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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 09:00

Le dieu dans l'ombre« Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l'entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts primaires de l'Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même... Qui est le Dieu dans l'ombre? » (4ème de couverture)

 

Qui est tu Megan ?

 

Attention, accrochez-vous bien à vos chaises, je vais vous révéler le scoop de l’année. Megan Lindholm n’est rien d’autre que…. Robin Hobb ! Oui oui je sais c’était un secret bien caché il m’a fallu des semaines d’investigation -que dis-je des mois !- pour pouvoir vous annoncer cela.

 

Bon d’accord j’arrête mon char, c’est un secret de polichinelle. Si vous souhaitez en savoir plus sur la vie de Robin/Megan, allez donc faire un tour ici. Ce qui est certain par contre, c’est que chacun de ces deux facettes à son propre style d’écriture. Si les deux partagent le même talent de conteuse, elles traitent de sujets différents. Là où Robin nous emmène dans des aventures épiques sur des terres inconnues, remplies d’êtres fantastiques et d’histoires extraordinaires, Megan a toujours fait preuve de plus de modestie, s’attachant plutôt à décrire des histoires simples en relation avec la nature et notre monde, parfois fantaisies urbaines, parfois contes anciens, mais toujours très intimistes.

 

Qui est tu Evelyn ?

 

Dans ce roman, nous nous attachons aux pas d’Evelyn, jeune femme d’une trentaine d’année,  originaire d’Alaska et menant une vie paisible entre Tom, mari aimant, et Teddy ,fils adoré. Tout débute lorsque la petite famille part rejoindre la ferme familiale des parents de Tom, pour y passer quelques temps.

 

La famille de rêve se transforme peu à peu en machine destructrice pour Evelyn, qui ne trouve pas ses marques et s’éloigne peu à peu de son cocon familial pour retomber dans ses « travers d’enfance ».  On apprend peu à peu qu’enfant, Evelyn était une petite fille un peu sauvage, passant ses journées à trainer dans la forêt du Grand Nord avec un ami un peu particulier, un faune, ou satyre comme vous préférez.

 

Avec sa « vie d’adulte », Evelyn s’est peu à peu éloignée de ce monde-là. Mais dans cette situation difficile, elle retourne se réfugier dans cette forêt amie, et auprès de Pan.

 

Un accident tragique fera basculer sa vie, et elle décidera de se fondre définitivement dans la forêt, pour le meilleur et pour le pire.

 

Déroutant, choquant, surprenant,… tout simplement beau.

 

Difficile de parler de cet ouvrage. J’ai eu du mal à le résumer, et j’aurais du mal à en parler. Avant toute chose, ne vous attendez pas à retrouver un ouvrage du style « Assassin royal ». Vous seriez cruellement déçu(e)s. L’auteur nous livre ici un récit très intimiste, celui d’une femme un peu perdue, partagée entre son amour de la forêt et son besoin de vivre « comme les autres ».

 

Ne vous attendez pas non plus à de grandes envolées fantastiques, point de cela à part le personnage de Pan qui a plus une valeur symbolique qu’autre chose, en tant qu'incarnation humanoïde de la forêt.

 

Par contre préparez-vous à être émotionnellement secoué. Dans tous les sens. Car au long de cette histoire contée avec le talent qu’on lui connait, Megan Lindholm n’épargne pas son héroïne, ni son lecteur. Tout à tour révolté, triste, surpris, écœuré… on passe par toutes les couleurs et tout l’éventail de sentiments qui peut exister.

 

Car ce que l’on voit défiler devant nous, si l’on omet le côté un peu fantastique, c’est l’histoire d’un être humain comme les autres, un peu plus sensible, un peu plus attaché à la nature peut-être, qui va passer au cours de sa vie par différentes étapes importantes, comme nous tous. L’amour, la vie, la séparation, la mort, l’envie d’être « comme tout le monde » et en même temps de vouloir être unique, tout cela on l’a vécu un jour ou l’autre. Et forcément cela touche une corde sensible.

 

Parallèlement à cette description si sensible des sentiments humains, on perçoit dans les magnifiques descriptions de la forêt tout l’amour que l’auteur lui porte. A travers ces descriptions, on voit se construire de véritables œuvres d’arts, comme autant de tableaux  vivants dans lesquels évoluent les personnages.

 

En farfouillant un peu sur le web, j’ai vu que beaucoup de personnes n’avaient pas adhéré à cet ouvrage, voir l’avaient abandonné. Si je peux comprendre les arguments apportés, pour ma part je n’ai pas pu le reposer, tant je voulais en savoir plus, savoir ou tout cela allait nous mener. Et si j’ai pu être déroutée, voire parfois un peu dégoutée par certaines scènes qui scandaliseraient les bien-pensants, j’ai réellement apprécié la délicatesse de cet ouvrage comme une ode à la vie et à la nature. A l'amour aussi, dans ce qu'il a de plus beau, sans niaiseries et fanfreluches. Un livre que je n’oublierais pas de sitôt.

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 09:00

Stalker« Des Visiteurs sont venus. Sortis d'on ne sait où, ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu'ils ont occupée pendant des années sans jamais correspondre avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au risque de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait sans rien y comprendre les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d'un chemin. » (4ème de couverture)

 

Bogdanov, Karamazov… Strougatski

 

Arkadi et Boris sont deux frères nés en Russie dans les années 30. Jeunes adultes durant la 2nde Guerre Mondiale, l’un deviendra traducteur pour l’armée, l’autre astrophysicien.

 

Ils conjugueront ces talents pour écrire leur premier ouvrage à 4 mains en 1958. De la science-fiction of course. Dans leurs ouvrages, toujours à la recherche d’un certain idéal, ils se montrent très critiques envers le régime soviétique qui va donc les censurer dès 69.

 

Cela ne les empêchera pas de continuer à écrire et distribuer leurs ouvrages clandestinement, jusqu’à la libération des années 80 où ils pourront à nouveau écrire en plein jour.

 

Connus à travers le monde pour leur œuvre, ils ont publié une vingtaine de romans/nouvelles, dont « Stalker » (1972) et « Il est difficile d’être un dieu » (1972). Ces deux derniers seront d’ailleurs adaptés au cinéma dans les années 80.

 

« Chérie, passe-moi la mayo pour aller avec les blörgps »

 

La Zone. Plus exactement Les Zones. Elles sont 6 sur la planète. Six endroits où les extra-terrestres, au cours d’une courte (mais intense) visite ont laissé à jamais leur marque. La Visite d’ailleurs, telle qu’elle est nommée, fut unique, comme un arrêt pique-nique au bord d’une route peu fréquentée. Jamais on ne les reverra.

 

Mais ce qu’ils ont laissé a changé la face du monde. Dans ces zones se trouve toutes sortes d’objets et de phénomènes inexplicables, inconnus, dangereux. A ola fois avancées technologiques formidables et machines à tuer implacables. Et là où l’armée et les scientifiques hésitent à aller, les Stalkers s’en chargent. Contrebandiers modernes, ces hommes risquent leurs vies à chaque instant pour aller dans la zone récupérer de précieuses reliques, qui iront alimenter le marché noir.

