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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:14

http://img.livraddict.com/covers/57/57881/couv1523838.jpgEt bien, cela faisait un sacré moment que je n’avais pas déblatéré ma prose sur ce blog. Je pourrais vous dire que j’étais dé-bor-dée professionnellement, ou encore que je m’étais lancée dans la traversée de l’Atlantique sur une bouée canard. La vérité est tout autre. La vérité est.. ailleurs.

 

Mais pour vous prouver que je ne vous ai pas oubliés, je reviens aujourd’hui vous parler d’un petit bijou de fantasy. Rien que ça. Il m’aura pourtant fallu un moment, et la coalition de plusieurs forces de la nature, pour que je me mette à le lire. Honte à moi. Et mille mercis aux morues. Ainsi qu’à Yumi, qui m’a gentiment rappelé, sans le savoir, que Brandon Sanderson n’est rien d’autre que l’Elu, choisit pour poursuivre l’œuvre de Robert Jordan, « La Roue du Temps ». Tâche accomplie avec talent apparemment (Œuvre que je vous conseille fortement au passage).

 

Déjà ça vous pose le bonhomme. Ajoutez à cela donc les demoiselles Lalou, Lyra et Muff’ qui ont chanté les louanges d’"Elantris" pendant un certain temps, et me voilà donc plus qu’intéressée par le sujet.

 

Mais par la grâce de ce merveilleux esprit de contradiction qui me caractérise, je ne pouvais pas commencer par Elantris. Bah non. J’ai donc jeté mon dévolu sur ce premier volume de la trilogie de « Fils-des-Brumes », presque par hasard je l’avoue. Oui, je le confesse, voir noté « Vivement recommandé » par R.Hobb sur la couverture est ce qui a motivé l’achat premier de cet ouvrage.

 

Mais grand bien m’en a pris. (Ou mal, à voir avec mon banquier, vu que je vais m'empresser de récuperer l'intégrale des oeuvres du mossieur).

 

Si à première vue ce roman semble remplir les caractéristiques physiques du « Pavé », ne vous laissez pas tromper par  son petit millier de pages. Comme le dit si bien le Muffin, c’est un faux pavé. A peine commencé, trop tôt terminé. Brandon Sanderson a en effet un talent de conteur tel qu’on ne voit ni le temps ni les pages passer, et que l’on se retrouve absorbé dans cette histoire surprenante.

 

Bien qu’au début de l’histoire on ne sache pas trop où l’on va, petit à petit les briques s’emboitent, les différentes histoires se recoupent, telles de petites touches de peinture qui nous révèlent au final une fresque grandiose, servie par des personnages attachants et hauts en couleurs, dotés d’une véritable profondeur.

 

L’auteur réussit également le tour de force de satisfaire les amateurs de fantasy tout en réinventant le style. Si l’univers dans lequel se déroule l’intrigue reste somme toute classique, le principe de l’allomancie, cette magie liée métaux que l’on découvre au fil des pages apporte une fraicheur et une nouveauté très agréable. On perce petit à petit les secrets de cette nouvelle « science » en même temps que l’héroïne, pour notre plus grand plaisir.

 

Et puis peut être que, comme moi, arrivé à 100-150 pages de la fin, un doute affreux vous prendra à la gorge : et si, ô malheur, ce brave Brandon décidait de clore ce premier volume sur un cliffangher atroce, me laissant dans le plus noir désespoir,n’ayant pas le volume 2 sous la main. Ce qui, au vu de la complexité de l’histoire et de son avancement, est un fait plus que probable à ce stade de la lecture.

 

Et bien rassurez-vous, pas de déception en vue, l’auteur mène parfaitement l’histoire à son terme, nous laissant tout pantelants au vu des dernières révélations. Tout en se gardant sous le coude un certain nombre de pistes à explorer pour les prochains volumes, pour notre plus grand plaisir.

 

Vous l’aurez compris, je suis totalement tombée sous le charme de cet ouvrage. Que ce soit l’intrigue, les personnages, le style d’écriture.. tout est réuni pour en faire un grand moment de lecture, de ceux qui vous laissent avec des étoiles pleins les yeux et vous donne envie d’aller chevaucher votre dragon à travers le vaste monde. Ou votre bouée canard.

 

Tellement convaincue par cet auteur que, toujours par pur esprit de contradiction, j’ai décidé de m’auto-contredire en lisant Elantris. Grand bien m’en a pris d’ailleurs, je vous raconterais tout cela probablement très bientôt.

