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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:00

 

La vie de Norman 2« La bande dessinée que vous allez lire raconte la tragédie vécue par un groupe de 6 jeunes enfants et de leur maîtresse. Le voyage scolaire organisé par l’école du village devait les conduire cette année à la fête de la bûche. Sont-ils partis au mauvais moment? Méfiance…les nuits de pleine lune sont souvent le théâtre de meurtres abominables… » (Présentation Editions Makaka )

 

Mister S. est talentueux, drôle, beau…quoi ? Moi ? Fan girl ? Si peu.

 

Fangirl peut-être, mais flemmarde devant l’Eternel, ça c’est certain. Et quand je trouve une présentation de l’auteur bien faite, pas pompeuse, (drôle), avec des informations à priori tenues de source sûres... Et bien je fais ma morue, je Ctrl+V. Et je remercie les éditions Makaka pour leur travail =)

 

« Stan Silas est né en septembre 1977. Dès son plus jeune âge il dessine partout, son entourage lui prédit une carrière artistique. Mais, étudiant, il découvre qu’un artiste c’est prétentieux, ça parle de trucs pas connus et ça mange des pâtes tous les jours. Du coup, il préfère passer divers diplômes lui assurant un travail au chaud dans un bureau.


Alors qu’il semble complètement débarrassé de cette fibre artistique, en 2006 il replonge en créant son blog BD. Il y prend beaucoup de plaisir, apprend les rudiments de la bande dessinée en s’exerçant et récolte, au passage, des critiques motivantes. Dans un sursaut de bon sens, il ferme le blog un an plus tard. Malgré le fascicule « Meurtres en trois leçons » édité par Danger Public, Stan Silas tient bon. Il a un travail sérieux, 35 heures par semaine et des RTT qu’il prend avec parcimonie.

 

Malheureusement, le chômage aura raison de lui. En 2009 il se retrouve sans emploi et replonge. Il s’enferme chez lui et décide de reprendre le dessin. 2010, c’est le drame. L’album de Norman doit sortir en fin d’année chez Makaka édition. Ce n’est pas trop tôt diront certains. Prétentieux, devant son bol de pâtes, il leur répond: « Ce n’est qu’un début ».

 

Norman 1

 

Souviens-toi l’été dernier quand tu poussais des Scream dans la Dream House de Freddy 

 

Grand évènement pour la classe de Norman, c'est l'heure de la sortie pédagogique !! Et la maitresse leur a réservé une surprise de choix, en décidant de les emmener à « La fête de la Bûche » !! Du shopping, des animations, (de l'alcool) et surtout la légendaire « Trancheuse », qui avec ses 532 accidents graves au compteur a de quoi faire briller les yeux de Norman.

 

En gros, un super voyage scolaire en prévision. Sauf qu'après moult péripéties pour arriver sur place, damned !, il n'y a plus personne. Ou plus exactement, plus personne de vivant. Ou plus exactement, plus personne de vivant et entier. Ou plus exact.. (On me souffle dans l'oreillette d'arrêter là. ) Bref.

 

Avec des inconnus louches, du massacre à la trancheuse, des opérations à ventre ouvert, des décapitations et démembrements en tout genre, de l'alcool a volonté, et une touche d'instinct maternel, nous revoilà embarqués dans les folles aventures du plus jeune des serial-killer. (Des quoi?)

 

Norman 2

 

I ♥ Choubigore

 

On retrouve donc avec grand plaisir cette petite classe timbrée et leur professeur alcooliquo-nymphomane, pour une virée en campagne qui promet d'être grandiose.

 

Et grandiose, elle l'est en effet. Riche en action (sanguinolante) et rebondissements scénaristiques improbables, ce second volume de « La vie de Norman » reprend et digère à sa sauce les grands classiques des films d'horreur, ainsi que les (grosses) ficelles utilisées par les mêmes films dans leur suites.

 

Si l'histoire part un peu dans tous les sens au début de l'ouvrage, on retrouve dans la seconde moitié de l'ouvrage une trame plus consistante. Mais bon, de toute facon... qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? (Celui qui trouve l'auteur de cette citation sans l'aide de Google gagne.. euh... un dessin de Stan Silas pas fait par lui !). Et l'ivresse est bien là. Elle nous fait d'ailleurs rigoler bêtement du début jusqu'à la fin. J'avoue tout de même m'être cachée derrière mes mains a une ou deux reprises, en me disant que non, il n'allait pas oser. Mais si il ose! Poussant même peut-être parfois le bouchon un peu trop loin (Stan, pas Maurice).

 

Côté graphismes, le mélange du côté « choubidou » des dessins au gore de l'histoire me séduit toujours autant. Je connaissais le gore - kawaii de certains auteurs japonais, Stan crée lui le ... « Choubigore ». (Ou le Gorebidou, au choix).Et le mélange passe très bien.

 

Seul petit bémol, j'espérais en apprendre un peu plus sur Norman, sa mystérieuse famille, ce petit démon etc etc. Que couic. Dommage. Une prochaine fois peut-être ?


En fin de compte, un trait sympa et une histoire à hurler... de rire (malgré la quantité de sang), et voilà un deuxième essai transformé. Vivement la suite !


Guunorman

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 13:00

 Girafes - Zof« 8 euros » (4ème de couverture)

 

Hum. Oui, ça arrive, des fois il n’y a pas de quatrième de couverture. Et dans ces cas-là il faut compter sur une morue bien intentionnée (et bien renseignée) pour vous dire, au détour d’un magasin, « Ah tiens ça c’est marrant ! ». Un petit livre mignon, avec une bonne gueule, pas trop cher, marrant.. et avec des girafes !!!! Vendu ! Mais penchons-nous d’abord sur le berceau de cet auteur qui fait parler les girafes (et qui ne s’appelle pas Mordillo)

 

Sophie Guerrive a.k.a Guerrive a.k.a Zof

 

Née en 1983, Sophie Guerrive a étudié à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, école qui a également eu comme élève un inconnu nommé  Boulet  . Elle quitte l’école en 2009, mais a, pour notre plus grand plaisir, déjà publié plusieurs albums à cette date. Les fameuses aventures de nos amis « Girafes », en 2007, et le premier volume de « Chef Magik », en 2008, compilation des planches déjà parues sur le portail Lapin

 

Le fameux Chef aura droit à un second volume en 2009. Le quatrième album de Zof, « Crépin et Janvier », est lui paru en mars de cette année.

 

Mais Sophie Guerrive ne fait pas que des histoires drôles eu trait simple et presque Trondheimien. A côté de cela, elle dessine aussi de superbes parues en recueil chez ION, « Marines » publiées cette année, et « Médiévales », à venir, dont vous pouvez voir quelques exemples sur son site.

 

En bref ? Une auteur à suivre.

 

L’arche de Noé (et Léonie) (et Louis)

 

Léonie est une girafe. Grand cou, taches, cornes (deux), jusque-là tout va bien. Elle va rencontrer dans la savane Noé et son ami archéologue, Louis, tous deux girafes également. Quoique. Nos trois compères vont, au fil de leurs pérégrinations, se poser des questions existentielles, élaborer des théories farfelues, visiter du pays en transport-vautour, découvrir l’amour et des trésors archéologiques, apprendre des proverbes roumains.. Bref, un peu tout et n’importe quoi, mais toujours avec humour.