 

C’est la vie d’un de ces Stalker que l’on suit (entre autres), et l’influence de la zone sur lui et son entourage.

 

Une histoire captivante menée de main(s) de maître(s)

 

Wow ! Quelle claque !! Pas d’autre mots pour décrire cet ouvrage magnifique (et servie par une couverture non moins superbe). On est loin, trèèèès loin des multiples clichés concernant les visites d’extra-terrestres, et pourtant les frères Strougatski arrive à imprimer une puissance, une intensité, une sensibilité extraordinaire à cette histoire de toute beauté.

 

Bon autant le dire tout de suite aux fans de bestioles hybrides, on ne voit pas les extra-terrestres, on ne sait pas à quoi ils ressemblent, rien. Ces derniers sont justes là pour justifier un fait, l’apparition des zones, mais cela s’arrête là. Désolée pour ceux qui placent l’homme sur un piédestal, nous ne valons au final pas plus que les petites fourmis qui tentent de chaparder votre sandwich les jours de déjeuner sur l’herbe. L’ouvrage s’intitule d’ailleurs « Pique-nique au bord du chemin » en version originale. A partir de cette situation surprenante , les auteurs se penchent plus particulièrement sur l’impact que cela a eu sur les hommes, aussi bien les « petits » qui vivaient sur place qu’au niveau de la politique mondiale.

 

Chaque chapitre de ce petit roman (200 pages) est dédié à un individu, tous étant plus ou moins lié dans le merveilleux et impitoyable monde des stalkers. Le talent des frères Strougatski est d’entraîner le lecteur dans cette histoire finalement assez glauque, mais tout en douceur. Les horreurs de la zone et leurs impacts sur les stalkers sont suggérées plutôt qu’énoncées crûment, leur psychologie est traitée simplement, tout est fait pour qu’on s’y attache .. et ca marche. Et notre cerveau imagine parfois le plus douloureux, bien mieux que les mots les plus atroces.

 

On est totalement acquis à la cause des stalkers, leur souffrances, leurs peurs quand ils font face aux phénomènes surnaturels de la Zone. Ces même phénomènes qui sont peu expliqués, si ce n’est du point de vue simpliste de ces hommes frustres (La « calvitie de moustique » pour expliquer des zones de gravité différentes par exemple). Le dernier chapitre est un magnifique exemple de cette capacité à nous absorber dans le roman, on est à côté du héros lors de cette « dernière  sortie » dans la zone la plus dangereuse.

 

Autre point appréciable, cette confiance en l’humanité qui transparait. Malgré ce monde dur, le danger de l’exploration et la rapacité des contrebandiers, ces hommes font finalement preuve de plus d’humanité que bien d’autres. La fin même de l’ouvrage en est la preuve, nous laissant refermer la dernière page sur un melting-pot de sentiments plus forts les uns que les autres.

 

Bon, vous l’aurez compris, il faut absolument lire cet ouvrage. Véritable pépite de SF, en dehors de sentiers battus et rebattus, ce livre est un vrai petit plaisir, qui pour une fois nous offre une autre vision du thème des extra-terrestres.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 10:58

Saba« - Je vais bientôt mourir, il dit très vite.
- Non, Pa !
- Ecoute. Je ne sais pas ce qui se passe après. Je n'ai eu que des visions. Mais ils vont avoir besoin de toi, Saba. Lugh et Emmi. Et d'autres encore. Beaucoup d'autres. Ne cède pas à la peur. Sois forte, comme je sais que tu es. Et n'abandonne jamais, tu as compris, jamais. Quoi qu'il arrive. »

Ecoutez le récit captivant de Saba, jeune fille farouche et attachante, qui va découvrir, lors de sa longue épopée, que le plus difficile n'est pas de se battre, c'est de faire confiance... (4ème de couverture)

 

Moira la (plus si) jeune

 

Moira Young est née au Canada, il y a ... un certain nombre d’années (On ne demande pas son âge à une dame voyons). Après l’obtention de son diplôme d’histoire, elle déménage en Grande-Bretagne en 1983 pour se lancer dans une carrière d’actrice au théâtre, puis dans des comédies musicales.

 

En 1988, elle revient à la mère patrie, à Vancouver, et entame désormais une carrière de chanteuse d’opéra. Carrière qui se déroulera honorablement et la ramènera à Londres en 1992, où elle fera partie de troupes sillonnant la Grande-Bretagne et la France.

 

Néanmoins Moira Young à une passion cachée: en effet, à l’âge de 9 ans elle écrivait déjà son premier ouvrage. Sa passion pour le théâtre a néanmoins étouffé ce désir d’écriture pendant plusieurs années, jusqu’en 2003 où elle décide enfin de se consacrer à l’écriture.

 

« Saba » (« Blood Red Road ») est son premier roman.

 

Il était une fois, dans un monde fort fort lointain…

 

Saba est une jeune adolescente taciturne qui vit avec sa famille, perdue au milieu de nulle part, dans un monde post-apocalyptique. Elle est aussi différente de son frère jumeau Lugh que le sont le jour et la nuit, mais pourtant ces deux-là sont inséparables : lui beau blond bronzé aux yeux bleus, elle pâle aux cheveux de jais.

 

Un jour cependant une troupe d’hommes débarque chez eux, enlève Lugh et tue leur père, laissant Saba désemparé avec sa petite sœur Emmi. Saba décide (logiquement, sinon y aurait pas d’histoire ^^) de poursuivre ces hommes et de récupérer son frère.

 

Cette quête la mènera à travers un monde en ruine, dur, où la raison du plus fort est toujours la meilleure (N’est-ce pas Jean ?).  Tour à tour prisonnière, gladiatrice, guerrière, elle finira par aller affronter  le « Roi » et ses redoutables « Tontons » (Oui, dis comme ca ca fait pas très peur) dans leur propre tanière.

 

Mais à travers ce voyage initiatique, elle fera plus que sauver son frère.. Elle rencontrera des amis, des vrais, dont ce curieux jeune homme aux yeux argentés…

 

Du très classique pour jeunes ados

 

Bon, disons le franchement, au cas où vous ne l’auriez pas deviné d’après le résumé, « Saba » reste du très très classique, presque cliché. Les gentils sont tous super canons, mais l’héroïne ignore sa beauté, et les méchants sont tous très laids (Ce qui entre nous est assez pratique pour reconnaître les potentiels ennemis dans une taverne bondée. Mais bon, ça enlève un peu de piquant à l’histoire). L’héroïne va sauver son frère et se sortira de tous les pièges avec panache, là ou n’importe qui d’autre serait mort 15 fois. Et non seulement elle s’en sort, mais en plus elle croise que des gens sympas, beaux et plein de ressources (et possédant exactement les informations/armes/relations dont elle avait besoin. Dingue non ?) qui vont devenir ses supers amis.