 

 

 

Ils/Elles en parlent aussi : Miss Spooky Muffin (encore elle !), Lelf, Taliesin, 

 

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 09:00

http://img.livraddict.com/covers/48/48333/couv740172.jpg« Pour sauver leur couple, Sarah et David tentent une thérapie. Mais en arrivant dans le cabinet, ils découvrent que leur conseiller est en train de dévorer les clients précédents. Cannibales, passe encore, mais ils sont tous morts et devraient se comporter comme tels... Qui a dit morts-vivants ? Désormais Sarah et David doivent non seulement sauver leur mariage, mais aussi sauver leur peau au cœur d’une apocalypse zombie. Quoi de mieux pour échapper à la routine ? Avant elle ne rebouchait pas le dentifrice, maintenant elle laisse des bouts de cervelle partout. Avant il passait son temps à jouer à Resident Evil, maintenant, ça lui sert ! » (4ème de couverture)

 

Le pouvoir de Facebook

 

La légende veut que Jesse Petersen ai décidé d’écrire sur les zombies à l’issue d’un quizz Facebook lui ayant annoncé qu’elle ne survivrait pas une journée à une apocalypse zombie. Dieu merci elle n’avait pas fait le quizz Quel est votre coefficient cellulite? ou Etes-vous fait(e) pour vivre avec un zèbre ? (Véridiques) Quoique.. cela aurait pu être drôle !

 

Le coup d’essai de cette auteur de l’Illinois se transforme vite en coup de maître, et sa série « Living with the Dead » devient un best-seller, entrainant suites et histoires courtes en série. A cette heure trois romans de la série sont déjà parus, ainsi que deux recueils de nouvelles, tous dans le même univers. Pour vous amis francophones, il faudra se contenter des 2 premiers volumes, « Zombie Thérapie » et « Zombie Business », en attendant patiemment la suite !

 

La thérapie par le zombie

 

La vie de couple de Sarah et David, 3 ans de vie commune, en est au point mort. Tensions permanentes et visite chez une thérapeute hors de prix sont leur lot quotidien, et cette dernière a beau leur conseiller d’épicer un peu leur vie de couple rien n’y fait.

 

C’est un virus zombifiant qui va leur donner le coup de fouet nécessaire, et souder leur couple comme jamais auparavant.

 

Dans leur fuite de Seattle, ils vont croiser de nombreux humains et zombies, chacun réagissant à sa façon a cette apocalypse, et reconstruire leur couple au rythme d’un monde qui s’effondre.

 

Croustillant à souhait (L’histoire, pas le zombie)

 

Les zombies, c’est à la mode. Vous ne pouvez pas ne pas avoir remarqué, que ce soit au cinéma comme dans la littérature. J’y ai d’ailleurs déjà succombé par le passé, rappelez-vous, pour les ouvrages de l’inénarrable Max Brooks («World War Z», « Le Guide de survie… »), tout comme pour la version effrayante du zombie doué de pensée de David Wellington («Zombie Island»).

 

Cette fois ci, j’avais envie d’un ouvrage léger, pas prise de tête, et drôle. « Zombie Theraphie » me semblait tout indiqué, et me voilà partie dans la thérapie peu orthodoxe de Jesse Petersen.

 

On ne peut le nier, l’humour est omniprésent dans cet ouvrage, où le côté effrayant des zombies est légèrement mis de côté par nos protagonistes hauts en couleurs. Ces derniers sont étonnamment « humains » : ni super héros, ni victimes dramatisantes, ils réagissent somme toutes comme des personnes sensées face à un problème.. Insensé. C’est d’ailleurs ce qui fait leur charme : on se retrouve dans ces personnages, dans leurs références, leur réactions, et pour un peu on se sentirait presque prêt à affronter également une invasion zombie (A condition d’avoir nous aussi un voisin un peu cinglé possédant une armurerie dans sa boite à pharmacie).

 

Cet humour n’empêche pas des passages forts en émotions, voire dramatiques, car bon.. ca reste une situation de fin du monde, tout n’est rose non plus. Et le plus grand danger de l’Homme en situation de crise n’est pas le Zombie, mais bien l’Homme.  

 

Léger et rapide à lire, « Zombie Thérapie » est l’incarnation parfaite du dicton populaire voulant que  « les épreuves soudent un couple ». En effet, courir pour sa survie et dépendre l'un de l'autre devrait largement suffir à sauver plus d’un couple. A lire au second degré, tranquillement installé dans votre canapé et en vous imaginant, vous et votre moitié, dans la même situation : savoureux !

 

Au vu de ce bilan, le second volume devrait très prochainement rejoindre ma petite pile à lire =)

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 09:00

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv72480838.jpg« Je m'appelle John Perry. J'ai quatre-vingt-huit ans, dont soixante-quinze passés sur Terre, six dans les Forces de défense coloniale et bientôt huit comme colon sur la planète où je vis avec ma femme Jane, ex-lieutenant des Brigades fantômes, et ma fille adoptive Zoé. Ce monde, nous le quittons demain pour nous en aller fonder la nouvelle colonie de Roanoke. Etrange colonie, Roanoke, condamnée à l'isolement, un pion dans le jeu que mène l'arrogante Union coloniale contre les quatre cent douze espèces extraterrestres du Conclave. L'enjeu ? La survie d'une communauté de pionniers, mais aussi l'avenir de l'espèce humaine dans la Galaxie. » (4ème de couverture)

 

Space oddity ♪

 

Aaaah John. Décidément, à chacun de ses romans mon cœur chavire un peu plus. Mais si rappelez-vous, je vous ai déjà parlé du « Vieil Homme et la guerre », ainsi que des « Brigades fantômes », les 2 premiers volumes de cette excellentissime saga spatiale. Forcément, je ne pouvais pas m’arrêter là, et un généreux mécène (Neeko pour ne pas le citer) m’a permis de me replonger avec plaisir dans les aventures de John et Jane.

