui vit par l’épée périra par l’épée »), va rencontrer la mort sur le lieu auquel il a dévoué sa vie entière.

 

Et surprise, la mort ce n’est pas les petits nuages et le vieux barbu (ou l’enfer et les flammes, au choix). Pour Mitch Albom, la mort, c’est une multitude d’univers, chacun adapté à son « habitant ».

 

Le principe est simple. Quand vous mourrez, 5 personnes vous attendent, que vous allez rencontrer successivement. Pas forcément des proches ou des personnes que vous connaissez, mais des personnes qui ont néanmoins croisé votre chemin, d’une façon ou d’une autre, et l’on influencé (ou ont été influencés). L’objectif final étant simplement de redécouvrir et expliquer sa vie,  pour enfin atteindre l’apaisement

 

Ce titre m’avait tapé dans l’œil depuis un moment, mais j’avais un peu peur de tomber sur un énième délire religio-religieux. J’ai donc profité d’une braderie pour me l’offrir à vil prix, et le découvrir par la même occasion. Et bonne surprise, il s’agit d’un roman somme toute assez agréable, et intelligemment écrit.

 

A l’instar des « Thanatonautes », de B .Werber, il s’agit d’une interprétation somme toute  personnelle et romancée de ce que peut être la vie après la mort. Et plus que l’histoire de la mort, c’est l’histoire d’une vie que l’on découvre, celle d’Eddy. Une vie difficile, remplie de violence et de luttes, mais aussi de moment de joie, une vie qui finalement valait tout même le coup d’être vécue.

 

Comme tout ouvrage du même style, immanquablement « Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut »  nous fait réfléchir a notre propre existence, à ce que l’on en fait, à nos interactions avec les autres.. et, de fait, à qui pourrait bien nous attendre là-haut.

 

Il faut bien l’avouer, ce roman reste quand même bien fourni en lieux communs (La vie est belle, aimez-vous les uns les autres, même dans la douleur la vie vaut la peine d’être vécue etc etc).. mais au final, ca ne fait jamais de mal de se les entendre dire. 

 

En bref, un joli livre, tout doux, très agréable. Une belle histoire sur la vie et la mort, qui se lit sans prise de tête.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 14:43

http://www.lecoledessaveurs-livredepoche.com/livre_3D.png« Un jour, la petite Lillian  se lance un défi fou: si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacreras sa vie à la gastronomie. La magie d'un chocolat chaud opère et, vingt ans plus tard, Lillian anime un atelier de chefs. L'École des Saveurs réunit des élèves de tous les horizons, qui, au fil des saisons, vont partager leurs expériences culinaires, découvrir l'incroyable alchimie de la cuisine et des sentiments, le pouvoir miraculeux des épices, capables de révéler des ressources insoupçonnées, de guérir des peines anciennes, de retrouver des bonheurs enfouis, bref, de changer la vie ! » (4ème de couverture)

 

Master Top Chef Presque Parfait

 

Une fois par mois, le lundi soir, 8 personnes se réunissent dans le restaurant de Lillian pour un cours de cuisine. Claire, Helen, Carl, Antonia, Chloé, Tom, Ian et Isabelle n'ont pas grand-chose en commun. Mais le hasard a voulu qu'ils se retrouvent tous à ce cours, l'Ecole des Saveurs.

 

Lillian est une véritable petite fée de la cuisine. Son formidable don, développé et entretenu dès l'enfance, fait qu'elle est capable de savoir exactement quel plat il vous faut, à quel moment. Lors de ces cours, elle va donc mettre ce don en application et transmettre son amour des goûts, des couleurs et des odeurs de la bonne cuisine à ses élèves.

 

Pendant toute une année, au fur et à mesure des saisons, chacun va, par l'intermédiaire d'une recette bien particulière, revenir sur sa vie, passée et future, apprendre à se connaître, à s'accepter, à s'ouvrir au plaisir de la gastronomie... et des autres.

 

Chacun des 8 protagonistes, ainsi que Lillian, va avoir droit à son chapitre, portrait coloré mêlé aux senteurs et saveurs culinaires omniprésente. Chaque « élève » va aussi se découvrir des affinités avec les autres, plus ou moins fortes, tant et si bien qu'on l'impression de voir se construire une petite famille qu'on a beaucoup de mal à quitter à la dernière page.

 

Un petit bijou à découvrir ab-so-lu-ment !

 

Ce livre est un petit concentré de plaisir !!! Une fois commencé, on ne peut plus le lâcher. Je remercie d'ailleurs le hasard qui a bien fait les choses puisque j’avais 4 heures de transports devant moi au moment de la lecture, j'ai donc pu le dévorer d'une traite !!

 

Dès le premier chapitre, le parallèle littérature/cuisine est traité avec grâce et ne peut que ravir les amateurs de ces 2 arts. Chapitre très émouvant par ailleurs ou une petite fille se sert de son « don » pour la cuisine afin faire revenir parmi les « vivants » sa mère, qui s'est littéralement murée dans les livres après son divorce.

 

Lillian fait d'ailleurs partie de ces personnes qu'on aimerait tous rencontrer une fois dans notre vie. Avoir un charmant petit restaurant comme ça en bas de chez nous, où le chef saurait exactement ce dont nous avons besoin au bon moment, et dont nous repartirions le corps et l'esprit satisfait et comblé.