 

Comme vous le voyez, la trame reste d’un niveau très basique, même si l’auteur tente d’épicer l’ensemble de quelques idées intéressantes. Malheureusement le côté vraiment trop évident de l’intrigue gâche l’ensemble.

 

Je passerais sur le niveau d’écriture très basique, où la ponctuation quasi inexistante pour les dialogues rend l’immersion très difficile, et il faut relire certaines phrases 2 fois pour comprendre qui dit quoi, ou différencier le dialogue de la narration. Si cette histoire de ponctuation est un choix de l’auteur que je trouve très discutable, le niveau de langue basique utilisé peut s’expliquer par le fait que notre jeune héroïne adolescente n’est pas cultivée, et s’exprime donc de façon très simple, voir frustre. Cela donne un certain réalisme au récit et avec l’habitude on arrive à passer au-delà de ça.

 

En ce qui concerne le monde post-apocalyptique dans lequel se déroule l’intrigue, l’auteur pose les bases d’un univers qui semble assez complet, où notre civilisation actuelle est surnommée « les Destructeurs », et où quelques vestiges apparaissent, sous des noms légèrement déformés et parfois drôles. Malheureusement ce passé tumultueux reste caché, inexpliqué, mis à part ces quelques références ponctuelles, pour mettre en avant le monde dans lequel les héros évoluent, et qui en soit n’a rien de folichon ni de très original.

 

Je reste donc très mitigée quand à ce premier volume de Saba. Car s’il y a de nombreuses bonnes idées, ces dernières sont très peu exploitées pour laisser la place aux poncifs du genre, ce qui au final est très frustrant. Et si j’ai pu accrocher à l’histoire en espérant à chaque page une suite plus originale, j’avoue avoir été quelque peu déçue de voir que chaque nouvelle bonne idée restait encore en plan pour nous ramener dans un scénario surranné.

 

« Saba » est un premier roman, et ça se sent. Je ne doute pas cependant qu’il plaise à un public jeune (et lecteur occasionnel), et j’espère que l’auteur réussira, avec le prochain volume, à mûrir son intrigue et ses idées au niveau qu’elles méritent. Pour ma part néanmoins, ce premier opus restera malheuresement un ouvrage « vite lu, vite oublié »

 

 

Je remercie néanmoins les éditions Gallimard Jeunesse de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 09:00

Les trois reliques d'orvil fisher« Lucité. Ville-lumière ? Il y a longtemps alors, avant que le grand froid s'abatte, avant la démence des hommes qui conduisirent le monde à sa perte. Que reste-t-il trois siècles après ? Des façades éventrées, des pierres fendues par le givre et quelques-uns, des hommes, qui tentent de survivre en préservant le peu d'eau non polluée encore disponible. Et ce seul putain d'horizon, le Sud, Grand-Milieu, qui se moque bien que la Vieille Europe crève sous les cendres de ses industries... Et Orvil, à Lucité, qui ce jour-là a tout perdu, tout ce qui lui restait de famille pour gagner ça, ce " bras revenu ", membre nanotech d'une précision inhumaine et qui sera l'outil de sa vengeance. Pourquoi lui avoir pris le peu qui lui restait ? Pourquoi, et qui ? Tout cela a-t-il seulement un sens ? Ainsi commence l'odyssée d'Orvil Fisher, une odyssée pour une réponse... » (4ème de couverture)


Noir c'est noir ♪


Thierry Di Rollo,né en 1959, est un écrivain de science-fiction/fantastique/romans noirs. Il a débuté l'écriture dès sa jeunesse, avec la science-fiction, avant de s'ouvrir à d'autres styles plus tard. Le déclic (ou l'inspiration, ou appelez ca comme vous voulez) viendra avec la découverte des grands classiques que sont désormais les « Chroniques martiennes » de Bradbury, ou « La machine à explorer le temps » de Wells. Sacrés mentors.


Depuis, il n'arrête pas. Auteur de plus d'une quarantaine de titres, il est reconnu (et parfois critiqué) pour la noirceur de son œuvre, que servent un vrai talent de conteur, et au fond une certaine sensibilité de cet univers glauque.


A l'origine de nombreuses nouvelles et recueils, il a également écrit quelques romans, dont "La Lumière des morts" et "La profondeur des tombes" qui seront repris en poche. Ces 2 romans font partie de la « Fresque de La Tragédie Humaine », fresque en 6 tableaux, dont participe également « Les Trois reliques d'Orvil Fisher »



Un faux air de « La Route », en beaucoup plus glauque (Si, si c'est possible)

Orvil n'a pas de chance. Orphelin, il est élevé par ses grands-parents à Lucité, ville glauque du Nord où la survie est une lutte de tout les instants. Et c'est là que, sans raison apparente, un sniper inconnu va abattre tout ceux vivant dans son immeuble, et le mutiler en lui arrachant le bras.

Sauvé in extremis, doté d'un « nano-bras », Orvil va a son tour se battre pour survivre, à travers ce monde en déliquescence, et surtout pour retrouver l'homme qui a fait de sa vie ce qu'elle est. Tour à tour gardien, lutteur, sniper, il va peu à peu perdre son humanité dans son désir de vengeance, et devenir un assassin blasé, jusqu'à trouver enfin l'horrible réponse à toutes ses questions.

Choquée, peinée, attristée, effarée, frustrée, mal à l'aise.. mais totalement subjuguée


J'ai pris ce titre un peu par hasard, en trainouillant à la bibliothèque. J'avais envie d'un roman court, qui sorte un peu des lectures « Jeunes adultes » que j'avais eu dernièrement, avec une touche de SF. Et, allez savoir pourquoi, cette couverture m'a interpellée. (Alors que je ne suis pas très fan des trucs « sanglants » en temps normal »)

 

Bon, en effet, on se doute qu'on ne va pas suivre les aventures de Chamallow au pays des Trouloulous. Mais je ne pensais pas me prendre une claque pareille dès les premières pages. J'avoue avoir eu un peu de mal à me plonger de suite dans ce monde, car l'auteur privilégie l'action dès le début, ce qui nous laisse peu de temps pour s'immerger dans le décor. Et puis de nombreuses questions restent en suspens, on ne comprend pas forcément à quoi on assiste(Un carnage sanglant de "gardiens d'eau" puis une course de girafes sauvages sur fond d'hiver post-nucléaire, j'ai envie de dire WTF ??)


Mais on se laisse emporter par l'histoire, on a surtout envie de comprendre, d'en savoir plus, de découvrir ce monde, ce héros. Héros auquel on s'attache, enfant mutilé sans raison qui voit sa vie basculer suite à cet acte odieux.


Une fois que l'on s'accroche à ses pas, on découvre, à travers ses différentes « vies », un monde froid, sombre, stérile, sans pitié. Un monde où la bestialité a pris le dessus,où les anciens pays pauvres du Sud sont devenus les nouveaux maitres du monde. Un monde en piteux état que les anhumains (Je ne vous dit pas ce que c'est, je vous laisse la surprise ^^) s'appliquent à détruire méthodiquement.Un monde définitivement glauque et malsain, sans espoir.