 

http://www.warum.fr/Images/PorteDoc/54.jpg

 

Mini Rikiki, Maousse Rigolo

 

Je partais d’office avec un très bon a priori pour ce petit ouvrage dont je n’avais jamais entendu parler, et ce pour plusieurs raisons :

-          - Il était "Lelf Approuved" (Gage de qualité depuis 1932)

-          - Un trait simple et drôle

-          - Des girafes (J'ai un problème avec ces bestioles en BD depuis le sus-nommé Mordillo, que j'ai lu et relu dans mon enfance)

 

Aussi dit, aussitôt acheté (pour pas cher dans cette charmante librairie que je vous recommande amis BD/mangaphiles parisiens, à savoir Aaapoum Bapoum). Et aussitôt lu, grâce à mon ami le RER qui a pris touuuuut son temps pour arriver, et donc me permettre de dévorer ce petit ouvrage sans être interrompue.

 

Dévorer est le terme exact. Pas de chapitrage, pas de cases, pas de trame narrative, we’re free (like a river) et on se laisse joyeusement embarquer par ces drôles de girafes. Le trait, simple et aéré, participe à ce côté visuel léger et agréable.

 

Attention : Simple mais pas simpliste. Zof sait très bien rendre ses personnages expressifs, de même que les situations, et vous risquez plus d’une fois de vous retrouver avec un grand sourire scotché sur le visage. D’autant que les sujets ubuesques et les situations aberrantes sont légions,

 

Avec son humour décalé, son style à la Lewis Trondheim et ses personnages somme toute attachants, cet ouvrage à l’allure modeste nous fait passer un excellent moment. Je pense d’ailleurs que je vais rapidement tenter le fameux « Chef Magik »

 

http://www.warum.fr/Images/PorteDoc/55.jpg

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 00:00

Le vieil homme et la guerre - John Scalzi« "J’ai fait deux choses le jour de mon soixante-quinzième anniversaire. Je suis allé sur la tombe de ma femme et je me suis engagé.”
À soixante-quinze ans, l’âge minimum requis, John Perry n’est pas le seul à intégrer les Forces de défense coloniale, le seul ticket pour les étoiles, mais sans retour. Plus rien ne le retient sur Terre. Combien d’années de vie peut-il encore espérer? En revanche, s’engager, c’est défendre la Terre, protéger l’expansion de l’humanité dans les étoiles, retrouver une seconde jeunesse et, à l’issue du service, obtenir le statut de colon sur une planète nouvelle. Sur Terre, nul ne sait ce qu’il advient de ces recrues à part qu’on leur promet une guerre sans merci contre la myriade d’espèces intelligentes qui se partagent un “ espace vital” interstellaire beaucoup trop étroit. John Perry devient donc soldat. Avec son nouveau statut commencent les révélations, inimaginables. » (4ème de couverture)

 

Who are you John ?

 

Aujourd’hui, j’ai la flemme, je suis à la bourre sur les chroniques, Venus est dans la phase ascendante du dernier quart d’Uranus, il fait pas beau, une équipe quelqconque de foot a gagné (ou perdu, c’est la même chose) … brefle, pas envie. De ce fait :

 

De une je vais vous mettre telle quelle la bio Wiki qui est somme toute plutôt bien faite, puisque l’auteur lui-même la recommande :p

 

« John Scalzi est né le 10 mai 1969 à Fairfield, en Californie, Etat dans lequel il a passé la plupart de son enfance. Après ses années de lycée au Webb School of California, il s'inscrit à l'Université de Chicago, où il participe notamment au journal étudiant The Chicago Maroon tout en suivant des études de philosophie et des cours d'écriture.

 

En 1991, son premier travail consiste à rédiger des critiques de films pour le quotidien The Fresno Bee. C'est d'ailleurs à Fresno qu'il rencontre celle avec qui il partage actuellement sa vie, Kristine Ann Blauser. Ils se sont mariés en 1995.


 

De 1996 à 1998, il travaille chez America Online. En 1998, il se lance comme écrivain free-lance et commence en septembre son blog Whatever, qui recevra un Prix Hugo dix ans plus tard. La même année, naît sa fille Athena. En 2001, sa famille et lui emménagent à Bradford, une petite ville de l'Ohio, où il habite toujours.

John Scalzi acquiert rapidement une reconnaissance dans le milieu de la science-fiction.

 

Son premier roman, Le Vieil Homme et la Guerre, est publié en 2005. Dès l'année suivante, il reçoit une nomination pour le prix Hugo du meilleur roman. En 2010, il est élu président de la Science Fiction and Fantasy Writers of America, organisation littéraire qui décerne chaque année le prix Nebula.

John Scalzi a notamment été engagé, en 2009, comme consultant pour la série télévisée Stargate Universe. »

 

De deux je vous encourage à aller faire un tour sur son site, où vous pourrez en savoir un peu plus (et notamment le fait que, bien qu’ils soit parmi les best sellers du NYT, c’est quand même à lui de nettoyer la litière, information capitale), accéder à son blog, et pleins d’autres choses chouettes. Et aussi apprendre que ca y est, les droits pour l’adaptation de « Le Vieil Homme et la Guerre » au cinéma ont été acquis… espérons que ce soit à la hauteur.


(C’est pas beau la flemme > < )

 

Geriatric Star Wars

 

John Perry, 75 ans, n’a plus grand-chose à attendre de la vie. Sa femme est déjà morte depuis quelques années, son corps ne lui obéit plus vraiment.. bref, la morne vie d’une personne âgée qui n’attend plus que la mort.

 

Sauf que, dans le monde de John Perry, la Terre n’est qu’une planète habitée parmi des milliers, et les FDC, Forces de Défense Coloniales, recrutent justement tout ceux qui, le jour de leur 75ème anniversaire, souhaite vivre autre chose et s’engager dans l’armée pour aller défendre les colons.

 

Une armée de grabataires pensez-vous ? Que nenni. Car à fricotter, amicalement ou non, avec la multitude d’espèces extra-terrestres de l’Univers, les FDC profitent d’avancées technologiques redoutables, dont celle de permettre à ces papis et mamies d’être en état de faire de la résistance (Chacun ses réferences ,hein !).

 

A nouveau jeune et vigoureux, John Perry part à l’attaque sur de multiples fronts, découvre quantités de planètes et d’espèces, voit ses amis mourir, en trop grand nombre. Et surtout va rencontrer une autre engagée qui ressemble à s’y méprendre à sa femme décédée….

 

C’est fin, c’est très fin ca se lit sans fin

 

Bon déjà j’avoue, c’est bête, mais j’aime beaucoup la traduction française du titre. La référence à l’œuvre de mÔssieur Hemingway ne pouvait que me titiller et me faire bêtement rire.

 

Et puis quelquepart, vous vous doutez bien qu’avec un production signée « L’Atalante », il y avait de fortes chances qu’une certaines Lelf ait quelque chose à voir dans ce choix de lecture. Sachant que là en plus elle s’est associée au Muffin, je ne pouvais que me lancer dedans sans hésitation.

 

Et de fait, j’ai été subjuguée. Alors que pourtant, les space opera et les histoires de gueguerre ( *Pan pan t’es mort - Baouuuum – Arrrrrrrgh – Nooon ne meurs pas Dick, pense à Tracy– etc etc * ) , ce n’est pas vraiment ma tasse de thé en temps normal. Voir ca me donne plutôt envie de partir en courant dans le sens opposé.