 

L’ensemble est servi par une écriture très colorée, imagée et olfactive. Le lecteur a vraiment l’impression d’être dans le roman, et il m'est arrivé à plusieurs reprises de m'arrêter, de fermer les yeux, et de voir et de sentir ce qui était décrit. Le tout est écrit de façon très fluide, ça se lit comme on déguste un bon repas, avec ravissement, des surprises pour les papilles à chaque page, et  sans que cela ne soit jamais indigeste. Ce roman est une délicieuse torture,  qui se vit avec les sens autant qu’il se lit. On ressent la moindre épice, le velouté des légumes, l'onctuosité d'un chocolat, la douceur d'une purée maison…

 

Honnêtement…tous les livres de recettes devraient être écrits comme ça !!! Chaque recette décrite dans le roman donne envie de la mettre en œuvre de suite, d'aller trainer au marché, de se laisser enivrer par les couleurs et les senteurs. D'ailleurs ça n'a pas raté, j'avais a peine refermé le bouquin que j'étais aux fourneaux en train de tester.. pour le plus grand bonheur de l'homme =) . Les Editions Livre de Poche ont d’ailleurs eu l’excellente idée de regrouper les recettes évoquées dans le roman pour les formaliser sur un mini-site.

 

A la fin de l'ouvrage l'auteur décrit ce roman comme un cadeau. Et c'est comme tel que le lecteur le reçoit, un splendide cadeau qui nous emmène, comme les protagonistes, dans un voyage sur nous-même, nous ramenant vers les plaisirs simples de nos enfances et les bons plats de mamie, où encore toutes ces occasions où un plat, une couleur, une odeur a marqué l’instant de façon subtile.

 

Les amateurs de bonne chère ne pourront qu'adorer, c’est certains. Mais que ceux qui ne voient pas de différence entre une pizza surgelée et un tournedos Rossini se rassurent, on a tous une « Madeleine de Proust » et cet ouvrage vous la renvoie dans les dents, pour notre plus grand plaisir.

 

En bref.. au cas où vous ne l'auriez pas compris...c'est un véritable coup de coeur ! Jetez vous dessus !

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 09:00

Et si on envahissait les USA ?""Et si on envahissait les États-Unis?" L'assistance, éberluée, se tourna vers la porte des toilettes qui venait de s'ouvrir sur le jeune ministre du Sucre et du Café du gouvernement de Sessondfer Lepitre, Président provisoire d'Haïti" Ainsi commence ce roman, drôle, ubuesque, tonifiant, du romancier et essayiste JB Schiller. A Port-au-Prince, le Président Provisoire a convoqué ses ministres: les caisses de l'État sont vides, le président ne va même pas pouvoir acheter sa prochaine réélection! Il faut d'urgence trouver une solution. Et c'est alors que surgit cette idée folle: Et si on envahissait les USA?" (4ème de couverture)

 

Un auteur venu du chaud...

 

Encore un auteur bien discret.. comme quoi on ne peut pas tout savoir, même avec Internet !!


De Jean-Baptiste Schiller donc nous ne saurons que ce que l'éditeur, Le Serpent à Plumes, veut bien nous en dire en début d'ouvrage :

 

« Schiller Jean-Baptiste naît à Port-au-Prince en 1957, et passe son enfance en Afrique – Centrafrique, Niger, Cameroun. Essayiste et romancier, pionnier de l'internet haïtien à la fin des années 1980, il promeut l'idée que ces nouvelles technologies – et l'engagement des Etats et des citoyens – peuvent constituer pour les pays du Sud un véritable moteur de développement. Il vit et travaille à Port-au-Prince. »

 

"Le peuple doit pouvoir manger avant d'aller aux élections." Prosper Avril (Président provisoire d'Haïti)

 

Alors que le gouvernement de « Son Excellence,le Très Sincère et Très Patriote » (entre autres titres^^) Sessondfer Lepitre (Avec un nom pareil ce n'est pas gagné) se démène pour trouver une solution de.. gagner les prochaines élections et de renflouer leurs caisses, le jeune Ministre du Sucre Sanssucre (Encore un nom prédestiné) a l'idée du siècle : « Et si on envahissait les États-Unis ? ». L'idée n'est bien entendu pas d'aller envahir réellement et physiquement les États-Unis, la différence est par trop inégale.

 

Mais songez y bien. Si Haïti réussit à provoquer assez les États-Unis pour être envahi sans être détruit, alors ce sera aux Américains de sortir les billets nécessaires au fonctionnement du pays ! Une idée de génie non?

 

Sauf que pendant ce temps là, à Miami, pour une sombre histoire de monnaie non rendue par un taxi, la foule se déchaine et mène jusqu'au poste de maire, puis de gouverneur de l'état de Miami une certaine Manman Mirambelle, mambo de son état. (Une mambo est une prêtresse vaudou.. et ca ne rigole pas!) Malheureusement pour Mr Le Président Très Provisoire Sessondfer Lepitre, Manman Mirambelle n'as pas l'intention de le laisser annexer Miami et ses richesses sans rien dire par une bande de politiciens ambitieux..