 

John et Jane d’ailleurs qui forment maintenant un couple officiel, retirés de la vie active des soldats des FDC et donc généreusement replacés dans des corps « normaux ». Ne pouvant avoir d’enfants, ils ont logiquement adoptés la petite Zoé (voir volume précédent) et vivent une vie tranquille dans la colonie de la Nouvelle –Goa.

 

Mais bon, quand on est héros de guerre, on ne reste pas tranquille bien longtemps (Rambo pourra vous toucher un mot à ce sujet). Notre couple vedette est donc sollicité pour diriger une colonie d’un genre nouveau, mêlant de multiples nationalités galactiques sur la verte planète de Roanoke. (Ceux qui connaissent un peu l’histoire des Etats-Unis souriront à cette référence qui ne présage rien de bon pour nos amis colons. Pour les autres… un petit cours ici)

 

Sauf que… (il y a toujours un sauf).. on ne leur a peut-être pas dit toute la vérité à propos de cette planète, et les choses se corsent rapidement pour nos colons qui doivent affronter rien de moins qu’une union entière d’extra-terrestres (très) en colère.

 

Jamais 2 sans 3.. et tant mieux pour nous !

 

Difficile d’être impartial avec un auteur que l’on adore. Mais je saurais mettre de côté mon inclination naturelle pr J.Scalzi pour vous dire que cet ouvrage est tout simplement… parfait 

 

Plus raisonnablement, on retrouve avec plaisir ce qui a fait le succès des 2 premiers volumes : des personnages attachants, un humour présent mais jamais lourd, de l’action, de la réflexion, de l’évasion et encore plein de choses en –ion.

 

L’auteur poursuit le « travelling arrière » initié dans les précédents volumes,  et après avoir découvert les FDC, puis les Brigades fantômes, nous abordons maintenant plus largement l’Union Coloniale, sa politique expansionniste et ses relations avec le reste de l’univers. Politique et diplomatie sont donc au programme, et on ne peut s’empêcher de penser au Sénat Galactique de Star Wars quand on entend parler du fameux Conclave.

 

L’arrivée du personnage de Zoé et de ses 2 « gardes du corps » Obins nous permet également d’en découvrir plus sur cette race surprenante, ennemi jurés dans le volume précédent, et désormais alliés de prix. Sans compter qu’une adolescente à l’humour aussi mordant que son père adoptif, ça rue dans les brancards et donne, s’il en était besoin, encore plus de peps à l’histoire.

 

Je ne saurais en dire plus de peur de vous gâcher le plaisir, mais je réitère l’invitation effectuée par deux fois : lisez-le !!! Pas besoin d’être fan de Star Wars ou Hubert Reeves pour apprécier ce petit bijou. Sur ce, je retourne me plonger dans le 4ème volume.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 11:00

Lueur de Feu - Sophie Jordan« Jacinda est une draki, une descendante des dragons. Et elle a le pouvoir de cracher du feu, ce qui fait d'elle le membre le plus précieux de son clan. Forcée de fuir son village avec sa mère et sa sœur jumelle, elle peine à s'adapter à sa nouvelle vie, loin des siens. L'unique lueur d'espoir lui vient de Will. Le beau, le mystérieux Will. Le seul qui parvienne à maintenir sa flamme intérieure éveillée, le seul qui lui permette de rester celle qu'elle est. Mais aussi celui qui pourrait causer sa perte...» (4ème de couverture)

 

Un jour mon prince viendra ♪

 

Sophie Jordan est une Texane pur jus, anciennement professeur d’anglais reconvertie dans l’écriture.

 

Déjà auteur à succès avec ses romances historiques (« In Scandal they wed », « Wicked in your arms » ..) et paranormales (« Kiss of Dark moon », « Haunted by your touch » sous le nom de Sharie Kohler), elle se lance avec la saga « Firefly » dans la littérature Young Adult. Avec un certain succès d’ailleurs,  puisque le premier tome s’est déjà vendu dans 17 pays, et une adaptation pour le cinéma est en bonne voie.

 

 

Quand Eragon rencontre Harlequin…

 

L’ouvrage commence de façon plutôt prometteuse avec la découverte des Drakis, ces mystérieux métamorphes ayant la capacité de se transformer en dragons.. (ou est-ce des dragons pouvant se transformer en hommes ?)

 

Quoiqu’il en soit l’action commence sur les chapeaux de roues avec une scène de chasse où Jacinda, l’héroïne, échappe de peu à un destin de canapé pur cuir de Draki. Cette situation ayant mis les siens en danger, la voilà obligée de s’enfuir du village Draki avec sa mère et sa sœur pour aller se mêler aux monde des humains détestés..

 

Jusque-là, on se laisse facilement aller dans l’histoire : l’écriture est fluide, l’intrigue intéressante, on veut en savoir plus sur ces êtres mystérieux, leur histoire, leur destin. C’est malheureusement le moment que choisi l’auteur pour revenir à son style de prédilection… la romance.