 

Mais bon. D’une l’idée de départ est plutôt marrante, et on a envie de savoir comment nos petits vieux vont devenir des Starship Troopers. De deux, on se rend compte progressivement que ce choix de recruter des gens qui ont déjà vécu leur vie, qui ont de l’expérience, qui savent ce que c’est que de vivre pour les autres, et (accessoirement) qui n’ont plus grand-chose à perdre, ce choix disais-je n’est pas anodin. Et donne une toute autre dimension à l'histoire que si cela avait eu lieu  avec des petits bleus de 19 printemps persuadés d’être les rois du monde.

 

John Scalzi sait également comment nous garder dans le rythme, et même anticiper mes râlages de lectrice. Au moment où je commence à penser que « C’est bon, on a compris ça va être la petite routine », et bien Pan !, dans les dents de la Guu, un retournement de situation bien senti et vraiment surprenant qui me laisse pantelante (et ferme mon clapet par la même occasion). Le tout servi avec un ton mordant et un humour bien senti, et soutenu par une transcription des sentiments très juste.

 

Cadeau bonus (comme avec la lessive), John Scalzi sait de quoi il parle et nous offre un petit passage scientifique (qui pourra peut-être en rebuter certains) qui explique clairement et finalement assez simplement la notion de la physique quantique et des fameux « Sauts dans l’espace », et qui m’a tout simplement conquise (Comme quoi, racontez moi un truc scientifique incompréhensible et je suis heureuse...).

 

Je ne peux donc que plussoyer Lelf et Miss Spooky Muffin , j’aime John Scalzi, j’aime « Le vieil homme et la guerre », et je ne peux que vous le conseiller, urgemment. Allez zou ! On arrête tout séance tenante, et on va le chercher ! Je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus. (Si c’était malgré tout le cas je vous offre un muffin.. mais j'en doute)

 

Ah ! J’en profite pour remercier au passage ma formidable bibliothécaire qui a de si bons bouquins dans ses étagères et n'hésite pas à les mettre en avant, pour mon plus grand plaisir.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 08:00

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv7204773.gif« Londres, hiver 1554. Gloria Pickwick, gouvernante d'un respectable lord, considère d'un œil très suspicieux l'arrivée de leur nouveau voisin. Qui est vraiment cet étrange baron Ahriman ? Mille rumeurs courent à son sujet. Parfais, une diligence conduit des gens chez lui... et on ne les revoit jamais ! Arrive le 24 décembre. Tous les enfants se couchent en rêvant au lendemain. Mais le Père Noël ne vient pas. Aucun cadeau au pied des sapins illuminés. Une maison, et une seule, fait la fête ce jour-là... Celle du sinistre baron. C'en est trop pour Gloria, qui prend l'affaire en main. Harold, un petit garçon futé, s'engage à ses côtés, avec des renforts insolites : des lutins, une fée, des oies douées de parole. L'objectif de cette drôle de troupe : sauver Noël ! Si c'est encore possible... » (4ème couverture)

 

Fan du fils, pas du père ^^°

 

Et on continue avec les chouchous ! Décidément mes lectures se font par thème en ce moment =) Après la découverte de grands noms de l’Imaginaire, je replonge dans mes auteurs chéris. Et Sardou Fils m’avait déjà envoutée avec ses romans moyenâgeux, puis agréablement surprise avec son remaniement des "Lettres à Lucilius" de Sénèque dont j’ai parlé ici précédemment. Je souhaitais donc découvrir depuis un moment ces « Contes de Noël », nouveau style auquel il s’essayait.

 

Mr Jack ? Vous ici ?

 

Je ne ferais pas de résumé supplémentaire cette fois-ci, le 4ème de couverture suffisant amplement. Il s’agit d’un conte de moins de 200 pages, en dire plus vous gâcherait le plaisir.

 

Car plaisir il y a, en tout cas pour l’âme d’enfant qui reste soigneusement planquée dans un recoin de mon être. Romain Sardou nous offre un vrai conte de Noël, prenant place dans l’Angleterre industrielle du milieu du 19ème siècle.

 

Tous les ingrédients sont là pour faire une belle histoire : la gouvernante façon Mary Poppins mais un peu plus en chair et avec une gouaille autrement plus savoureuse, les vieilles maisons sombres, un Père Noël que l’on dit assassiné, et toute une ribambelle d’êtres fantastiques qui se dévoilent au fur et à mesure de l’histoire. Certains points de l’histoire m’ont d’ailleurs beaucoup fait pensé à « L’Etrange Noël de Mr Jack », d’un certain Tim Burton (Vous connaissez ? :p)

 

Si le sujet de fond n’a rien de très original, ni même la résolution, je n’en suis pas moins tombée sous le charme de cette ambiance si particulière, et, comme toujours de l’écriture de Romain Sardou.

 

Rien de pompeux, rien de trop fantasque non plus, on suit avec plaisir les aventures de cette Super Nanny d’un autre siècle qui n’hésite pas à aller mettre une bonne claque au diable (Au sens propre). Le tout décrit sur un ton délicieux, à la fois léger et simple, avec des touches d’humour omniprésentes (mais pas lourdes) et une interaction auteur-lecteur agréable.

 

En bref, vous avez là tous les éléments pour une belle histoire, remplies de personnages attachants et farfelus, et destinée aussi bien aux petits qu’aux grands enfants .

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:00

44 Scotland Street - McCall Smith« Quand Pat pousse la porte du 44 Scotland Street, elle ne sait pas ce qui l'attend. Entre son insupportable mais terriblement séduisant colocataire, et la pétillante Domenica, la voilà entraînée dans une nouvelle vie au cœur de l'Edimbourg bohème. Son nouveau travail dans une galerie d'art s'annonce pourtant un peu morne. Sauf que Pat découvre au fond de l'obscure galerie un tableau qui pourrait bien valoir son pesant d'or et transformer sa vie. » (4ème de couverture)

 

Aaaaaaaaaawwww.. Alexander <3

 

Je le confesse, quand il s’agit d’Alexander McCall Smith, je ne suis absolument pas objective. Et oui c’est ainsi. Est-ce dû aux aventures de « Mma Ramotswe » qui m’ont littéralement envoutées ? Ou à ce coup de fil reçu de sa part un dimanche matin ensommeillé pour faire une dédicace de vive voix à la pauvre petite Guu qui n’avait pas pu se rendre à Saint-Malo (Mais qui avait envoyé Super Gally en mission auprès du dit auteur - Mission réussie avec brio, il faut bien l'admettre) ? Je ne sais pas... quoi qu’il en soit, ce nom est désormais gage d’humour british et de sourires en coin pendant une lecture agréable.

 

J’ai d’ailleurs déjà eu l’honneur de vous présenter cet auteur lors de ma chronique sur les fameuses aventures de « Mma Ramotswé, détective », premier opus d’une longue série. (- Pub - Et adapté pour la télévision par HBO avec Jill Scott, en ce moment sur Arte tous les jeudis soir c’est bieeeeen regardez-la ! - Fin de la coupure pub-)

 

Edimbourg, son centre-ville, ses monuments….. ses habitants ^^°

 

C’est bien loin du Botswana que nous entraine cette fois ci A.McCall Smith, puisque le sujet du reportage sera Edimbourg et sa faune. Et plus exactement celle qui réside au 44, Scotland Street.