 

"Lorsqu'il est libre de s'exprimer par le bulletin de vote, le citoyen [haitien] se montre peu avisé ou joue de malchance". Kern Delince (Écrivain haïtien)

 

L'idée de départ de cet ouvrage m'avait tout de suite attirée: original, drôle, curieux.. bref, j'ai pris ce bouquin sur un coup de tête. J'avoue que le résultat ne correspond pas forcément a ce à quoi je m'attendais... mais en fait je crois que je ne savais pas trop à quoi m'attendre ><

 

Vous l'aurez compris d'après le résumé, cette histoire sans début ni fin (et sans queue ni tête) est complétement ubuesque. Un gouvernement véreux et complétement à côté de ses pompes, des remarques surprenantes en permanence, une mama vaudou plus maline qu'il n'y parait, des Américains un peu débordés.. De ce joyeux fouillis ressort une impression d'hyperactivité foisonnante mais totalement improductive. Tout le monde bouge, parle (beaucoup), agis (rarement), défend son bout de gras, sans jamais que cela n'aboutisse à quelque chose de concret.

 

Ah tiens ?! Un peu comme nos politiques en fait !! Et oui.

 

Car derrière cette farce grandeur nature se cache (à peine) une redoutable caricature de nos gouvernements démocratiques « modernes ». Et tout aussi bien des « poids lourds » de ce domaine, à la démocratie hasardeuse, chichitante et basée sur une diplomatie douteuse, que les « petits frères turbulents », la petite République d'Haït dans notre cas. Ces petits pays où, sous couvert de démocratie, une bande d'homme et de femmes font tout pour défendre uniquement leur bout de gras, leur survie et leur compte en banque, tout en se gargarisant de titres flamboyantes et pompeux, mais si peu représentatifs.

 

On ne peut s'empêcher de sourire en tournant les pages, devant nos drôles de personnages et leurs considérations si.. basses. Car l'auteur a clairement pris le parti de rire de tout cela, de la politique et de ses aberrations, entre autres en affublant ses représentants de noms ridicules, en narrant des anecdotes absurdes, voir en faisant se régler les compte entre pays à coup de peinture rouge vermeil.

 

Malgré tout cela je ressors de cet ouvrage avec un avis un peu mitigé. Car si le sujet, la façon dont il est traité et l'humour permanent sont des plus appréciables, ce fouillis permanent est parfois difficile pour le lecteur qui doit vraiment s'accrocher pour comprendre ce qu'il en est. De plus, j'ai l'impression d'être passée à côté de pas mal de choses de par ma propre ignorance des « choses » haïtiennes et de la politique, et c'est assez frustrant j'avoue !

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 09:00

Rossmore Avenue - Vanessa Caffin

« Lily Brochant s'est installée il y a dix ans à Los Angeles, où elle a suivi un amour de passage. Allergique à l'inculture américaine, elle se débat au milieu du vernis californien, décidée à imposer un ton résolument irrévérencieux et parisien, bien intriguant pour la communauté du 500, Rossmore Avenue, le petit immeuble chic et vieille Angleterre de Hancock Park où elle a posé ses valises.

Reine du shiatsu auprès d'une clientèle fortunée, elle se jette sur le pouls de ses voisins pour mieux traquer leurs manques affectifs : Jane, malmenée par un fils hyperactif bien décidée à démasquer les infidélités de son mari ; Georges, un Français sexagénaire inconsolable depuis le décès de sa femme, parti à L.A dans l'espoir de rencontrer son idole, Sylvie Vartan ; Luke, peintre dépressif en mal d'inspiration ; et Cora, concierge latino mélancolique rêvant de fuir en Norvège. Mais quand le mari de Cora est retrouvé mort dans les poubelles et qu'un natif de L.A se met à courtiser Lily à la française, la vie prend des tours inattendus au 500, Rossmore Avenue... » (4ème de couverture)

 

Who are you Vanessa ?

 

On sait peu de choses sur Vanessa Caffin. Auteur, mais aussi scénariste, elle n’en est pas à son coup d’essai avec « Rossmore Avenue » puisqu’elle a déjà écrit « J’aime pas l’amour…ou trop, peut-être » et « Mémoire vive », qui ont tous deux reçus un très bon accueil de la part des critiques et du public.

 

« Rossmore Avenue » arrive à peine entre nos mains, mais une bonne fée semble s’être penchée sur son berceau puisqu’il a fait partie des 10 romans ayant l’honneur d’être sélectionné au Festival de Berlin pour être présenté devant 300 producteurs internationaux. Croisons les doigts !

 

Un petit moment de plaisir simple

 

Le thème de la « tranche de vie populaire » au sein d'une ville,  d’un même immeuble, voire d’un même logement existe depuis bien longtemps, et à toujours rencontré un certain succès. Il suffit de voir la foultitude de romans, séries ou films sortis sur le sujet pour s’en rendre compte, et cela concerne toutes les cultures : « Les Chroniques de San Fransisco », « Les Mystères de Paris », « Yak Hna Jirane », « L’auberge espagnole », « Friends »… la liste est trèèès longue.