 

On suit donc Orvil à travers 3 étapes de sa vie, jusqu'à une fin très.. curieuse. Où l'on est d'abord perdu, puis surpris, puis effrayé par ce que cela implique.Et surtout totalement interdit.

 

Car l'un des points majeurs de cet ouvrage est que très peu de choses sont explicitement énoncés. Beaucoup de réflexion sur la nature humaine, beaucoup d'allusions, de sous-entendus que le lecteur devra accepter, ingérer et comprendre à sa façon. En gardant bien à l'esprit l'ambiance glauquissime dans laquelle se déroule le roman.

 

Il est d'ailleurs vraiment dommage que ces « ellipses » soient si nombreuses et importantes. Volontaires ou non, l'ouvrage aurait vraiment gagné a être plus développé sur certains points, à avoir un peu plus de corps. D'autant plus que l'auteur nous laisse entrevoir un monde d'une densité et d'une complexité impressionnante, et ne nous en offre au final que quelques miettes.

Au final, je suis bien contente que le hasard m'ait fait mettre la main sur cet ouvrage. Aventure presque autant spirituelle que physique, j'ai refermé la dernière page habitée d'une foule de sentiments parfois contradictoires : frustrée, surprise,mal à l'aise, écœurée, déboussolée... mais totalement conquise par le style de cet auteur dont vous entendrez à nouveau parler sur ce blog, soyez en surs.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 09:00

 

La seconde mort de Tinubu« C'est la panique au paisible camp de touristes de Jackalberry, au cœur de la jungle du Botswana: deux vacanciers sont retrouvés assassinés. Le coupable semble tout désigné, puisque l'un des résidents est parti à la hâte le matin même, sans laisser de traces. L'inspecteur David Bengu, alias « Kubu », est chargé de l'enquête. Rien ne semble relier les deux meurtres, mais Kubu n'est pas au bout de ses surprises lorsqu'on découvre que le principal suspect n'est pas celui qu'il prétend être et que Goodluck Tinubu, l'une des victimes, est mort depuis trente ans! Entre intrigues politiques, sombres histoires du passé et desseins personnels, l'inspecteur Kubu doit résoudre une affaire complexe, au péril de sa propre vie et de celle de ses proches. » (4ème de couverture)

 

On continue avec les œuvres à 4 mains

 

Et oui, car malgré les apparences, Michael Stanley est double. Derrière ce nom se cachent Michael Sears et Stanley Trollip, tous deux professeurs d'université à la retraite.

 

Le premier est mathématicien, le second psychologue du comportement, et tous deux né en Afrique du Sud. Grands amateurs de safaris au Botswana et au Zimbabwe, c'est au cours d'une de leurs aventures que leur est venue l'idée d'écrire un roman prenant place au Botswana.


C'est ainsi que naitra l'inspecteur Kubu (qui signifie « Hippopotame » en tswana), et ses aventures policières nourries des expériences de nos deux auteurs en terre d'Afrique, avec sa culture, sa beauté et ses contradictions. « Un festin de hyènes », sorti en 2009 en langue française, sera le premier volet de ses aventures. Suivront « La seconde mort de Tinubu », et « Death of the Mantis », pas encore sorti en France.

 

http://weblogs.baltimoresun.com/entertainment/books/blog/Michael%20Stanley.JPG

Une envie de safari?

 

L'histoire débute dans le camp de Jackalberry, camp de tentes perdu sur une île à la frontière du Botswana avec le Zimbabwé. Véritable paradis pour les amateurs de safaris photos et observateurs animaliers, ce petit camp de quelques âmes va être secoué par un double meurtre plutôt sanglant, dont Goodluck Tinubu dont le corps est retrouvé torturé et défiguré.

 

L'inspecteur Tatwa, chargé de l'enquête, va faire appel au célèbre inspecteur Kubu, qui malgré son apparence bonhomme n'en est pas moins un redoutable limier. Cependant, ce dernier risque d'y perdre son tswana dans cette histoire qui va le balloter entre l'histoire glauque du Zimbabwe de la guerre civile et les trafiquants sud-africains sans pitié. Sans compter sa femme Joy, qui va lui en faire voir de toutes les couleurs.

Heureusement que l'inspecteur Kubu saura garder le calme de l'hippopotame pour mener à bien cette enquête plutôt retorse.

Un polar dépaysant et entrainant

 

Avant toute chose, il faut noter que, bien que ce volume soit le second des aventures de l'inspecteur Kubu, le lecteur n'a aucun soucis a rentrer dans l'histoire et à s'attacher aux personnages, sans jamais avoir l'impression d'avoir raté un épisode, ce qui est très agréable.

 

Dans cette enquête à l'africaine, bien loin des habituels polars prenant place dans les grandes capitales occidentales , le lecteur est totalement dépaysé, s'adaptant aux coutumes locales et imaginant des paysages splendides, le tout sur fond d'une histoire moderne assez sanglante.

 

J'ai retrouvé avec plaisir l'ambiance un peu particulière que j'avais tellement aimé dans Mma Ramotswé, le héros étant lui aussi plutôt bon vivant et sympathique, même si le background est beaucoup plus sombre dans cet ouvrage-ci.

 

L'enquête est menée de facon très intelligente, laissant le lecteur toujours haletant, et même s'il y a parfois quelques longueurs, on suit avec grand plaisir les aventures des inspecteurs Kubu et Tatwa (Hippopotame et Girafe en tswana), incarnations physiques de leurs surnoms, sortes de Laurel et Hardy locaux. Aventures aussi bien professionnelles que personnelles qui nous mènent à une fin en apothéose à laquelle je ne m'attendais pas, et qui m'a donc vraiment surprise.

 

Je ne dirais pas que cet ouvrage est exceptionnel ou inoubliable, mais il a réussi à me passionner, moi qui ne suit pas fan de polars, et même à me surprendre agréablement. Le tout dans un décor dépaysant au possible, qui donne des envies de safaris et de découvertes. Un petit moment de plaisir en quelque sorte.