 

Reportage est le terme adapté puisque nous découvrons petit à petit les us et coutumes de chacun des drôles de personnage qui peuple cet immeuble. Du beau gosse vaniteux insupportable (dans lequel je n’ai pas pu m’empêcher de reconnaitre un collègue de bureau, c’est très perturbant) à l’anthropologue âgée mais funky, tout en passant par un gamin surdoué et sa « tiger-mama », c’est tout un florilège de personnalités et rebondissements possibles que nous offre ici l’auteur.

 

Il y a néanmoins un personnage « central » à cette histoire, Pat, jeune fille de 20 ans un peu paumée, travaillant dans une galerie d’art et emménageant au début du roman au 44, Scotland Street pour une colocation avec le fameux beau gosse et deux autres individus pour le moment invisibles.

 

Entre sa galerie d’art miteuse où reposent des trésors insoupçonnés, et son voisinage pour le moins excentrique, la petite vie tranquille de Pat va connaitre des rebondissements inattendus…

 

Humour british et personnages déjantés au rendez-vous

 

Ce roman a un format un peu particulier puisque, comme l’explique très bien l’auteur dans sa préface, il s’agit d’un roman-feuilleton qui a été écrit à l’époque pour être publié par parties dans le journal local.

 

De ce fait, on est face à des chapitres de  2 à 4 pages maximum, chacun avec son petit bout d’intrigue, son fait marquant, et tout ça mis bout à bout donne le roman que vous tenez entre les mains. Cette contrainte de publication implique également que l’histoire doit avancer coûte que coûte : l’auteur ne peut pas, comme dans le cas d’un manuscrit écrit d’une pièce, relire le début, corriger de-ci de-là les points qui l’arrangent ou qui peuvent être optimisés. Hé non, c’est publié, c’est comme gravé dans le marbre, et l’auteur doit s’en arranger.

 

Autre point dont nous fait part l’auteur, c’est l’implication des lecteurs dans l’avancement de cette histoire. En effet les fidèles ont pu, au fur et à mesure de l’histoire, soumettre leurs remarques ou suggestions à l’auteur, qui a visiblement choisi d’en tenir compte pour certaines, tout comme il a choisi d’intégrer des personnes réelles à son histoire (quoique totalement inconnues pour ma part…). Toujours dans l’optique de donner plus de vie et de réalisme à son récit, of course.

 

Tout cela donne en fin de compte un résultat très surprenant à lire d’une traite. Une histoire un peu hachée, forcément dans l’action (pas de descriptions de paysages prenant 25 pages), très dynamique. Et puis bien sur l’inimitable touche d’A. McCallSmith, cet humour délicat, parfois cynique, toujours très british. (Enfin, scottish en l’occurrence.)

 

La valse entre les personnages peut être un peu perturbante au début, ainsi que le fait que les sujets restent très superficiels, on passe de l’un à l’autre sans jamais approfondir quoi que ce soit. Mais l’on se fait très vite finalement à ces différentes histoires en parallèles, et surtout aux personnages hauts en couleurs qui le peuplent.

 

Car ces personnages sont la vraie force de cet ouvrage. Si les situations souvent burlesques dans lesquelles les place l’auteur font sourire, c’est surtout la personnalité des protagonistes qui nous marque, sachant que visiblement, à Edimbourg, la norme n’est pas à l’ennuyeuse banalité. Au contraire, chacun est une caricature poussée à l’extrême de son personnage et du trait de caractère qu’il représente. Et oui, car ce côté un peu clownesque cache en fin de compte une analyse très juste des relations humaines, et de leur vacuité.

 

Si cela donne une vraie force à l’ouvrage, et un dynamisme impressionnant à chaque chapitre, ce qui a dû être un atout certain pour une publication périodique devient, sur un roman entier, un peu fatiguant. Et oui, même moi je me lasse du n’importe quoi quand il y en a trop d’un coup (Enfin, sauf pour "Hare nochi Guu"... mais ça, c'est une autre histoire). Et j’avoue avoir fini la lecture de ce roman un peu en diagonale.

 

Je ressors un chouia mitigée de cette lecture. Bien moins emballée que pour "Mma Ramotswé", j’étais même un peu déçue en refermant l’ouvrage. Bien qu'en même temps toujours aussi charmée par ce style d’écriture, et j’avoue avoir souri plus qu’à mon tour lors de la lecture.

 

Il est probableque pour savourer cet ouvrage au mieux, il ne faut pas le lire d’une traite comme un roman, mais le lire dans sa configuration initialement prévue, à savoir petit à petit, pour savourer chaque chapitre, chaque rebondissement, chaque regard sur les relations humains à leur juste valeur. Conseil que j’appliquerais donc pour la lecture du second volume des aventures du 44, Scotland Street. (Et oui, quand on est fan…)

 

Quoiqu’il en soit, je remercie Lyra Sullyvan de m’avoir prêté cet ouvrage et de m’avoir donc permis de découvrir une autre facette de cet auteur que j’apprécie tant. Et n'hésitez pas à aller lire son avis sur le sujet !

 

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 09:00

Ceux qui sauront - Pierre Bordage« Et si la Révolution Française n’avait pas eu lieu ? Voici le portrait d’une France qui ne fut jamais, où une minorité d’aristocrates continue, aujourd’hui, d’asservir les masses populaires, notamment en interdisant l’instruction. Jean, fils d’ouvrier, en fait la dure expérience lorsqu’une descente de police met un terme brutal aux cours qu’il suit clandestinement. Incarcéré, puis libéré par la Résistance, il devient un hors-la-loi. Clara, elle, est née du bon côté de la barrière. Pourtant la vie dorée qu’on lui impose et les inégalités dont souffre son pays la révoltent. Deux personnages, un destin commun : changer le monde… » (4ème de couverture)

 

Ce soir sur France Guu : A la découverte des grands auteurs de l’Imaginaire (suite).

 

Et oui. Après David Gemmell, me voilà embarquée par un autre grand monsieur des littératures de l’Imaginaire, j’ai nommé Mr Bordage himself.

 

Et comme encore une fois je ne sais finalement pas grand-chose de lui à part son nom, plongeons-nous ensemble dans la boite à culture.

 

(Douce voix off : on)

 

Pierre Bordage, auteur français de science-fiction, est né en 1955 en cette belle région qu’est la Vendée (Région qui, outre de bons auteurs, produit aussi de très bonnes brioches)

 

Il n’a pas séché l’école, n’est pas devenu videur, n’a pas non plus dévoré tous les classiques de la SF à 6 ans et demi, non, non, le petit Pierre vit une scolarité plus que tranquille, il fait même du banjo et du karaté. (J’aurais adoré faire du banjo…)

 

C’est lors de ses études de littérature en fac qu’il va se frotter à ce style littéraire, par l’intermédiaire des «Chroniques Martiennes« de Ray Bradbury (Une vraie machine à créer des auteurs SF ce bouquin !)

 

Son premier grand succès, il le rencontrera avec « Les Guerriers du Silence », salué aussi bien par la critique que par les lecteurs. A noter que cet ouvrage ne sera édité qu’en 1993 par « L’Atalante », alors même qu’il essuyait refus sur refus de la part des éditeurs depuis presque dix ans.


A partir de là, la machine s’emballe : Pierre Bordage devient rapidement une figure connue et appréciée du grand public, et publie plus d’une quarantaine de romans et nouvelles. Touche à tout, il écrit aussi bien de la SF que de la fantasy, des scénarios (ciné, théâtre) et même de la BD.