 

Car la trame de fond de ces œuvres est simple : les relations humaines. Sans avoir besoin de recourir à des scénarios extraordinaires, ils nous décrivent la vie de tous les jours, parfois merveilleuse, parfois impitoyable, parfois digne d’un scénario hollywoodien.Ce que vivent les personnages, c’est plus ou moins ce que le lecteur a vécu un jour, où rêvé de vivre.

 

« Rossmore Avenue » se situe donc en plein dedans. On suit, pendant une durée de quelques semaines, les 5 foyers d’un même immeuble dont les vies se croisent ou se côtoient.

 

Chaque personnage à un caractère bien déterminé, presque caricatural, mais au fond cet immeuble ressemble à un mini concentré de notre société actuelle : Le veuf âgé qui se perd dans ses rêves pour nier la réalité, l’étrangère (Française ^^) au sale caractère qui refuse de s’adapter, le couple bancal qui s’accroche vaille que vaille, le jeune artiste dépressif, le couple d’immigrés qui triment dans l’indifférence générale, etc.

 

Mais ce côté très caricatural qui peut un peu énerver au début de l’ouvrage se dilue au fur et à mesure de la lecture. Et les personnages prennent peu à peu une dimension très réelle, avec leurs doutes, leurs faiblesses, mais aussi leurs joies. Car la vie n’est pas tout le temps atroce !

 

L’autre avantage de ce melting-pot de personnalités, c’est que l’on peut traiter de tous les sujets, voire d’un même sujets sous des angles différents. Amour, amitié, art, dépression, vieillesse, divorce, déceptions… tout ce que la vie nous apporte, et que l’on doit accueillir ou encaisser, parfois au détriment de ce que l’on est ou de ce que l’on rêve.

 

Bon, pas de panique, « Rossmore Avenue » n’est pas un pavé incompréhensible de philosophie humaine. Au contraire. L’écriture légère (et drôle !) de V.Caffin fait que l’on suit les « aventures » de tout ce petit monde de façon très agréable, avec un sourire léger aux lèvres, même dans les pires moments.

 

On sent la plume de la scénariste dans le traitement de l’écriture, qui est très visuelle et très active. On peut donc très facilement s’imaginer les scènes, les répliques sont bien senties, les descriptions succinctes mais efficaces. On aimerait presque, parfois, vivre dans cet immeuble avec eux.

 

Vous l’aurez compris, la lecture de ce roman fut un vrai plaisir très (trop) vite consommé, et une véritable bonne surprise pour moi qui craignait de tomber sur un roman un peu trop « chick-littien » à mon goût.  Je me suis vraiment attachée aux personnages, à tel point qu’on aimerait bien en savoir un peu plus sur eux et sur l’avenir qui les attend !

 

Un grand merci aux Editions Belfond et à Livr@dict pour m'avoir permis de découvrir ce titre dans le cadre d'un partenariat.

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 09:00

De l'eau pour les éléphants - Sara Gruen« Ce roman pas comme les autres a une histoire exceptionnelle : en quelques mois, il a fait de l’auteur inconnu un véritable phénomène d’édition, le coup de cœur de l’Amérique. Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les Etats-Unis. Jacob Jakowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités. Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène, la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio. Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe. » (4ème de couverture)

 

Ô Canada ! ♪

 

Sara Gruen est canadienne, et pourtant c’est la nouvelle petite chérie de l’Amérique (Je plaisante).  Pour la petite histoire, elle quitte le Canada en 1999 dans le cadre d’un boulot administratif, et quand deux ans plus tard elle se retrouve au chômage, elle décide d’écrire ses propres romans. Et ne me demandez pas son âge, une femme a toujours 18 ans.

 

Amoureuse des animaux, elle se lance dans l’action avec « La leçon d’équitation », qui rencontre un succès immédiat auprès du public. La suite de cet ouvrage, « Parcours sans faute », recevra le même accueil.

 

Puis vient la petite bombe « De l’eau pour les éléphants », qui la catapulte en tête des ventes pendant plusieurs semaines, et dont les droits sont rapidement rachetés (Un chèque avec beaucoup de zéro), pour une adaptation au cinéma, en ce moment sur vos écrans.

 

Après les chevaux et les éléphants, son dernier roman, « Ape House », a pour héros nos cousins les Bonobos. Et est bien parti pour faire un carton comme ses grands frères.

 

La marche des éléphants ♪

 

Jacob Jakowski est un vieil homme de 90 ans, qui végète dans sa maison de retraite, entre infirmières distantes, repas infects et visites espacées de ses proches. Pour fuir ce quotidien, Jacob se réfugie dans ses souvenirs, cette vie surprenante qu’il a connu lors de sa jeunesse .. (Flashback)

 

Jacob Jakowski mène alors une vie d’adolescent tranquille, et suit les traces de son père en suivant des études de vétérinaire dans une prestigieuse école. Mais suite au décès de ses parents dans un tragique accident de voiture, le voici qui laisse tout tomber et s’enfuit, pour monter dans le premier train qui passe.