 

Je remercie les éditions JC Lattès qui m'ont permis de découvrir cet ouvrage dans le cadre d'un partenriat avec Livr@ddict.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:00

 

Hauts Conteurs 3 « Ravengen est une terre maudite, tous ses habitants vous le diront. Quarante ans auparavant, le seigneur Othon le Loup y a sauvagement tué sa femme, la douce Beatrix, avant de disparaître à son tour, laissant de nombreux cadavres derrière lui. Depuis, l'on murmure que le spectre de la Dame de Lune hante ces bois sombres, accompagnée de l'âme perdue de son bourreau. Aujourd'hui, en ce mois de juillet 1191, la malédiction frappe de nouveau, et les crimes recommencent. Venus s'enquérir de leur ancien ami Ruppert, Roland Cœur de Lion, Mathilde la Patiente et la jeune Elena sont happés par un tourbillon de folie et de sang. Dans la chaleur torride de l'été germanique, les Hauts-Conteurs, rejoints par le truculent Geoffroy Bouche-Goulue, vont tenter de percer les mystères de ce sinistre pays. Quels sombres desseins cachent le terrible duc Wilfid et ses quatre fils? Que cherche Masque d'Argent, le sorcier pourvoyeur d'une mort aussi brutale qu'invisible? Et surtout, qui est cette Bête dévoreuse, hurlant à la lune et coupable de tant d'atrocités? Amours secrètes, vengeances assassines, monstres démoniaques... Sous l'œil glacé de la pleine Lune, les évènements s'accélèrent soudain. Et ils pourraient bien s'avérer fatals à nos héros. Mais Roland et ses compagnons n'entendent pas pour autant renoncer à leur soif de justice et de vérité. A Cœur de Lune, Cœur de Lion ! » (4ème de couverture)

 

Jamais 2 sans 3

 

Vous ne croyiez tout de même pas que j'allais m'arrêter en si bon chemin !! Titillée par les aventures de Roland et par l'amélioration continue ressentie sur les 2 premiers ouvrages, je me suis donc jetée aussi sec sur le 3ème opus.

 

Grand bien m'en a pris! En effet, le point que je reprochais à ses prédécesseurs, à savoir le côté un peu trop prévisible de l'intrigue, n'a rien à voir dans ce chapitre ci ! Une intrigue qui, même si elle reste toujours dans le domaine des légendes « classiques » de l'Europe moyenâgeuse, a enfin une vraie profondeur et arrive à surprendre le lecteur, jusqu'aux dernières pages.

 

Car à chaque fois que l'on a l'impression de toucher au but, de trouver la solution, celle-ci se dérobe habilement et nous emmène encore plus loin. Ainsi que nos pauvres héros qui, dans cette aventure plus encore que dans les précédentes, vont risquer leur peau à chaque coin de forêt.

 

On retrouve d'ailleurs avec grands plaisirs des visages connus (Roland, Mathilde, Elena), mais également de nouveaux visages, de nouveaux caractères Comme dans le volume 2, une autre Haut-Conteur rejoint la troupe physiquement, tandis que l'on croise vaguement le chemin d'un quatrième, qui va malheureusement tragiquement finir sa vie de Hardi. Et toujours suivant le même schéma, on découvre d'autres paysages d'Europe, ceux de l'Allemagne forestière et envoutante, après Paris et la campagne anglaise.

 

Mêlant habilement les contes des la Fôret Noire, du Gevaudan et autres histoires de bêtes fantastiques et de nobles aussi brutaux que redoutables, les auteurs nous offrent ici encore un nouveau pan dans l'histoire du fantastique, après les goules et les vampires.

 

Et comme à chaque fois notre pauvre héros en prend plein les dents. Pas évident d'être l'Élu. Encore moins quand on est un adolescent un peu perdu a l'heure des premiers émois amoureux. Agréablement, la quête du Livre des Peurs et le vil Lothar Mots-Dorés ne sont pas au centre de cet ouvrage, à peine évoqués en marge des évènements, pas plus que Ruppert, l'ami-traître-mutilé-archiviste dont nous n'avons aucune nouvelle. Gageons que nous retrouverons ces personnages très bientôt...

 

Que dire de plus, sinon que le talent de conteur de Patrick McSpare et Olivier Peru est toujours au rendez vous, pour notre plus grand plaisir. Et que ces derniers ont su habilement, au fur et à mesure d'une intrigue déjà complexe, poser les bases d'une future aventure qui risque d'être vraiment surprenante.

 

C'est donc cette fois ci avec grand plaisir, et sans l'ombre d'un doute que je vous conseille cette saga, qui , à chaque épisode, se bonifie encore un peu plus. Si cela continue ainsi, le 4ème opus ne peut être qu'exceptionnel ! Il ne faudrait pas que la série se poursuive trop avant, je vais tomber à court d'adjectifs à ce rythme là =)

 

J'en profite pour remercier les éditions Scrinéo Jeunesse, grâce à qui j'ai pu pousser l'aventure des Hauts-Conteurs jusqu'à ce troisième volume, dans le cadre d'un partenariat Livr@ddict.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:00

Hauts Conteurs 2 - Roi vampire« Paris, hiver 1190. Débarqués au cœur de la plus grande ville du Monde connu, le jeune Roland, Mathilde, Ruppert et Salim poursuivent un double but: retrouver William le Ténébreux, l'ami disparu, et découvrir les secrets de Vlad, le maître vampire. Ce démon est-il réellement mort dans les forêts anglaises, ou attend-il son heure pour frapper encore ? Pire encore, un traître se cache-t-il parmi les quatre aventuriers, comme tout semble l'indiquer ? Happés par le tumulte populaire de la Fête des Fous, Roland et ses compagnons vont croiser nombre d'individus pittoresques. Cérémonies noires, complot royal, créatures infernales, prophéties du Livre des Peurs, tous les ingrédients d'un mélange fatal sont réunis pour sceller le sort de nos héros. Pourtant, ils sont des Haut-Conteurs et ne reculeront pas, jusqu'à vaincre ou périr. Roland « Coeur de Lion » en tête. Le Mal rôde, la mort avance masquée. C'est la fête des ombres, c'est la fête des fous ! » (4ème de couverture)

 

One more time ♪

 

Et ça continue ! Après le 1 vient le 2 (Quelle surprise !!), et je me replonge dans les aventures de nos amis à la cape pourpre, qui quittent la perfide Albion pour venir se perdre dans les rues de notre belle capitale.

 

Après les folles aventures dans son petit village de la campagne anglaise, le jeune Roland est devenu un Haut-Conteur à part entière, formé par ses pairs dans leur repaire de Londres, et doit bientôt raconter sa première histoire en public. Malheureusement sa formation théorique va devoir attendre quelques temps, car William le Ténébreux leur demande, à lui et Mathilde, de le rejoindre à Paris où se trouverait l’ennemi de leur ordre, le vilain pas beau méchant traître Lothar Mots-Dorés, ex Haut-Conteur ayant retourné sa veste.

 

Cette quête va les mener dans la capitale française au moment où celle-ci perd tous ses repères, en pleine fête des fous.  Mais sous les dehors festifs et joyeux se cachent une terrible menace, aussi bien pour nos amis Hauts-Conteurs que pour l’ensemble des royaumes de France et d’Angleterre. Car quand un traître charismatique et ambitieux s’allie à un roi vampire, il faut s’attendre au pire.

 

Une belle histoire, mais un peu trop prévisible.

 

Je ne vais pas mentir, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé les héros d’Olivier Peru et Patrick McSpare pour cette nouvelle aventure, où j’espérais les voir confirmer mon impression du 1er volume.

 

Pas de doute, les auteurs possèdent un don certain pour conter. La lecture est extrêmement fluide, très imagée, on a presque l’impression de se retrouver devant un bon film.