(Douce voix off : off)


Et si la démocratie n’existait pas ?

 

Jean et Clara sont deux jeunes adolescents de la France du 21ème siècle. Mais leur ressemblance s’arrête là : Clara est issu d’une famille de très riches bourgeois, proches de la royauté régnante et n’aspirant qu’à gagner enfin ses lettres de noblesse. Jean lui fait partie des « cous noirs », cette masse populaire affamée, exploitée et maintenue dans l’ignorance par les dirigeants, tentant tant bien que mal de subvenir à ses besoins.

 

Et oui. Car la France dans laquelle ils vivent n’est pas celle que nous connaissons, mais une France où la Révolution Française n’as pas si bien marché que ça. Une France où Gambetta fut assassiné et la monarchie restaurée. Une France pas franchement folichonne, où les technologies modernes existent bien, mais sont réservées à une élite, et sont plus que contrôlées. Une France où « Droits de l’Homme » et « Liberté, Egalité, Fraternité »  sont des termes inconnus.

 

Un point commun cependant unit ces deux adolescents : chacun va se retrouver sur un chemin bien différent de celui qui lui semblait destiné. Clara, accidentée, perdue puis séquestrée par un simple d’esprit, va ouvrir ses yeux de petite princesse cajolée sur le monde qui l’entoure et la souffrance qu’il contient. Jean lui, va être arrêté lors de sa classe clandestine, puis libéré par les membres de la Résistance.

 

De là leurs deux destins se rejoignent, et ensemble ils vont découvrir, chacun à leur manière, les dessous de ce monde : la cruauté, l’impuissance, la politique. Mais aussi l’espoir, qui s’il se cache bien n’en est pas moins présent.

 

Uchronie quand tu nous tient...

 

Il est un peu délicat pour moi d’écrire un avis clair sur cet ouvrage, car plus j’y réfléchis, plus je lui trouve des qualités et une profondeur absolument géniale. Mais plus les petits défauts qui me chafouinaient me chafouinent encore plus. Credieu. Bon allez je me lance.

 

Commençons par le début. Début que j’ai trouvé très (trop) lent, et très (trop) prévisible. L’histoire reste sympa, mais après une 4ème de couverture pareille et des chroniques plus qu’enthousiastes de ci de là, j’avais une énorme attente pour ce bouquin. Même si la construction narrative est, elle, très agréable, avec ces deux histoires parallèle à priori sans lien, dans deux univers bien différents.

 

Bon heureusement, arrivé à une petite moitié de l’ouvrage, ça se réveille. Et là je me suis laissé embarquer dans cette histoire que je ne faisais que survoler auparavant. Avec une pression croissante et justement dosée, parfaite pour me faire tourner les pages à la vitesse de.. bah de ma lecture quoi, jusqu’à ces dernières pages où j’ai traumatisé mes félins domestiques en poussant un cri de frustration.

 

Qu’est-ce qu'elle a pu m'énerver cette fin !! Et je ne peux pas vous dire pourquoi ce serait vous spoiler la majeure partie de l’œuvre. Mais je n’aime pas ces fins qui me laissent sur ma faim. Voilà, c’est dit. En fait je pense que c’est peut-être la seule chose que je reprocherais à cet ouvrage. Avec le fait que j’aurais bien aimé en savoir un peu plus sur ce monde si particulier, l’action restant très centrée sur les divers personnages.

 

Mais ces fameux personnages, c’est bien là le point fort de Pierre Bordage. Bien pensés, attachants, on les suit dans leurs galères avec l’envie qu’ils s’en sortent, qu’ils changent le monde.  Outre les deux protagonistes principaux, c’est toute une kyrielle de personnalités qui défile devant nous, chacun avec leurs émotions, leur personnalité, qui ensemble nous dépeignent la multitude de réactions humaines face à l’adversité, des plus belles aux plus méprisables.

 

J’ai été agréablement surprise par le personnage de Clara. En effet je m’attendais à tomber sur un énième petite fille riche qui se découvre une côté Robin des Bois sur un coup de tête. Mais non, elle ne change pas sans raison, et l’évènement qui lui fait ouvrir les yeux est assez puissant émotionnellement parlant pour être à même de justifier un tel changement. Quant à Jean, il met bien en lumière les dilemmes permanents que l’homme peut rencontrer entre « Survivre à tout prix » et « Conserver ses principes moraux ».

 

En ce qui concerne le cadre dans lequel évolue nos héros…Effroyable vision que cette France d’aujourd’hui décrite de la sorte. On n’arrive pas à s’imaginer en 2008, malgré nous des images du passé resurgissent, de la royauté, des années de guerre (avec la résistance), images qui essayent de nous aider à se représenter cette situation inédite. Il faut presque se faire violence (intellectuellement parlant hein, ne vous frappez pas) pour bien se signifier que non, cette histoire n'a pas lieu dans le passé mais bien en 2008. Et que ce qui est décrit là est ce qui pourrait être arrivé à notre pays.

 

De là découle une réflexion très intéressante sur les « privilèges » dont nous bénéficions au quotidien, sans forcément nous en rendre compte. Ainsi que sur le pouvoir des médias, de la télévision, de l’Internet. Que ce soit pour contrôler les masses, au moyen de journaux télévisés édulcorés par exemple, ou en représentant un contre-pouvoir, comme le réseau alternatif. Sans compter la trame de fond du roman, à savoir le pouvoir de l’instruction. Instruction qui n’est malheureusement pas une évidence pour tous dans le monde actuel…

 

Ah ? On me souffle dans l’oreillette qu’encore une fois je râle pour rien, puisqu’il y aurait bien un second volume de prévu. En voilà une bonne nouvelle !  Bon et bien : une idée géniale, surprenante, bien traitée, des personnages attachants… et une fin plus si frustrante que ça ? Je dis Banco ! Ce livre est bien, mangez-en =)

 

Si vous souhaitez d’autres avis à ce sujet, allez donc voir ce qu’en disent d'autres morues : Lalou, Lyra et Snow.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 08:00

Sorceleur Andrzej Sapkowski« Geralt de Riv est un personnage étrange, une bizarrerie de la nature, un mutant qui, grâce à la magie et à un long entraînement, mais aussi grâce à un mystérieux élixir, est devenu un meurtrier parfait. Ses cheveux blancs, ses yeux nyctalopes et son manteau noir effrayent et fascinent. Il parcourt des contrées pittoresques en gagnant sa vie comme chasseur de monstres. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. Car Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un Sorceleur. Il est unique. Au cours de ses aventures, il rencontrera une autoritaire mais généreuse prêtresse, un troubadour paillard au grand cœur, et une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux. Amis d’un jour, amours d'une nuit. Mais au bout de sa quête, peut-être pourra-t-il prononcer son dernier vœu : retrouver son humanité perdue… » (4ème de couverture)

« Bonjour, je voudrais le roman de.. euh.. André.. Andreuzéjje.. Sappekoveski »

Et oui, pas évident de prononcer le nom d’Andrzej Sapkowki, écrivain né en ce beau pays qu’est la Pologne en 1948. (Ou alors c’est juste moi qui ne suis pas douée, c’est un option toute à fait envisageable)

 

De formation économiste/commercial, il publie sa première nouvelle en 1986 dans un magazine de littérature fantasy polonais. Cette première mouture du « Sorceleur » reçut un énorme succès de la part des lecteurs comme des critiques.  De là, A.Sapkowski crée un cycle de contes basés sur ce monde qui l’imposeront comme un des auteurs fantasy les plus connus de la Pologne des années 1990, et qui lui vaudront un certain nombres de prix.