 

Et nous voilà donc face aux minauderies d’une adolescente en mal d’amour pour le Mr BeauGosse du lycée local, accompagnées des grandes interrogations de l’âme adolescente en proie aux affres du l’Amour, le grand, le vrai.. et aussi au fait que le charmant jeune homme fait partie de la famille qui a cherché à l’étriper quelques jours auparavant. (Ce qui, vous le concevez, peut amener quelques interrogations)

 

Evidemment, tous nos protagonistes sont beaux à pleurer, sauf peut-être ceux qui ont la malchance d’être des ennemis… Mais ceux-là ont le bon goût de signaler clairement que ce sont des « bad boys », que ce soit par leur manières ou leurs vêtements. (Ouf !)

 

Forcément, l’intrigue souffre de cette situation digne d’une sitcom AB, souffre tellement d’ailleurs que même le rebondissement des dernières pages n’a pas réussi à me rattraper.

 

Vous l’aurez compris, cet ouvrage a été une grosse déception pour ma part…. Néanmoins, si la romance est votre style de prédilection, arrosé d’une touche de fantastique et d’action, vous ne pourrez être qu'emballé(e) par cette série.

 

Je remercie néanmoins les éditions Gallimard pour m'avoir fait découvrir cet ouvrage dans le cadre d'un partenariat.

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:00

Le livre perdu des Sortilèges - Deborah Harkness« Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au cœur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible. » (4ème de couverture)

 

Une scientifique au pays des vampires

 

Deborah Harkness est un sacré bout de femme, au cursus impressionnant. Né à Philadelphie, elle a pas mal vadrouillé à travers les Etats-Unis et l’Angleterre, vivant entre autre à Londres et Oxford.

 

Diplômée en Histoire, elle a notamment étudié l’ « Histoire des Sciences et de la Magie en Europe » autour du 16ème siècle, et a fréquenté dans ce cadre des bibliothèques prestigieuses. Bardée de prestigieuses bourses d’enseignements et autres prix, elle est logiquement devenue professeur d’Histoire de l’Europe et Histoire des Sciences  à l’université de Los Angeles.

 

Son passif en termes de publication se résume à deux essais au cours de ses études, et un blog d’œnologie. Et pourtant, en 2008, à partir d’une simple question (« Si les vampires existaient, quel métier feraient-ils ? »), elle se lance dans la rédaction du « Livre Perdu des Sortilèges ». Publié en 2011, cet ouvrage rencontre très rapidement son public, et ce de façon internationale.

 

Le plus surprenant en lisant sa biographie détaillée est que l’on voit comment elle a investi de sa personne dans son roman, y intégrant nombre facettes de sa propre vie.. à tel point que son héroïne lui ressemble étrangement…

 

« Si les vampires existaient, quel métier feraient-ils ? »

 

Diana Bishop a une vie plutôt chouette (de mon point de vue en tout cas) : professeur distinguée vivant dans la belle ville d’Oxford, femme sportive et bien dans sa peau, plongée dans des recherches passionnantes sur l’alchimie.. et accessoirement sorcière.

 

Et oui ! Car dans notre monde cohabite avec les humains trois espèces un peu particulières : les sorcières, les humains et les démons. Si les premières s’intègrent plutôt bien dans la société, les seconds se cachent dans le monde de la recherche scientifique, et les troisièmes finissent soit tueurs psychotiques soit artistes de génie… (en gros)

 

Diana cependant se refuse à utiliser ses dons, pourtant puissants, et vit tranquillement sa vie d’universitaire, loin des tumultes. Jusqu’au jour où, par hasard, elle tombe sur un ouvrage curieux, l’Ashmole 782. Ce livre, disparu depuis des générations, est un puissant item pour les êtres fantastiques, et tous commencent à s’intéresser fortement à Diana. Et notamment un vampire, un certain Matthew Clairmont.

 

De là, la vie tranquille de Diana va basculer dans l’imprévu, pourchassée par les uns, aidée par les autres, dans une course à travers le monde.. et le temps.

 

 

Une intrigue originale et bien traitée, malgré des longueurs et une mièvrerie… crispante

 

Je découvre la biographie de l’auteur au moment de la rédaction de cet article (donc après lecture dudit ouvrage - Master of ze Obvious -), et j’ai été surprise de voir à quel point l’auteur a mis d’elle-même dans l’ouvrage. A la lecture de l’ouvrage on se rend bien compte qu’elle maitrise les domaines dont elle parle (Histoire, Oxford, Œnologie..).. mais en voyant la bio, on en vient à se demander si ce n’est pas presque une autobiographie ;)

 

Trêve de plaisanterie, « Le Livre Perdu des Sortilèges » est une bonne surprise à plusieurs égards. Car si la première réaction à la lecture du résumé pourrait être « Encoooooore des histoires de vampires, ras-le-boooool des histoires de vampires », et bien Deborah Harkness arrive à insuffler une véritable originalité à ce thème presque éculé. Les classiques vampires, sorcières et démons sont modernisés, intégrés à notre société et … ne brillent pas au soleil (Alleluia)