 

Le hasard fait qu’il s’agit du train d’un cirque itinérant, mené d’une main de fer (de tortionnaire) par « Oncle » Al, et Auguste. La vie est rude, surtout pour ceux qui ne sont pas « artistes » : exploités, non payés, mal nourris, jetés du train en marche quand le patron veut s’en débarrasser, leurs vies ne valent pas grand-chose.

 

Heureusement pour Jacob, ses connaissances de vétérinaire vont lui sauver la mise. Non seulement il s’occupe désormais de l’ensemble des animaux, loin des difficiles travaux manuels, mais le voilà catalogué grand ami d’Auguste, le patron de la ménagerie, et de Marlène, sa femme. Ce poste va lui permettre de se rapprocher de Rosie, l’éléphante que tous croient stupides, mais aussi du cœur de Marlène.

 

C’est dans cette atmosphère très particulière que Jacob va vivre les mois les plus mouvementés de sa vie, remplis d’émotions, d’amour et de violence.

 

How ! I feel good ♪

 

Par où commencer.. Sans doute par le fait que je ne suis pas étonnée que ce roman ai connu un tel succès. Malgré un sujet de fond que l’on peut qualifier de classique (L’histoire d’amour impossible), malgré un cadre pas forcément idéal pour captiver le public d’aujourd’hui (Un cirque ambulant des années 30)… et bien.. wow.

 

On débute l’histoire dans l’univers glauque des maisons de retraites, où sont régulièrement niées la dignité et  l’humanité des personnes âgées. Et où l’on croise cet homme qui nous ouvre sa mémoire. Et quels souvenirs ! L’histoire se déroule sur quelques mois, mais semble durer des années tellement elle est riche en rebondissements et découvertes. Dès qu’on met un pied dans l’histoire de ce cirque et de Jacob, on est littéralement embarqué avec eux, et il est très difficile de reposer l’ouvrage.

 

L’auteur réussit, avec son style simple et imagé, à nous propulser au cœur de ce cirque, de ces personnages et de ses drames. De façon parfois très crue, elle met en scène de véritables personnalités, et donne une consistance surprenante à ses personnages.

 

J’avoue que je suis bien embêtée pour faire une « analyse de texte », car difficile de disséquer et trouver ce qui fait que ce roman est si bien réussi. C’est un tout, la somme des recherches effectuées sur le cirque des années 30, sur le dressage des éléphants, la mise en scène parfaite, la vivacité des descriptions, les interactions entre les personnages.. et cette petite touche qui fait mal au cœur quand, régulièrement au cœur du récit, on revient temporairement dans le présent auprès d’un Jacob vieillissant et fondamentalement malheureux.

 

On ne peut d’ailleurs que trépigner de joie à la fin de l’ouvrage.. mais chut !

 

Si d’habitude je me méfie des « phénomènes littéraires » que tout le monde encense, j’avoue que là je me suis bien fait avoir. « De l’eau pour les éléphants » est un véritable coup de cœur que je vous recommande chaudement. Et je remercie très sincèrement Sofynet d’avoir eu l’excellent, la géniale, la grandiose idée de me l’envoyer lors du Swap Adaptation Ciné.  

 

Et maintenant je me tâte (*ploup*) pour aller le voir au ciné, d’autant plus que Gally en dit beaucoup de bien.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:00

Va chercher! Spencer Quinn« Moi, c'est Chet, chien-détective.Oui, c'est vrai, j'ai lamentablement échoué aux épreuves de sélection de chien policier, mais bon, sniffer des paquets de drogue au milieu des chaussettes sales, c'était vraiment pas mon truc! Non, finalement, je me suis associé avec Bernie, un détective privé un peu cabossé par la vie. II fait dans la recherche de personnes disparues... Là, on vient de nous demander de retrouver une ado qui a fait une fugue. Je renifle ses affaires, un sac à dos qui sent le vieux hamburger et le pétard. Au fait, il y a une autre odeur dans les affaires de la gamine. La peur… Va falloir s'y mettre si on ne veut pas la retrouver en chair à pâté, cette petite ! » (4ème de couverture)

 

Mais qui est Spencer Quinn ?

 

Pas évident d’en apprendre plus sur ce mystérieux auteur qu’est Spencer Quinn. Car si on nous dit bien volontiers qu’il s’agit d’un pseudonyme et qu’il vit à Cape Cod avec son chien, les révélations s’arrêtent là. (A tout hasard je signale que Cod signifie Morue en anglais. Private joke, désolée) Mais en farfouillant un peu (beaucoup) plus, enfin un nom émerge : Spencer Quinn ne serait autre que Peter Abrahams. Bon. Malgré mes appels répétés et mes multiples courriers, je n’ai eu aucune réponse à ce sujet… c’est donc avec beaucoup de guillemets que l’on prendra cette affirmation.

 

Mais bon, je vais quand même vous présenter Peter Abrahams, ça ne coute rien et c’est bon pour la culture G.

 

Peter Abrahams, donc, est un romancier de polar, américain, de bientôt 70 ans, qui vit à Cape Cod avec son chien. (Curieuse coïncidence). Et pour ceux qui se demanderaient, « Cap Morue » se trouve dans le Massachusetts.