 

Mais le succès du Sorceleur ne s’arrête pas aux frontières de la Pologne. Son premier roman," Le Sang des Elfes", gagnera même le prestigieux « David Gemmell Legend Award » (Non je n’ai pas fait exprès de lire ce roman juste après le David Gemmell, je le jure).

 

En 2001, une série télévisée est produite, ainsi qu’un film du même nom, qui n’ont malheuresement pas connu un très grand succès.  Au contraire des jeux vidéo (The Witcher et The Witcher 2), qui tirent plutôt bien leur épingle du jeu.

 

Petit aparté : Attention ! Du même auteur il existe "La saga du Sorceleur" et la saga "Sorceleur". Ce n'est pas la même chose, ne vous y perdez pas !!

 

« Blanche-Neige et les 7 Kikimorrhes » ou « La Strige au Bois Dormant » ?

 

Geralt de Riv est ce que l’on appelle un sorceleur. Caste crainte du commun des mortels mais indispensable pour débarrasser les campagnes des monstres en tout genre qui peuvent y trainer . Que ce soit « une manticore, une wyvern, un brouillardier, une aeschne, un rynchote, une chimère, une goule, un vampire, un graveir, un loup-garou, un gigascorpion, une strige, une mangeresse, une kikimorrhe, une vyppère » ou autres bestioles sympathiques tapies dans l’obscurité. (Et comme je suis super sympa, je vous mets les liens si jamais vous souhaitez avoir les définitions de ces bestioles.. enfin pour ceux que j'ai pu trouver)

 

Enlevé dès l’enfance pour subir un entrainement adapté et des modifications génétiques, sa vie se résume désormais à traquer les monstres en tout genre contre pièces sonnantes et trébuchantes.

 

Alors qu’il se repose dans le temple de Melitele pour se remettre des blessures de sa dernière chasse, Geralt se remémore quelques-unes de ses aventures. Les monstres qu’il a chassé, les amitiés nouées, les ennemis rencontrés. En l’espace de quelques nouvelles, intercalées de retours au présent, nous en apprenons plus sur la dure vie de Sorceleur et les mystères de ce monde décidément bien curieux. Striges, kikimorrhes, princesses, mages, elfes et déesses anciennes, tout est réuni pour un voyage à travers les mythes et les contes de notre enfance.

 

Une lecture distrayante et originale

 

Il y a des livres comme ça, allez savoir pourquoi, vous les voyez en librairie, et vous avez envie de les lire. Je ne dirais pas que la couverture m’a attirée, car ce n’est pas le cas, ni le titre.. ni même le 4ème de couverture que je n’avais pas lu. Mais j’avais envie de lire ce roman.

 

Après plusieurs essais où finalement non j’ai remis l’ouvrage sur le présentoir (Pas sage, pas sérieux, pas de sous, trop de bouquins…) , j’ai fini par craquer. Et lire l’ouvrage dans la journée.

 

En effet  ce « Sorceleur » correspond exactement au type d’ouvrage dont j’avais besoin. Pas prise de tête, facile à lire, entrainant, drôle, imaginatif. Tranquille, quoi (A dire avé l’accent)

 

J’ai pu lire que ce format « regroupement de nouvelles » avait déplu à de nombreux lecteurs. Pour ma part je l’ai trouvé original, bien remanié - puisque chaque nouvelle est entrecoupée d’un retour au présent -  et reposant. En effet on peut lire chaque nouvelle à tête reposée, indépendamment des autres.

 

Et puis j’aime ce format « Contes et légendes », semblables aux livres que je lisais gamine où l’on nous narrait une foultitude d'histoires, ce qui permettait de découvrir différents mondes, différents héros...

 

Ici cependant le héros principal reste le même. Geralt de Riv est un personnage énigmatique que l’on découvre (à peine) au fur et à mesure des nouvelles. Beaucoup moins « boucher des Carpates » que l’illustration de la couverture pourrait le suggérer, il tente simplement de faire au mieux son difficile travail dans un monde plutôt hostile. Un personnage qui à la fin de ce premier volume reste encore très mystérieux, et que l’on a envie de découvrir encore un peu plus.

 

Outre la narration agréable, et le personnage attachant, ce qui m’a définitivement charmé c’est ce mélange de mythologie, de contes de notre enfance et de fantasy que l’auteur maitrise à la perfection. Et quel plaisir de voir les histoires des princesses de notre enfance revisité de façon plus.. moderne ? fantaisiste ? cruelle ? Car mis à part les parodies souvent bien lourdingues, il est rare de voir Blanche-Neige, Raiponce et autres blondinettes sous un autre jour que celui des studios Disney.C'est chose faite, et on prend un malin plaisir, au cours de la lecture, à retrouver toutes les réferences plus ou moins cachées voir maltraitées.

 

J’adore qu’on me raconte des histoires de temps anciens, de dieux oubliés et de bestioles aux noms imprononçables, où je retrouve mon âme d’enfant avec des étoiles dans les yeux. Et vu la consommation que j’en ai fait, il devenait difficile de me satisfaire à ce niveau-là. C’est pourtant ce qu’a réussi ce premier tome des aventures du Sorceleur, qui même s’il n’est pas le roman de l’année, m’a fait passer un très bon moment. Comme quoi des fois il faut suivre ses envies irraisonnées ^^

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 08:00

Loup Blanc Gemmell« Skilgannon le Damné a disparu des pages de l’histoire. Il a quitté les terres de Naashan, emportant avec lui les légendaires Épées de la Nuit et du Jour. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver. Trois ans plus tard, loin de là, une foule déchaînée se rassemble autour d’un monastère. Elle est accueillie par un prêtre désarmé. Mais en quelques terrifiantes secondes, la situation bascule, et la rumeur se répand à travers les terres de l’Est : Skilgannon est de retour. Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d’un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne. Toujours poursuivi par des tueurs et une armée d’ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.Mais il ne voyage pas seul. L’homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende. » (4ème de couverture)

 

« T’as des baskets, tu rentres pas. »

 

Vous lecteurs qui bivouaquez régulièrement dans la sphère littéraire, et vous ami fans de fantasy, ce nom ne vous est forcément pas inconnu : David Gemmell. Si , si, vous connaissez forcément quelqu’un qui entre en transe à la simple évocation de ce nom. Mais mis à part « Han mais ouiiiiiii je sais, c’est un auteur de fantasy super connu ! », que savez-vous de lui ? Hmm?

 

Pour ma part, je le confesse, je ne savais pas grand-chose. Et je le rangeais instinctivement dans la catégorie des auteurs d’héroic-fantasy « old school », avec pleins de bestioles vertes et de noms de royaumes à coucher dehors qui se tapent dessus pour des raison incompréhensibles à la profane que je suis. (Les préjugés hein… personne n’est parfait)

 

Curieusement, on ne trouve pas pléthore d’informations sur la vie de mÔssieur Gemmell, si ce n’est ce qui participe à la légende du personnage : renvoyé de l’école à l’âge de 16 ans, il devient videur pour une boîte de de nuit à Soho (Ce qui, quand on est grand, qu’on pèse 120 kilos et bien pourvu en gouaille, est un job plutôt adapté.) Néanmoins contrairement à ce que j’ai pu lire de ci, de là, ce n’était pas un « homme sans éducation  et non littéraire qui devient un super auteur ». Quitte à décevoir quelques vocations, David Gemmell, a tout de même travaillé en tant que journaliste indépendant pour plusieurs journaux (Daily Mail, Daily Mirror, Daily Express) , et avait donc quelques aptitudes avec sa plume.