 

Ce deuxième volume présente deux histoires superposées, la trame de fond concernant l’avenir de Roland, intimement lié à la quête des pages du Livre des Peurs; et la quête liée à ce volume, à savoir retrouver leur ami William et déjouer les pièges de Vlad, le vampire bien décidé à transformer Roland en steak tartare après le sort qu’il lui a infligé dans le volume précédent. Epice supplémentaire,  l’idée instillée dès le début qu’il existe un traître parmi la petite troupe, qui fait que le lecteur va regarder tout nouvel arrivant d’un œil suspect, et chaque comportement surprenant comme la preuve d’une éventuelle culpabilité.

 

Néanmoins, comme pour le premier volume, je reste sur une petite note déçue. L’histoire est bien racontée, sympathique, le Paris féodal est très bien raconté, la tradition de la fête des Fous bien exploitée, nos héros traversent de nombreuses aventures…  mais tout semble trop simple, trop évident. Un peu moins que dans le premier tome, mais encore trop à mon goût. Qui sait, peut-être le troisième tome arrivera-t-il enfin à me contenter ?

 

Je ne dirais pas néanmoins que c’est la faute des auteurs ou de l’ouvrage. Il ne faut pas oublier que la saga des Hauts-Conteurs s’adresse à un public Jeunesse, et me semble parfaitement adapté au public visé. Et j’ai beau me trouver toujours jeune dans ma tête, peut-être que je suis un peu plus exigeante à certains niveaux.

 

Le fameux "Livre des Peurs" notamment, qui se dévoile petit à petit, m’apparait plus comme un recueil de pages utilisées dans une chasse aux trésors enfantine (avec encre au citron et faux parchemins brulés au briquet) que comme un redoutable ouvrage aux terribles prédictions.

 

Ce volume se lit donc avec plaisir, très simplement, trop simplement parfois. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir déjà attaqué le volume 3 qui semble, au moins dans les premières pages, être à même de satisfaire mon envie d’intrigues un peu plus prenantes.

 

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La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède : Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est la Fête des Fous, et n’ont pas l’ouvrage sous la main pour s’y plonger, sachez que cette fête, connues sous de nombreux sobriquets (fête des innocents, de l’âne, des Cornards…) était très répandus dans le royaume de France jusqu’au 16ème siècle.


A l’origine, cette fête était l’apanage des religieux séculiers, qui pendant quelques jours fin décembre se livraient à toute sorte de comportements délirants voir tendancieux, contraires à leur réserve habituelle. Des cérémonies ahurissantes voyaient des ecclésiastiques trainés dans les rues en petite tenue par de jeunes clercs, tandis que des scènes interdites au moins de 18 ans pouvaient avoir lieu dans les monastères ou autres établissements religieux. Bien évidemment l’Eglise n’allait pas tolérer cela longtemps, et une première condamnation fut émise en 1519, qui sonnera le glas progressif de ces festivités.


Mais la Fête des Fous était également une fête populaire. Beuveries, danses, spectacles, farces, déguisements : les rues de Paris (et d’ailleurs) se transformaient en une gigantesque fête paillarde, où tout est permis, et où la populace exubérante prend possession des rues de la ville. C'était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques, et où les valeurs religieuses étaient moquées. Cette débandade générale rappelant beaucoup les fameuses Saturnales païennes de nos amis romains, l’Eglise s’est donc appliquée à la supprimer définitivement. Et effectivement, au milieu du 16ème siècle cette fête avait bien disparu.


Etonnant, non ?

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 09:00

Haut conteurs vol 1« 1190, Tewkesbury, royaume d'Angleterre. A treize ans, Roland ne rêve que de voyages, de chevalerie et d'aventures. Seulement ses parents ont besoin de lui pour tenir l'auberge familiale. Il ne connait le monde que par les gens de passage, et son meilleur ami, l'ennui, semble bien décidé à lui gâcher l'existence. La venue d'un Haut-Conteur au village va tout changer. Le prestigieux chasseur d'histoires et d'énigmes enquête sur les mystères de la forêt de Dean et sur les goules qui s'y cachent. Il ne craint pas les croque-cadavre et s'enfonce seul dans les ténèbres, nuit après nuit... mais un matin il ne revient pas. L'histoire a-t-elle mangé celui qui aurait dû la raconter ? C'est ce que va tâcher de découvrir Roland... et peut-être deviendra-t-il lui-même Haut-Conteur ? » (4ème de couverture)

 

4 mains valent mieux que 2

 

Si Olivier Peru semble être sacrément bien connu par la sphère Internet, on ne peut pas en dire autant de Patrick McSpare. But why ?? Quelqu’un peut-il résoudre ce mystère digne d’un Haut-Conteur?

 

Car à part nous annoncer que Messire Patrick est scénariste-dessinateur-illustrateur de BD (et qu’il aurait sévi dans l’inénarrable Pif Gadget), difficile d’en savoir plus. Seul information complémentaire, le projet BD sur lequel il travaille actuellement, « Star Power », en parallèle des Hauts-Conteurs.

 

Les informations concernant Messire Olivier sont, comme je vous le disais plus haut, beaucoup plus nombreuses. Peut-être est-ce dû au volume impressionnant de production Made in Peru : romans, illustrations de couverture et nombreuses BD (chez Soleil notamment)

 

Kookabura Universe (Dessin), Zombies (Scénario), Hero Corp (co-conception du générique, design, illustration et story-board) , autant de noms que vous avez déjà entendu, et auxquels Olivier Peru a participé d’une façon ou d’une autre.

 

Ces deux talents de la bande dessinée se rejoignent donc pour nous offrir une ballade fantastique dans l’Europe du Moyen-Âge, ses superstitions et ses mystères.

 

Il était une fois … ♪

 

Messieurs Peru et McSpare nous entraînent avec eux dans l'Europe moyenâgeuse, sur les traces des troubadours et autres amuseurs publics. Sauf que les Hauts-Conteurs  sont bien plus que de simples troubadours. Ordre reconnu et puissant, ses membres sillonnent l'Europe en racontant leurs histoires aux plus grands comme au peuple, tout en accomplissant une quête centenaire, dans le plus grand secret : la recherche du" Livre des Peurs", livre prophétique et puissant dont les pages sont dissimulées à travers le continent.

 

C'est ainsi que Roland et sa vie palpitante de fils d'aubergiste vont être perturbés par l'arrivé du Haut-Conteur Corwyn le Flamboyant, qui va disparaître mystérieusement dans les bois. Sur un coup de folie, et sans tenir compte des rumeurs sur les goules qui erreraient dans la forêt,  Roland part à sa recherche, et se retrouve investi d'une périlleuse mission, ainsi que couvert de la fameuse cape pourpre, symbole des Hauts- Conteurs. Que s'est il passé dans ces bois? Roland devra surmonter ses plus grandes peurs pour faire face au démon qui menace d'anéantir son existence et celle de son paisible village.

 

Une autre ! Une autre ! Une autre !