 

Producteur de télévision pendant un temps, il est l’auteur d’une vingtaine de polars, mais aussi de quelques romans jeunesse (La saga des « Mystères d’Echo Falls »). Et, sans doute, de deux romans policiers canins sous le pseudonyme de Spencer Quinn =)

 

Et, pour la gloire, Stephen King le considère comme son « romancier américain suspense favori » . Rien que ça.

 

Ce qui en passant nous donne un indice supplémentaire, puisque ce même Stephen King encense les aventures de Chet et Bernie.… Elémentaire mon cher Watson !

 

« Quand le meilleur ami de l'homme est un chien, ce chien a un sacré problème. » Edward Abbey

 

Bernie est un ancien flic, aujourd’hui détective privé à la Magnum (Pas les glaces), toujours en chemises hawaïennes, mais sans la moustache ni la Ferrari. Peu importe, Chet, son chien et partenaire, l’adore quand même.

 

La vie n’est pas toujours simple pour eux : les affaires ne se pressent pas à la porte, la femme de Bernie est partie avec son fils et le harcèle pour la pension.. Bref, quand on leur apporte un affaire de disparition, avec une forte somme à la clé, les voici embarqués dans une drôle d’aventure.

 

Qui du père agent immobilier véreux, de la mère et de son amant, de ce curieux clan de Russes est coupable ou même de cette jolie journaliste est coupable? Le flair de Chet va être mis à rude épreuve tandis qu’il nous raconte, pour notre plus grand délice, le déroulement de cette enquête. Tout en partageant avec nous ses réflexions métaphysiques canines.

 

Rintintin et Magnum, flics de choc .. enfin c’est presque ca =)

 

Ce roman se dévore très facilement et rapidement. Moi qui ne suis pourtant pas fan de polars, j’ai pris un réel plaisir à suivre les aventures de Chet et des humains qui gravitent autour de lui, et me jetterais sur les prochains volumes avec la même joie.

 

Le choix de l’auteur de raconter son histoire du point de vue du chien est un idée de génie, qui est très bien retranscrite : cet ouvrage a été écrit par un amoureux des chiens, quelqu’un qui les connait bien, et qui arrive ici à donner la parole à l’un d’entre eux. Cela donne parfois des dialogues totalement décousus, Chet, comme tout bon chien, étant facilement déconcentré.Mais cela participe également à l'incroyable vivacité du récit.

 

La trame de fond reste néanmoins solide, avec une histoire qui tient debout et qui nous balade de droite à gauche jusqu’au dénouement final.On avance aux côtés de Chet, en ayant parfois envie de hurler devant ces humains qui, finalement, ne comprennent rien à rien et ont vraiment des comportements étranges.

 

« Va chercher ! » fait donc partie de ces petit romans sympathiques qui, sans rien d’extraordinaire (pas de super intrigue tordue, de supers pouvoirs, de super héros..), vous mettent de bonne humeur et vous font bêtement rire dans le train… Un mini coup de cœur <3 <3

 

J’en profite pour dire un grand merci à Era qui m’a prêté cet ouvrage que j’avais déjà repéré, vous pouvez voir son avis à ce sujet ici.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:00

Instinc Blast« Tim ne garde qu'un souvenir troublant de l'accident. Quand il a repris conscience, il était une bête féroce, avide de chasse et de sang. A-t-il rêvé ? Ce n'est pas l'avis du professeur McIntyre, psychiatre singulier, qui l'emmène dans son institut de recherche où vivent d'autres inités, tous sujets à des métamorphoses animales. C'est là que Tim rencontre Shariff et surtout Flora, une jeune fille séduisante et insaisissable... » (4ème de couverture)

 

Initials V.V ♪

 

Chers lecteurs (et lectrices). Aujourd'hui, je dois vous annoncer une nouvelle grave. Oui. En effet je suis atteinte de flemmingite temporaris aigue, ce qui fait que je vais me contenter de reprendre la présentation de l'auteur faite dans l'ouvrage. Elle est, ma foi, très bien fait, je n'aurais pas fait mieux  (Et je me soigne, ne vous inquiétez pas :p)

 

« Après une jeunesse parisienne, Vincent Villeminot part, à vingt-deux ans, avec sa compagne, enseigner le journalisme en Égypte, à l'Université du Caire. (La chaaaaance ><). Il reste deux ans dans cette ville tentaculaire, foisonnante, où son fils aîné verra le jour – sans doute est-ce là, également, le pays d'origine de Shariff ?

 

Vincent revient à Paris en 1996. Il travaille en tant que journaliste reporter et côtoie alors des réalités qui resteront à ses yeux, plus dures que n'importe quelle fiction : la rue, la prison, la toxicomanie... Après la naissance de ses deux filles, il décide de partir en 2003 avec armes et bagages (et, bien sur, sa turbulente tribu) dans les Alpes françaises, au bord du lac Léman, où la petite dernière pointera son nez. Il se consacre désormais à ses romans.