 

Dès le début d’ailleurs on se laisse embarquer dans cette histoire, avec une héroïne surprenante évoluant dans un cadre magnifique et chargé d’histoire, et toutes les interrogations soulevées sur ces curieuses créatures vivant parmi nous…

 

Le départ en fanfare est cependant cassé par les longueurs omniprésentes a partir de la moitié du roman. Certes, je conçois bien qu’il faille une histoire, des défis, des blessures et pleins d’autres choses pour faire naître un vrai héros (enfin dans la réalité en tout cas), mais là c’est à peine si l’auteur ne nous décrit pas le brossage de dents de l’héroïne tous les matins. Et forcément, ça pèse.

 

Heureusement de bonnes idées viennent régulièrement insuffler de l’énergie à l’ensemble et donner envie au lecteur de continuer. Tout comme la structure de l’ouvrage, construit comme un triptyque dans 3 lieux/pays différents, permet d’organiser efficacement le roman.

 

Après être, enfin, arrivé à la fin de cet ouvrage volumineux, on réalise que la dernière partie n’est qu’un prélude préparatoire au second volume.  Prélude très intéressant certes, qui soulève nombre découvertes et interrogations.. mais prélude tout de même, ce qui finit d’achever le lecteur qui esperait au moins quelques réponses.

 

Sans compter cette love story horrrrrrrrrripilante. (Avec 12 r, oui) Si au début on est charmé par cette histoire un peu curieuse entre 2 être surprenants, avec la découverte de leurs univers mutuels et de leurs différences, très vite la litanie des « mon cœur », « ma lionne », « mon roudoudou » (Bon là ,c’est de moi) devient littéralement gavante. On ne peut plus en avaler, et cela a forcément un impact fort sur l’ensemble. Quoique ce point ci ne devrait pas gêner les fleurs bleues et autres amateurs de twilighteries. Pour ma part merci, je passe.

 

En bref ? Totalement emballée au début, je me suis peu à peu refroidie au cours de la lecture, jusqu’à pousser un soupir de soulagement en tournant la dernière page. Et oui, car ce genre de défaut sur 600 pages, cela implique de la lecture « forcée » sur un sacré volume, et au final le plaisir est gâché par le côté laborieux de la chose.

 

Néanmoins l’auteur fait preuve d’un style intéressant, qui lui est propre, d’un monde construit et d’une réelle intrigue pour laquelle elle a posé beaucoup de bases dans ce premier volume… je demande à voir le 2nd volume…en espérant qu’on passe à la vitesse supérieure.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 09:00

Sorceleur : L'épée de la providence« Geralt de Riv n’en a pas fini avec sa vie errante de tueur de monstres. Fidèle aux règles de la corporation maudite des sorceleurs, Geralt assume sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu qui ne laisse aucune place à l’espoir. Mais la rencontre avec la petite Ciri, l’Enfant élue, va donner un sens nouveau à l’existence de ce héros solitaire. Geralt cessera-t-il enfin de fuir devant la mort pour affronter la providence et percer à jour son véritable destin ? » (4ème de couverture)

 

Le Sorceleur frappe toujours 2 fois…

 

Vous vous en souvenez, j’étais tombée sous le charme du premier opus de « Sorceleur » (et pas « La Saga du Sorceleur », bien qu’écrit par le même auteur sur le même sujet ^^°) , et j’ai donc acheté le second volume les yeux fermés, sans même lire la 4ème de couverture.

 

Comme je m’y attendais, A.Sapkowski a gardé la même formule, à savoir un recueil de courtes histoires, toujours avec Geralt comme héros, certaines traitant uniquement de « chasse aux monstres », d’autres plus centrées sur le personnage et ses états d’âmes. Sirènes, monstre des ordures, dragons, dryades et autres créatures fantastiques plus ou moins ragoutantes sont à nouveau conviées à croiser la route du redoutable Sorceleur, tandis que l’on retrouve (entre autres) les personnages de Yennefer et Jaskier avec plaisir.

 

Je passe sur les paysages toujours aussi magnifiques, qui nous transportent dans des terres de légende, forêts primitives ou cités sous-marines, décrites avec talent. Assez précises pour poser le décor, mais pas trop, pour laisser au lecteur la possibilité d’imaginer lui-même la scène. Just perfect.

 

Philosophie contemplative et carnages surnaturels

 

La coeur du métier de sorceleur, la chasse aux monstres, est un peu laissée de côté dans cet opus qui se concentre plutôt sur le personnage de Geralt, son passé, ses sentiments et les interactions qu’il entretient avec certaines personnes « privilégiées ».

 

Si ces passages sont (forcément) intéressants, ils ont malheureusement le tort de casser l’action qui était la marque de fabrique du premier volume, à tel point que l’on s’ennuie parfois ferme dans la première partie. D’autant que les réflexions profondes de notre héros, entre providence, nature humaine et destin fataliste, ne sont pas vraiment joyeuses. Et oui, quelquepart, notre ami aux cheveux blancs réalise qu'il participe à rien de moins que la fin d’un monde : l’annihilation des créatures fantastiques pour une humanité crasse et barbare.