 

Dans les années 80, les médecins lui diagnostiquent un cancer. Ce sera le déclic pour Gemmell qui se lance pour défi d’écrire un roman avant la fin de ses jours.  Le diagnostic médical s’avère finalement faux, mais le « mal » est fait,  « Légende » est écrit et publié en 1984, et va très vite être considéré comme un des classiques de l’héroic-fantasy.

 

Suite à ce succès, D.Gemmell peut se permettre de devenir auteur à plein temps à partir de 1986. Et dès lors, on ne l’arrête plus :  

-          Le « Cycle de Drenaï » (dont font partie Légende et Loup Blanc) – 11 volumes

-          Le cycle « Rigante » – 4 volumes

-          Le cycle de « Troie » – 3 volumes

-          Le cycle du « Lion de Macédoine » – 4 volumes

-          Le cycle « Les Pierres de Sang » – 5 volumes

-          Et une petite dizaine d’autres romans

 

Et tout cela en une vingtaine d’années.(Ce qui fait quand même 1 roman et demi en moyenne par année).

 

Il nous quitte en juillet 2006 des suites d’une opération de quadruple pontage coronarien. Le cycle de Troie, en cours à l’époque, sera achevé par sa femme en 2009 avec l’ouvrage « La Chute des rois ».

 

« Hé mais… c’est bien en fait !! » (Guu, 29 ans, en live depuis son canapé)

 

Ok, je suis une quiche je l’avoue publiquement. En refermant cet ouvrage je me disais que, quand même, il manquait des trucs, et plusieurs points qui me titillaient le cortex. Et donc, avant de râler, je suis allée me renseigner par acquis de conscience: bingo!! Maline comme je suis, il a fallu que je débute avec un ouvrage qui se situe à la fin du cycle initié par le célèbre « Légende » . (Ca m’apprendra à prendre des ouvrages au hasard)

 

Pour ma défense je dirais que cet état de fait n’est pas signalé sur l’ouvrage, je ne pouvais pas non plus le deviner (Nanméoh.. je suis quiche, mais je me soigne) Et pour la défense de l’éditeur qui a osé ne pas le signaler sur son ouvrage.. et bien ce cycle n’a pas besoin d’être lu de façon chronologique (« Légende » n’en est d’ailleurs pas le premier opus), chaque histoire se suffisant à elle-même.

 

En effet, chaque histoire est indépendante et habilement traitée, le passé des personnages rapidement rappelé, si bien que l’on situe rapidement qui fait quoi, pour passer à l’intrigue en elle-même, qui dans le cas de « Loup Blanc » est très bien construite. On se laisse très rapidement embarquer dans cette aventure épique comme on aime, avec de l’action, du suspens, de l'Histoire, un petit peu de sentiments (quand même) … bref de l’héroic-fantasy dans toute sa splendeur. Point d’élitisme, David Gemmell traite de sentiments simples mais forts, qui touchent tout le monde, et avec une intrigue claire, plutôt que de se perdre dans des méandres scénaristiques souvent ennuyeux.

 

J’ai néanmoins décroché à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il s’agissait de passages traitant de « géopolitique » et où, ayant la flemme de revenir à la carte en début d’ouvrage à chaque ligne, j’ai plutôt lu en diagonale qu’autre chose. Mais cela ne nuit pas à l’ouvrage, et je pense par contre que pour des lecteurs habitués à ce monde (Les gens malins qui commencé par le début du cycle,par exemple), cela doit être agréable d’avoir une telle profondeur dans l’analyse du monde et des relations entre les peuples évoqués.

 

Il faut également apprécier à sa juste valeur le travail qui est fait sur les personnages, qui, bien que nombreux, ont tous une certain profondeur, et une psychologie complexe née de passés tumultueux. Véritable plus pour l'histoire, et caractéristique pas forcément si répandue que ca dans le monde littéraire héroic-fantasy.

 

Certains reprochent à David Gemmell un côté « Héroic-Fantasy pour les masses ». Pour ma part j’apprécie cette accessibilité. Sachant que tout de même, avec un monde complet, une intrigue plutôt prenante, des personnages intéressants, nous avons là une lecture de qualité et plus qu’agréable, qui m’a surtout donné envie de lire le cycle entier en débutant.. par le début !

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 09:00

Chasse au trésor - Raphaelle Adam« Trente ans après leur séparation, Paul, Joe et Franck reçoivent un mail d’Eddie leur proposant une chasse au trésor, activité favorite de leur enfance. Leurs hésitations seront vite balayées par l’idée de se retrouver tous ensemble dans une vaste demeure de Louisiane connue pour sa valeur historique… et le mystérieux meurtre de son bâtisseur en 1734 .Mais le passé n’offre-t-il toujours que de bons souvenirs ? » (4ème de couverture)

 

Raphaëlle Adam

 

Devant le peu d’informations disponibles sur cette jeune auteur, je préfère vous orienter directement vers la biographie qu’elle a écrit elle-même plutôt que de juste paraphraser ses propres mots. (Et que je ne vous entende pas dire que c'est de la flemme nanméoh!)

 

Vous trouverez donc tout cela ici : Le Domaine de Cyprey Hall

 

Anecdote amusante : cette curieuse URL est la même que celle que les protagonistes utilisent dans son roman 

 

Allez hop, on y va, en route pour l’aventure ♪

 

Paul, professeur d’Histoire à l’université d’Ohio; Franck, architecte à Sacramento; et Joe, cuisinier à Dallas ont tous une bonne trentaine d’année et une vie plus ou moins épanouie. Ces hommes, qui ne sont plus en contact aujourd’hui, vont être réunis par Eddy, alias Plume de Corbeau, leur amie d’enfance.

 

En effet, à l’époque à Cottonburg, dans le Kansas, ces quatre-là étaient inséparables, avec le 5ème larron de la bande, Tim.

 

Explorateurs en herbe et grand fans de chasses au trésor, ces derniers faisaient ensemble les 400 coups. Jusqu’au jour tragique de la mort de Tim. De là, la bande explose, et chacun part vivre sa vie aux quatre coins des Etats-Unis.

 

Si Eddie décide de les recontacter après tant d’années, c’est parcqu’elle a hérité d’une mystérieuse maison en Louisiane, terrain propice aux chasses aux trésors qu’ils affectionnaient tant.

 

C’est donc avec joie, mais un peu d’apréhension, que tous se rejoignent à Cyprey Hall, pour revivre leurs souvenirs d’enfance et tenter de percer le mystère de cette maison : C’est en effet ici qu’est mort dans des circonstances mystérieuses le maître des lieux, Arthur MacBride, en 1734.

 

Un premier roman prometteur.. même si le côté « Thriller » est très minoritaire.

 

Ce roman est arrivé sur ma PAL par l’intermédiaire de Miss Spooky Muffin, qui en a fait un livre voyageur. Le même Muffin qui m’a mis au défi de le lire dans le cadre du Challenge des Morues.