 

Grand lecteur de littérature française contemporaine, amateur (comme Shariff) de films américains et japonais, accro (comme Flora) d'actualités sur internet et de rocks sombres, il peut s'enfermer des jours entiers dans son bureau-sanctuaire avec ses trois héros et des sandwiches à la viande. De sa fenêtre il voit le soleil se coucher sur les montagnes qui sont le terrain de jeu de ce premier tome, et sur Lausanne, théâtre du deuxième tome de sa trilogie fantastique. »

 

« Les ours se suivent et ne se ressemblent pas » P.Perret

 

Tim est un ado qui vit tranquillement du côté de Seattle avec ses parents et son frère Ben, avec qui il rêve de devenir le plus fameux duo d'archéologues/chercheurs/aventuriers . Tout va basculer lorsque, dans un accident de voiture, non seulement toute sa famille trouve la mort, mais lui se réveille dans la peau d'un.. grizzly.

 

Après un difficile passage à l'hôpital, où il se croit fou, la rédemption viendra de cet étrange personnage, le professeur McIntyre, qui lui annonce le plus simplement du monde qu'il est un métamorphe, que c'est naturel et qu'il existe pleins d'autres gens comme lui. Et lui propose de venir dans son institut, en Europe, vivre auprès d'autres personnes comme lui, afin d'en apprendre plus sur son étrange capacité, et surtout apprendre à dominer ses pulsions de grizzly.

 

L'adaptation ne sera pas aisée, Tim ne pouvant s'empêcher de croire qu'il est dans une secte étrange de prime abord, ou qu'il est simplement fou. Néanmoins, avec l'aide du professeur (lors d'une démonstration impressionnante), ainsi que de ses deux nouveaux colocataires, Flora et Shariff, Tim va peu a peu apprendre à connaître et maitriser son don.

 

Malheureusement pour lui, certaines personnes croient également en leur pouvoir, et les chassent comme des animaux en vue d'exhiber leur têtes comme des trophées. En voulant sauver l'une des leurs, Tim, Flora et Shariff vont se retrouver prisonnier de ces odieux personnages, tandis que l'Institut se déchire en des guerres intestines...

 

Un livre à dévorer !

 

Ce roman fait partie de ceux où, dès les premières pages on se fait aspirer par l'histoire, et on ne peut faire autrement que de le lire jusqu'à la dernière goutte. Le lecteur se fait progressivement embarquer dans l'histoire, avec le protagoniste principal d'abord, puis en suivant les différents personnages rencontrés, tandis que l'auteur fait lentement, mais surement, monter la pression.

 

On sent que l'auteur connait son sujet (l'écriture) et ses lieux (Les Alpes françaises), car tout reste très cohérent et vivant. Et on sent bien l'influence des sandwich à la viande lorsqu'on nous décrit les passages où le héros laisse parler le côté animal du grizzly. Si,si. Un livre avec de vrais morceaux d'auteur dedans donc =)

 

Des petites touches d'humour (parfois potaches) sont distillées de ci de là, offrant quelques moments de repos au lecteur (et aux héros) pour reprendre leur souffle, avant de mieux les embarquer dans des aventures redoutables. On ne peut nier un réel talent dans la gestion du suspens! La dernière partie de l'ouvrage est redoutable à ce niveau là, très hachée, sautant sans cesse d'une personnage à un autre, on a vraiment l'impression d'y être.

 

Parlons en des personnages. Bien que parfois un peu caricaturaux (le gentil héros ado, le vieux professeur gentil, la pirate informatique au grand cœur, le petit génie...) , chacun reste fidèle à ce qu'il est, avec une psychologie parfois plus complexe que ce à quoi on s'attend.

 

Le héros d'ailleurs, contrairement à beaucoup d'autres dans la même situation, est loin d'être con. On est très loin de la situation type:

  «- Au fait tu peux te transformer en grizzly, c'est normal il y a d'autres gens comme ça viens dans mon institut au fait je m'appelle Professeur Xavier »

    - Ah ok chouette je vous suis alors! »

Et non, notre héros a un bout de cerveau, et il se demande d'abord s'il n'est pas fou, ensuite s'il ne se retrouve pas embarqué dans une secte étrange.. bref.. des réactions sensées quoi ! Et ça, ça fait plaisir, ça change des héros béni oui oui que l'on voit un peu trop souvent dans la littérature pour jeunes adultes.

 

Ce pauvre héros va d'ailleurs en prendre pas mal dans la tronche, l'auteur est pas très sympa avec lui, et on referme même l'ouvrage en ayant mal au cœur pour ce petit grizzly. Et surtout terriblement frustré de ne pas avoir le second volume sous la main.

 

Même les « méchants » sont bien pensés, horribles et haïssables à souhait. Ni difformes ni fantastiques, ils représentent juste cette espèce de barbarie ordinaire que l'on rencontre de plus en plus souvent dans les rapports à un « autre » trop différent. Terriblement réels. (Malgré leur look et leur accent à la « Je joue un méchant dans James Bond »)

 

« Instinct » est un des premiers titres de la nouvelle collection pour jeunes adultes « Blast », des éditions Nathan. Essai transformé donc, servi par une belle couverture. Vivement le n° 2 !

 

Accessoirement.. auteur à suivre, car une plume vraiment sympathique.

 

Un merci très chaleureux donc aux éditions Nathan et à Livr@ddict qui m'ont permis de découvrir cet ouvrage dans le cadre d'un partenariat !