 

Quoiqu’il en soit, arrivée à la moitié de l’ouvrage, je soupirais d’ennui en me demandant ce qu’il était arrivé aux aventures haletantes du sorceleur…

 

Heureusement (.. il y a Findus ♪ ) , la seconde moitié de l’ouvrage rattrape la donne (et le lecteur) crescendo, et nous fait replonger du nez aussi sec dans la lecture effrénée de l’ouvrage. Un nouveau personnage intervient, cette fameuse Ciri, qui va sortir Geralt (et le lecteur) de cette vie un peu morne qu’était devenue la sienne. Tout en apportant avec elle son lot de mystères et d’interrogations.

 

Cette seconde moitié m’a d’ailleurs fait totalement changer d’avis, plutôt déçue sur le début, me voilà à nouveau totalement enthousiaste quant à la suite des aventures.

 

Très clairement, si l’idée de nouvelles ayant pour héros le Sorceleur a bien fonctionné pour le 1er volume, il était plus que temps, et pour l’auteur et pour le lecteur, de passer à une intrigue plus consistante, plus construite.. plus aboutie, tout simplement. Sapkowski réussit, après un ensemble plutôt inégal, à poser les bases de cette fameuse intrigue et à relancer l’intérêt du lecteur.

 

En espérant (très fort) que le 3ème volume continue sur cette lancée…

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:00

 

Loup y es-tu? - Henri Courtade« Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement ? Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité. Sinistre tableau ! Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIème siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre. Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait… » (4ème de couverture)

 

Henri Courtade, troubadour des temps modernes ?

 

Né en 1968 au pied des Pyrénées, Henri Courtade n'a commencé que très récemment à écrire des romans.

 

Biologiste à Pau, lecteur passionné, il se lance dans l'écriture tardivement, mais avec succès puisque « Loup, y es-tu? », son premier roman paru en 2010 a rencontré un écho très positif de la part des lecteurs. Écho confirmé pour son second roman, « Lady R. » , qui sera finaliste du prix littéraire Géo en 2011.

 

S'il touche aussi bien au fantastique qu'au thriller, l'Histoire reste une dominante dans l'ensemble de ses ouvrages.

 

Et visiblement, maintenant qu'il a gouté aux plaisirs de l'écriture, on ne peux plus l'arrêter !! Alors qu'il termine un 3ème roman prenant place dans le cimetière du Père Lachaise, il écrit également la suite de « Lady R. » et songe déjà à celle qu'il donnera à « Loup,y es-tu? ». Tout un programme !

 

Il était une fois…

 

Albe Snösen est une belle et jeune New-Yorkaise, vivant chichement de son travail de guichetière à Broadway. Virginia Wolf elle, prépare son premier grand défilé de mode à Paris. L’une brune et sage, l’autre rousse et piquante, elles ne semblent pas avoir grand-chose en commun, à par leur beauté irréelle.

 

Et pourtant, ces deux demoiselles vont être réunies par des êtres étranges, qui nain, qui Traqueur, souhaitant les protéger de Marylin Von Sydow, magnat des médias mais surtout… vilaine sorcière souhaitant éliminer Blanche-Neige et Le Petit Chaperon Rouge.

 

Et oui. Car si toutes les légendes ont une base de vérité, ici la fiction rejoint la réalité : Blanche-Neige, Cendrillon, les sorcières, le Loup… tous ces personnages sont bien réels, et vivent dans notre monde depuis des centaines d’années, s’accommodant tant bien que mal de l’Histoire qui les entoure.

 

Et nous voilà arrivé à un tournant, car la vile sorcière Von Sydow décide d’éliminer à jamais ces princesses de conte de fées qui auraient, on ne sait commun, le pouvoir de l’éliminer. Les rares personnages féeriques encore vivants sortent alors de leur torpeur pour choisir leur camp.

 

Sous le charme !

 

Allez savoir pourquoi, je m’attendais à trouver un recueil de nouvelles ayant pour sujet les contes de notre enfance revisité à la sauce moderne. Vous comprendrez donc mon étonnement (ravi) quand j’ai réalisé que j’avais entre les mains un ouvrage complet, une véritable histoire construite certes à partir des contes, mais où les personnages mènent leur vie propre, dans un polar fantastique plutôt surprenant.

 

Ah, quitte à râler, autant le faire tout de suite : le penchant un peu moralisateur de l'histoire par moment a tendance a être agaçant, mais cela reste néanmoins assez succinct pour ne pas gâcher ni la lecture de l’ouvrage, ni la réflexion qu'elle génère chez le lecteur. (Voila, ca c'est fait.)