 

Ah ces Hauts-Conteurs, qu'est-ce que j'en ai entendu parler !! Que ces livres sont biens, palpitants, prenants, bien écrits. Et que les auteurs sont beaux et gentils et agréables. Et que je participe même à des concours d'écriture à l'occasion de la sortie du tome 3 (et que je gagne en plus!). Avec un tel marketing, la faible morue que je suis ne pouvait que succomber aux sirènes. Et me voilà donc avec le tome 1 entre les mains, « La Voix des Rois ».

 

La première chose que l'on peut dire concernant cette édition de Scrinéo Jeunesse, c'est qu'elle est belle. Si,si, un bel ouvrage, pas trop envahissant, une jolie couverture, un bel objet que l'on prend plaisir à lire (et à montrer dans le métro, contrairement à d'autres)

 

Dès les premières pages on se prend au jeu et on se laisse entrainer dans l'histoire de ce petit garçon de ferme n'ayant jamais dépassé la limite du bout du champ, mais qui rêve cependant de formidables aventures au bout du monde. Le style d'écriture est fluide et simple, mais agréable, … comme une belle histoire racontée par un Conteur expérimenté. Petit détail qui m'a plus fait sourire qu'autre chose, mais qui rappelle qu'on est dans l'édition jeunesse, le livre est émaillé de petites astérisques expliquant au lecteur ce que sont soudard, sacerdoce ou encore maelström. (Ou comment se prendre un coup de vieux en 2 lignes)

 

Si le début de l'histoire est assez prenant, et même la majorité de l'histoire, j'avoue avoir été un peu déçue par une fin qui semble quelque peu précipité, et un peu trop « classique ». Avec quelques pseudo-rebondissements qui n'étaient pas forcément utiles. Après de telles aventures tout au long du volume, j'espérais une fin un peu plus rock 'n roll je pense.

 

Cette impression mi-figue mi-raisin s'applique également aux « créatures » et personnages du roman. Si l'ordre des Hauts-Conteurs  est intriguant à souhait, avec ses mystérieuses ramifications et cette dangereuse quête sous-jacente; si certains personnages sont surprenants, intriguants voir manipulateurs au point que le lecteur est vraiment surpris dans certains retournement de situation; les « méchants » eux restent très classiques.  Et si d'un côté j'ai beaucoup apprécié ce rappel à tous les contes et mythologies que j'ai pu entendre et lire depuis de mon enfance, j'avoue avoir été un peu blasée d'apprendre qu'encore une fois on se retrouvait avec un vampire nommé Vlad et autre choses communes.

 

Bon, je fais ma fine bouche, mais j'ai dévoré ce roman en aller-retour de RER, ce qui quelque part signifie bien le plaisir et l'envie que j'ai eu à le lire. Plaisir que je réitère de suite avec les volumes suivants, et avec beaucoup d'attentes au vu des indices appétissants dont les auteurs parsèment cet ouvrage pour la suite de l'aventure. Ces derniers ont un vrai talent pour raconter des histoires, et cela ne peut qu'augurer du meilleur pour la suite. Si vous aimez ce type de roman donc n'hésitez pas, plongez dedans !

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 12:03

Soldat Chamane 8« Prisonnier de son propre corps, Jamère n’a pu empêcher son double, Fils-de-Soldat, de lancer l’assaut contre Guetis. Pour l’Opulent, l’échec de cette entreprise s’ajoute aux autres : la construction de la Route du Roi se poursuit, la danse de Kinrove a enlevé Likari à Olikéa, le fort de Guetis est toujours debout…Pire, ses deux personnalités continuent de se disputer la maitrise de son corps. Seul Kinrove, l’Opulent des Opulents, peut l’aider à fusionner ces deux parts de lui-même. Débute alors pour Jamère un double voyage, physique et spirituel, qui l’emmènera aux portes de la mort » (4ème de couverture)

 

Robin un jour, Robin toujours

 

Bon… ceux qui me connaissent un minimum, où qui suivent ce blog depuis quelques temps savent que je suis une grande fan de Madame Hobb. Et que j’ai déjà fait un joli paragraphe sur le parcours littéraire de la dame, lors de la chronique – Ô surprise -  du volume précédent du Soldat Chamane. Si vous n’êtes pas dans ce cas-là, je vais être sympa je vous donne le lien direct. Hop, par ici la visite !

 

Où Jamère va encore en prendre plein les dents…

 

Dans ce volume, nous retrouvons pour la huitième et dernière fois notre héros (schizophrène) Jamère et son autre moitié Fils-de-Soldat dans une situation peu enviable. Rejeté par les Guerniens comme par les Ocellions, occasionnant plus de désastres qu’autre choses, s’affrontant sans cesse, nos deux moitiés sont arrivés au fond du trou. 

 

Leur mentor Liana leur conseille donc d’aller demander secours à Kinrove, le grand Opulent, bien qu’ils ne soient pas en très bons termes avec ce dernier.

 

A partir de là, le destin de Jamère et Fils-de-Soldat va changer pour de bon, et leur destin va encore une fois faire un tour sur les montagnes russes. Mais qui sait, peut-être trouveront-ils enfin ce qui leur apportera le bonheur à tous les deux.

 

Quel plaisir de terminer la série sur un volume pareil !

 

Enfin la fin !! Et oui, d’habitude quand on lit un Robin Hobb, on aimerait que cela ne cesse jamais. Mais les derniers volumes du Soldat Chaman nous avaient plus habitués à de longs débats philosophiques et torturés entre les 2 moitiés de notre héros qu’aux grands moments d’aventure des premiers volumes. Arriver au dernier volume signifie donc forcément que notre héros va devoir sortir de cette apathie lassante et que cet espèce de statu quo exaspérant doit se terminer. Chouette !

 

Et de fait, on se retrouve embarquée dans un volume qui nous fait passer par tous les états ! Aaaah quel bien cela fait de voir à nouveau ce pauvre héros se faire malmener par sa créatrice (Sadique moi? ) Quel bien cela fait surtout de se voir à nouveau entrainé dans l’histoire, tournant chaque page avec appréhension et hâte, sans arirver à reposer l'ouvrage. Cela manquait depuis quelque temps.

 

Bon après il faut bien le dire, vu la situation inextricable dans laquelle se trouvait le héros, l’auteur emploie des retournements de situation un chouia abracadabrantesques. Mais bon, on lui pardonne aisément.. non ? Et puis il faut bien que les dieux servent à quelquechose ...

 

 

A mon humble avis (très personnel) « Le Soldat Chamane » n’est pas la meilleure série de Robin Hobb. Très inégal, il reste bien loin d’un Assassin Royal, qui a pourtant réussi à tenir la longueur sur 2 fois plus de volumes. Néanmoins, les fans de la plume hobbienne oublieront facilement les passages un peu longuets et ne garderont que le meilleur de cette histoire somme toute entrainante.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 09:00

Le dernier testamant James frey« Dans ce livre, j'essaye d'imaginer l'histoire telle qu'elle serait si le Messie, ou Jésus-Christ, était toujours vivant et vivait à New-York en plein 21ème siècle. À quoi est-ce qu'il ressemblerait, en quoi est-ce qu'il croirait, comment est-ce qu'il vivrait ? Il aurait des liaisons avec des hommes, engrosserait les filles, il soignerait les malades et pratiquerait l'euthanasie… Et vous, que feriez- vous si vous le rencontreriez ? Le prendriez-vous au sérieux ? » (Interview James Frey)

 

Réel talent, ou pur produit marketing?