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 09:14

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv44929880.jpg« Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine... » (4ème de couverture)

 

Avec un F comme Furprenant

 

J’avoue, je ne connaissais pas Mr Fforde, pas plus que son héroïne, jusqu’à ce jour bénit où, trainaillant sur le blog de Bambi_Slaughter, je m’aperçois qu’elle fait voyager quelques-uns de ses ouvrages, dont ce titre.

 

Découvrons ensemble ce qu’en dit Mr Wikipédia (en raccourci) :

 

« Jasper Fforde (né à Londres le 11 janvier 1961) est un écrivain britannique. Il a travaillé vingt ans dans l'industrie cinématographique en tant que « responsable de la mise au point » (de la caméra) sur des films tels que Haute-voltige ou encore Goldeneye, avant d'abandonner ce métier afin d'avoir plus de temps pour jouer avec les mots.


Son premier roman, "L'affaire Jane Eyre", a essuyé 76 refus d'éditeurs avant d'être finalement accepté pour une "éventuelle" édition par Penguin. Le livre a, dès sa sortie, connu un grand succès. »


76 refus ?!  Wow… heureusement que Jasper Fforde est persévérant, nous aurions pu ne jamais connaitre Thursday Next (Shocking !)

 

Que se passe-t-il jeudi prochain ? (Humour inside)

 

Thursday Next vit dans un monde parallèle au notre, où :

  •  Les arts et la littérature sont montés au sommet
  •  Il existe des polices de tout type, entre autres la police littéraire et la police du temps
  •  Toutes les inventions sont possibles,
  • L’on se déplace en dirigeable
  • L’Angleterre a été occupée par les allemands et se bat maintenant avec la Russie pour la suprématie de la Crimée
  • Shakespeare est une icône nationale
  • L’on peut avoir des espèces disparues clonées en tant qu’animal de compagnie,dont des dodos

…entre autres

 

Dans ce monde étrange, Thursday Next est un petit inspecteur de la brigade littéraire, les Littératech. La réapparition dans sa vie d’Achéron Hadès, son ancien professeur devenu génie du mal (Parcequ’il le vaut bien)  va chambouler sa petite vie rangée, et la voici embarquée dans une lutte sans fin pour sauver, dans le désordre, sa famille, son job et surtout..Jane Eyre, l’héroïne du roman éponyme.

 

Comment donner envie à Guu de lire les grands classiques anglais ?!! 

 

A peine la première page entamée, nous voilà embarqués dans un monde pour le moins surprenant, tellement semblable au notre et pourtant si différent. Mais totalement jouissif. L’auteur nous permet de découvrir les spécificités de ce monde petit à petit, par une petite phrase au détour d’une page, jamais de lourdes descriptions.

 

L’humour est également omniprésent. Outre la trame du récit pour le moins loufoque, le lecteur averti remarquera moult allusions qui le feront sourire, voir rire aux éclats. (Un exemple ? Le chasseur de vampires qui se nomme « Stoker ».. Mais appelez le « Spike », il préfère)

 

Mais sous cette apparence légère, l’auteur aborde également des sujets de fond tels que la religion ou la guerre et ses conséquences sur la vie de tous les jours. Cette dernière est particulièrement présente car est particulièrement intégrée au récit, ne serait-ce que par le passé de l’héroïne.

 

Héroïne à laquelle on s’attache très vite, car elle a une réelle profondeur, donnée notamment par son passé difficile, mais aussi par son comportement présent, un peu désabusé un peu paumée. Une personne comme nous au final, avec ses problèmes, son passif, ses espérances… On prend de fait plaisir à la suivre dans ses pérégrinations, et on est de tout cœur avec elle quand il s’agit de prendre sa vie amoureuse en main ^^

 

Les autres personnages sont malheureusement d’une qualité un peu inégale… si l’oncle de Thursday est un sacré morceau, Achéron Hadès est un peu l’archétype du « Je suis un super méchant parce que j’aime ça et je vais vous pourrir la vie juste pour le plaisir muahahah ».

 

Bon.. tout ça c’est bien joli, mais le gros point positif de ce roman reste son histoire, et notamment cette idée de pouvoir « rentrer » dans les romans. Quel lecteur n’a pas rêvé un jour de pouvoir intégrer son roman préféré, rencontrer ses personnages fétiches voir changer le cours du roman ?! Et bien tout cela est possible dans le monde de Thursday Next.

 

J’ai également beaucoup apprécié la façon dont ce roman est écrit : pour 300 pages, il est très dense et occupe donc un certain temps, tout en restant très fluide et clair. Un vrai délice.

 

Par contre.. la traduction française est à hurler. Même si elles restent disséminées, il y a des fautes de syntaxe qui donne envie de hurler. (Ce qui, par la même occasion, peut traumatiser vos voisins de RER lorsque pendant la lecture monte un râle sauvage du fond de votre gorge)

 

En bref…lisez-le !!!! Lisez-le, lisez-le, lisez-le ! « L’affaire Jane Eyre » a été un véritable coup de cœur et un pur moment de plaisir, et je suis ravie d’avoir pu le découvrir (presque par hasard). Merci merci merci Bambi_Slaughter !! Et vivement la suite ! Et oui.. car il y a une suite. Et même plusieurs. (Yipppie !!)

 

Sources biblio : Wikipédia

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