 

C’est donc chose faite. Et je suis mitigée quant au résultat final. Pas tant mitigée sur mes sentiments sur l'ouvrage, car dans l’ensemble j’ai apprécié cette lecture. Mais mitigée quand à ce que je vais en dire.

 

Avant toute chose, j’ai beaucoup aimé le traitement de l’histoire. Par le biais de chapitres entrecroisés, on suit 3 histoires, sur 3 périodes différentes : 1743, la vie d’Arthur MacBride / 1960, la jeunesse des protagonistes / 1990,  la situation actuelle. Les trois récits ne manquant pas d’un certain « suspens », ce traitement permet de garder une pression légère mais constante sur le lecteur, qui dès lors va dévorer l’ouvrage pour en savoir toujours plus. D’autant que le style d’écriture est très léger et rapide à la lecture.

 

J’avoue que le fait que je sois fan de tout ce qui touche à la Louisiane et à son passé à probablement dû jouer beaucoup sur mon appréciation du roman. Mais je l’assume ! Et j’ai également retrouvé mon âme de gamine exploratrice en suivant les protagonistes dans leur chasse aux vieilleries, ainsi que dans l’humour potache qui est assez présent.

 

Ce qui me chiffonne plus, c’est la notion « Thriller » sur la couverture. Bon d’une je ne suis pas spécialement fan de ce style littéraire. Mais en même temps j’avoue avoir passé la majorité du bouquin à me demander quand on arriverait enfin au caractère « thriller » du roman. Car en effet, tout agréable que soit la lecture, rien de très effrayant ou haletant pendant les 200 premières pages (sur 250).

 

Et sur les 50 dernières pages, tout se précipite un peu trop maladroitement à mon gout. Alors qu’on cherchait des indices depuis le début de la lecture, ceux-là nous tombent tout cru dans le gosier, et forcément on se détache un peu de la fin de l’histoire, qui reste aussi un peu cliché (et pas forcément très logique, mais bon ça c’est mon côté scientifique, faites pas attention).

 

En gros ? J’ai adoré la partie traitant de 1743 , été agréablement surprise par les aventures de nos jeunes et moins jeunes protagonistes, ai souvent souri à leurs jeux d’enfants, et le livre est passé comme une lettre à la poste.

 

Néanmoins la petite déception que j’ai ressentie sur les 40 dernières pages, et le côté un peu trop prévisible des faits m’a laissé sur une dernière note un peu amère. Mais ce qui me remonte le moral, c’est que pour un premier roman c’est tout de même drôlement chouette, et que les petits défauts, ça se corrige. A confirmer dans les prochains romans de l’auteur ?!

 

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Le principe d’un livre voyageur.. C’est qu’il voyage ! (Doux euphémisme) Donc si cela vous intéresse de jeter un œil sur cette histoire de vengeance prenant place dans un bayou coloré, laissez-moi un petit mot, je ferais tourner ! Après la Finlande et la Région Parisienne, où va -t il voyager ?


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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 08:00

 

Druide - Olivier Peru« 1123 après le pacte... Les druides règnent en maîtres sur la forêt, un royaume millénaire. Ils conseillent les hommes du plus humble au plus puissant, grâce à leur sagesse ancestrale. Lorsqu'un mal ancien refait surface, un druide va tenter d'empêcher une guerre fratricide d'éclater. Pour cela, il devra percer des mystères liés aux plus noirs secrets de la forêt. » (4ème de couverture)

 

Pour en savoir plus sur Olivier Peru, rendez-vous sur la critique des Hauts-Conteurs,  ici.

 

Promenons-nous, dans les bois ♪

 

Obrigan, sage druide de la forêt et membre de la caste des loups, est appelé hors de son sanctuaire boisé pour enquêter sur un massacre effroyable ayant eu lieu dans la forteresse de Wishneight. Cette enquête est loin d'être anodine : outre le caractère particulièrement horrible et inhumain du carnage, le druide porte sur ses épaules le sort des royaumes du Nord. En effet, s'il ne découvre pas rapidement l'auteur des faits, les deux royaumes du Sonrygar et du Rahimir vont se lancer dans une guerre sans pitié.

 

21 jours. C'est le délai qui lui est laissé pour percer à jour le mystère de Wishneight. Mais ce qui s'annonçait comme une énième mission parmi les hommes va peu à peu ramener Obrigan vers les siens, les druides, pour tenter de faire face à un ennemi millénaire et pervers, bien décider à faire table rase de l'humanité. (Rien que ça)


Epoustouflant, épatant, haletant, renversant, passionnant, effrayant, émouvant.. et encore plein de mots en "-ant"

 

Si je n'en dis pas plus dans le résumé, c'est volontaire. En effet je m'en voudrais terriblement de vous gâcher une miette du suspens de cet ouvrage, tellement on prend plaisir à être guidé et surpris par l'intrigue.

 

Autant le dire de suite, j'ai été totalement envouté par cet ouvrage qui pèse bien ses 500 pages. Surprise d'autant plus agréable que « Druide » m'avait été conseillé en même temps que les « Hauts-Conteurs », du même auteur, que j'avais trouvé pour le coup un peu trop orientés « jeunesse » à mon goût. Dans le cas présent cependant, il est clair que « Druide » ne joue pas dans la même cour.

 

 

Olivier Peru narre à la perfection,et  avec un véritable talent, l'histoire de ce monde en danger, qui peu à peu avance vers le piège inéluctable que lui a tendu un ennemi redoutable. Et on avance avec eux, on fonce dans la même direction sans avoir l'impression d'être manipulé. Ici, pas de gentils Gentils ni de méchants Méchants. Tous les rôles se mélangent, au fur et à mesure de l'histoire les rôles s'inversent, se floutent, changent sans cesse. Le caractère « humain » des personnages est vrai

ment mis en relief, et on les suit dans leurs hésitations, leurs faiblesses, leurs remords, leurs moments de gloires (volontaires ou non).

 

Tout est vraiment mené de main de maître pour fournir un roman complet, bien construit, toujours en mouvement, qui sait allier à la perfection les moments d'action pure aux scènes plus lentes où l'on découvre l'environnement, l'histoire de cette terre. Et qui sait tenir son lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. A tel point qu'on aimerait presque une suite, même si celle ci semble peu probable.

 

Argh me voilà bien ennuyée, car je peux difficilement dire certains points que j'ai apprécié sans vous dévoiler des points fondamentaux de l'intrigue. Mais sachez qu'en débutant ce roman, et d'une vous n'êtes pas prêt de la lâcher, mais surtout vous n'êtes pas au bout de vos surprises.

 

Seul petit (touuuut petit) bémol, l'épilogue qui est un peu trop léger pour moi. Soit de trop, soit pas assez construit, il laisse une petite note amère sur la fin de la lecture. Mais cela ne vient clairement pas gâcher le plaisir global de la lecture, loin de là. Et moi qui ne suis pas pour la notation des ouvrages, j'avoue q

ue la je colle sans hésiter un 11/10, tellement ce roman est bourré de talent et de qualités.

 

A éviter juste pour les âmes trop sensibles, certaines scènes de carnage étant.. très (trop) réalistes. Mis à part cela, à conseiller sans hésitation à tous les fans d'aventures.

 

guu chan

 

Guu approved !!

 

 

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