 

Né en 1969 (Année érotique ♪) , James Christopher Frey est un auteur états-unien.  Après des études d’Art, et plusieurs petits boulots en tant que scénariste et réalisateur, il commence à écrire en 1996 ce qui sera son premier best-seller, « Mille morceaux ».

 

Cet ouvrage, censé être un mémoire autobiographique de ses expériences dans un centre de réhabilitation pour alcooliques et drogués, rencontrera un très grand succès à sa sortie en 2003, ainsi que sa suite, « Mon ami Léonard » (2005).

 

En 2006 néanmoins un scandale éclate autour de ces ouvrages, puisque plusieurs journalistes prouvent que la majorité des faits sont totalement inventés, notamment l’accident qu’il dit avoir provoqué sous l’emprise de la drogue ainsi que son séjour en prison. Ses éditeurs lui feront insérer dans les publications futures une note où il s’excuse à ce sujet, son agent le lâchera, et il devra s’expliquer publiquement sur le plateau de la papesse des médias, Oprah Winfrey. Il devra même proposer aux lecteurs qui se sont sentis floués de les rembourser de leur achat.

 

En 2007 néanmoins les cieux sont un peu plus cléments avec James Frey, qui édite une nouvelle, « LA Story », tandis que peu à peu ses anciens détracteurs lui présentent des excuses pour leur acharnement et admettent que, malgré la « tromperie »,  « Mille morceaux  » reste un excellent ouvrage. Mais James Frey est désormais un auteur très controversé, et les critiques restent très partagés à son sujet.

 

Son dernier ouvrage, « Le Dernier Testament » (2009), sera distribué de façon un peu particulière aux Etats-Unis puisqu’il sera disponible dans les galeries d’art Gagosian, au nombre de 10 000 copies. Il sera finalement édité de façon plus « traditionnelle » en 2011 par une société anglaise.

 

Depuis, James Frey s’est associé à Mark Wahlberg et Steve Levinson pour écrire une série se déroulant dans les coulisses de l’industrie pornographique.

 

Et pour la petite histoire, la polémique liée à “ Mille morceaux ” sera reprise dans un des épisodes de South Park, « Un million de petites fibres », dont Servietsky reprend plus ou moins le rôle de James.

 

I’m the Messiah in New York ♪

 

Dans ce roman on suit l’évolution de Ben Zion Avrohom à travers ses voisins, ses amis, les gens qu’ils croisent. De gars un peu paumé dans une cité HLM, il va peu a peu devenir un être étrange, que très vite les gens qualifient de « Messie » .


Mais pas de foule en délire pour le nouveau Jésus, tout cela se fait dans la discrétion, seuls quelques individus prennent la mesure de cet être et le suive dans son enseignement un peu borderline, ou tout le monde couche avec tout le monde et médite devant les étoiles.

 

Comme son illustre prédécesseur, ses « pouvoirs », ainsi que cette capacité à parler à Dieu vont se déclarer sur le tard. Et comme Jésus, son enseignement se limitera à une petite communauté de fidèles, des « miracles » émailleront son chemin et il ne terminera pas sa vie en très bon état…

 

Pas évident à appréhender.. mais néanmoins extrêmement intéressant pour peu qu’on fasse la part des choses.

 

Ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Clairement écrit pour provoquer, malgré le déni un peu mou de l’auteur qui assure avoir consulté des religieux tout au long de l’écriture, cet ouvrage est fait pour mettre une claque.

 

Claque qui ne sera pas ressenti par tous de la même façon au long de la lecture. Pour ma part je suis passé par plusieurs sentiments forts à la lecture, surprise, choc, dégout, ahurissement total..

 

Car ce que nous propose James Frey ici, c’est l’histoire d’un messie d’un type bien différent de celui auquel on s’attend. Enfin, de celui auquel s’attendent les religions traditionnelles en tout cas (Je ne sais pas trop à quoi je m’attends à ce sujet là personnellement)

 

Dépravé, cynique, fataliste, mystique, mais en même temps pur amour, ce « Messie » et son parcours ont de quoi en dérouter plus d’un. D’autant plus que l’auteur prend le choix d’écrire cette histoire par l’intermédiaire de « témoins », qui nous font découvrir leur expérience. Tout est donc décrit de façon très personnelle, très intime, avec les tripes.

 

On plonge dans l’histoire souvent glauque de ces personnes mises de côté par la société, on observe avec leurs yeux ce qui se passe, cette société qui devient folle et cet homme un peu hors du commun qui vient avec un message somme toute simple, « Aimez-vous les uns les autres ». Ça vous rappelle quelqu’un ?

 

Ce « Messie », qui ne se proclame pas comme tel, et qui rejette en bloc toutes les religions comme étant les plus grandes fraudes de l’Histoire, est à 100 lieus de la représentation classique qu’on peut se faire de Jesus. Mais pourtant, ce qu’il prône au fond se rapproche étrangement du message « original » de ce dernier, avant que n’arrive l’Eglise et ses règles bien humaines.

 

La société moderne n’est pas épargnée non plus, qui dans cet ouvrage en prend pour son grade à tous les niveaux, et  est clairement décrite comme un monde sur sa fin, qui se voile la face et détruit peu à peu les êtres humains.

 

Ce livre est donc extrêmement intéressant à lire, à condition de savoir très clairement prendre ses distances.  Car si il est clair qu’une des intentions de l’auteur est d’essayer de mettre en lumière les valeurs humanistes des enseignements du Christ, cela se fait aussi dans le cadre d’une violente attaque contre l’ensemble des religions et des fidèles, ainsi que d’insultes répétées envers la société (Mais pas toujours gratuites, loin de là). Par ailleurs, les descriptions, les choix de l’auteur, s’ils ont le mérite de nous faire réfléchir, instille un espèce de malaise dans le lecteur qui ne sait parfois pas trop quoi penser de tout ça.

 

Pure provocation certainement de la part d’un auteur aussi controversé, qui cherche à choquer et aimerait nous faire croire que ce roman est basé sur des faits réels (dans son prologue il remercie les soi-disant “interviewés”). Mais les mots peuvent être dangereux, et amener des réactions très fortes. A manipuler avec précaution donc.

 

PS : Certains fanatiques religieux ont semble-t-il déjà prôné l’assassinat de l’auteur...

 

PS2 : Pour ceux que cela intéresse, cet ouvrage devrait être disponible à la rentrée 2011. J'ai eu la chance de le découvrir en avance grâce au Prix des Lecteurs Fnac.

 

 

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