 

Car il y a matière à réfléchir dans cet ouvrage, une fois le joli vernis de l’histoire et des contes de notre enfance gratté : mondialisation, génocide, montée en puissance des extrémismes, pouvoir de l'argent, capitalisme à tout va … En bref, toute l’histoire du siècle passé est non pas revisitée mais réinterprétée à la lumière de ces nouveaux personnages. Ce qui ne la rend pas moins sombre, bien au contraire. Et cette touche d'innocence apporté par les personnages de contes ne fait que renforcer la part sombre de l'histoire : en effet les « vilaines sorcières » n'ont rien a envier aux plus sinistres personnages de notre histoire...

 

Plus j’y songe et plus je me dis que j’ai réellement apprécié cet habile mélange de légende et d’histoire contemporaine, le tout délicatement entremêlé, a tel point qu’on ne sait plus ou s’arrête la réalité et où débute le mythe.

 

Et même si parfois les allers/retours incessant entre passé, présent, et les différents personnages frustre un peu le lecteur (surtout vers la fin de l’ouvrage), l'auteur arrive à nous faire dévorer cet ouvrage , sans cesse surpris par les choix audacieux qu'il fait, parfois ballotés par l'incertitude ( « Nooon il n'a pas osé ? Siii ? Noooon ! Siii !! »), mais définitivement charmés.

 

D'autant plus que la fin nous laisse dans l'expectative d'une suite :)

 

 

 

Un grand merci à Bambi_Slaughter qui a fait de cet ouvrage un livre voyageur, et lui a donc permis d'atterir un beau jour dans ma boite aux lettres.

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 09:00

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv27164461.jpg« Tu t’appelles Jared. Ta mère est une cuve et ton esprit n’est pas le tien. Tu as parlé à soixante secondes, marché à deux minutes et pris la navette à une heure dix. Ton avenir ? Il ne t’appartient pas. À deux semaines, tu intégreras le corps d’élite des Forces de défense coloniale, les « Brigades fantômes ». Au nom de l’humanité, toi qui n’es pas vraiment humain. Mais l’esprit-qui-n’est-pas-le-tien grandit en toi, cet esprit qui, ailleurs, planifie la destruction de l’humanité. Au nom de quoi, au nom de qui ? Et toi, que choisiras-tu, Jared ? » (4ème de couverture)

 

I'm a green man in the space ♪

 

Vent de panique chez les Forces de Défense Coloniale : trois espèces aliens, dont les redoutables Obins, se sont alliés en secret pour éradiquer l'espèce humaine de la carte (stellaire). Et, cerise sur le gâteau, c'est à l'ancien directeur scientifique Boutin que l'on doit cela, ce dernier ayant retourné sa veste contre sa propre espèce.

 

Afin d'en découvrir plus à ce sujet, les gradés décident de créer un soldat copie de Boutin et de lui insérer les souvenirs de ce dernier. Pas de chance, « l'omelette ne prend pas », et ce soldat n'a aucun souvenir de Boutin. C'est sous le pseudonyme de Jared Dirac qu'il sera affecté aux forces spéciales, les « Brigades Fantômes », sous la surveillance de Jane Sagan. Car en lui couve toujours l'esprit d'un traître, prêt à se réveiller à tout instant …

 

Intelligent, drôle, puissant... jouissif, tout simplement !

 

Quel plaisir de replonger dans ce deuxième opus du space opéra de Scalzi !! Et oui, vous le savez sans doute j'étais « tombée » dans « Le Vieil Homme et la Guerre » à cause d'une morue venue du froid, et j'avais été subjuguée par cette histoire. A tel point qu'a peine le volume 1 rendu, je suppliais ma bibliothécaire préférée de me réserver le 2. Qui arriva donc entre mes mimines dès que cela fut fait.

 

Plaisir légèrement assombri par les avis mitigés que j'avais pu lire sur cet ouvrage, laissant entendre que la suite ne serait pas à la hauteur du premier volume. Mais que nenni !! Non seulement on retrouve avec plaisir la gouaille et l'humour de Scalzi, mais c'est une nouvelle aventure qu'il arrive a créer, tout en insérant de ci de là des éléments issus du « Vieil Homme et la Guerre » que l'on s'amuse à retrouver avec plaisir..

 

J.Scalzi fait même mieux qu'écrire une suite, il prépare déjà le lecteur au troisième volume, en amenant tout en douceur ce qui restait en arrière plan , à savoir la « politique galactique ». En effet, difficile d'imaginer qu'une humanité belligérante perdue au milieu d'un univers remplis d'aliens plus ou moins bien lunés puisse s'en tirer aussi simplement.

 

Par ailleurs, il traite également d'un sujet pourtant flagrant lorsque l'on voit comment sont « créés » les soldats des FDC, à savoir les questions d'éthique. Sans jamais apporter de réponse manichéenne, John Scalzi arrive à interroger son lecteur, à le faire réfléchir sur des thèmes somme toute universels.

 

Mais bon,  outre cette capacité à traiter de thèmes très sérieux en arrière-plan, ce qui fait vraiment plaisir, c'est de retrouver ces  bonnes vieilles FDC, non plus du point de vu du soldat terrien « recyclé », mais cette fois ci de celui des mystérieuses «Brigades Fantômes », troupes d'élites aux capacités surhumaines.

 

Et qui dit soldats mystérieux et surentrainés, dit action. De ca on n'en manque pas, et je reste encore émerveillée de la façon dont Scalzi arrive a me faire adorer un style qui pourtant me rebute en temps normal.

 

Vous ne serez pas surpris d'apprendre qu'à peine la dernière page tournée, je suis retournée supplier à nouveau ma bibliothécaire d'investir dans les 2 derniers volumes de la saga. Car une histoire aussi complète, menée de main de maître et avec humour, il ne faut surtout pas passer à côté !

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 09:00

 

Angel - L.A. Weatherly« Les anges sont partout : magnifiques, raonnants, envoûtants. Pourquoi Willow est-elle la seule à s'en méfier ? Willow sait qu'elle est différente des autres filles de son âge, et pas seulement parcequ'elle aime réparer les voitures. Willow a un don. Depuis sa naissance, elle peut lire l'avenir des gens et connaître leurs pensées les plus intimes. Mais elle ignore d'où lui vient cet étrange pouvoir... Alex le sait, lui. Il connait son secret. Alex parcourt le monde pour éliminer les anges. Et il a reçu l'ordre de supprimer Willow. Mais le ténébreux jeune homme n'avait pas prévu qu'il tomberait amoureux de sa victime. » (4ème de couverture)

 

I ♥ L.A ?

 

Lee Weatherly, née en 1967 aux Etats-Unis, s’est exilée en Angleterre en 1995, pays porte-bonheur des auteur(e)s de fantaisie.

 

C’est là, dans le New Hampshire, qu’elle vit avec son mari et son chat, collectionne les grenouilles et.. écrit. Car si Lee a exercé différents métiers, depuis la publication en 20023 de son premier roman « Child X », elle se consacre à l’écriture et a produit de nombreux romans et nouvelles.

 

« Angel » est la première partie de son nouvel ouvrage, une trilogie ayant pour thème les anges, et pour héros un personnage qu’elle a en tête depuis une vingtaine d’années. L’accueil réservé à cette trilogie est unanime Outre-Atlantique, aussi bien par les lecteurs que par les critiques.

 

L’ange est un loup pour l’homme

 

Willow est une adolescente comme les autres, qui vit tranquillement dans le Colorado. Enfin comme les autres… si l’on exclut qu’elle vit dans une maison étrange, avec sa tante et sa mère malade, et qu’elle a des dons de voyance.

 

Sa vie va basculer lorsque l’une de ses amies du collège lui annonce avoir rencontré un ange. En essayant de voir son avenir, elle va prendre conscience du pouvoir malfaisant et dangereux de ces « anges ». Car ces magnifiques créatures ailées déferlent sur la Terre et se nourrissent de l’énergie vitale des êtres vivants, les épuisant et les menant à une mort certaine, sans que ces derniers s’en rendent compte. Bien au contraire, tout ceux sur qui un ange s’est nourri ressentent une véritable vénération pour ces créatures, et se rejoignent au sein de l’ « Eglise des Anges ».

 

Alex lui est ce que l’on appelle un « Tueur d’ange » Adolescent surentrainé, il reçoit ses ordres de la CIA et excelle dans le tir au pigeon céleste. Justement, il reçoit l’ordre d’abattre Willow, qui serait elle aussi un ange. Mais quand le chasseur s’éprend de sa proie, et nourrit quelques doutes sur la nature du commanditaire, la situation se complique.

 

Une bonne idée, mais un traitement par trop inégal.

 

J'avoue, quand j'ai reçu cet ouvrage dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Gallimard, j'ai fait la grimace. Un roman de littérature jeunesse avec un titre pareil, ca sentait le pseudo-Twilight à plein nez. Et la joie que j'ai ressenti à la vue de l'enveloppe dans la boite aux lettres s'est calmée aussi sec. La lecture du résumé m'a quelque peu rassurée... Car le traitement a priori original de la notion d'ange laissait finalement présager une potentielle bonne surprise.

 

Et surprise il y a eu. Car ce roman, qui décrit successivement le point de vue de différents personnages, est extrêmement vivant, les phases d'action et de « suspens » sont très bien écrites et réussissent à embringuer le lecteur dans cette aventure surprenante. Même si l'auteur aurait pu renforcer cet aspect en ne dévoilant pas trop tôt ses cartes, chose qu'elle fait malheuresement à plusieures reprises.

 

Comme prévu, les anges de ce roman n'ont pas grand chose à voir avec les êtres bibliques, si ce n'est leur apparence. Mais derrière cette facade somptueuse, leur comportement n'a rien de très angélique, bien au contraire. L'auteur a su construire tout un monde autour de ces anges et leur procurer une véritable personnalité, voir presque une légitimité en s'appuyant sur des témoignanges "réels". La frontière entre l'histoire et la réalité est parfois très fine, et permet de plonger le lecteur au coeur de l'action.

 

Donc dans l'ensemble, bonne idée, écriture vive et prenante, ca semble bien parti pour faire un carton non? Et bien... pas tout à fait. Mais attention (je prends des pincettes), pas tout à fait.. pour moi. Moi, lectrice de29 printemps, pour qui la période « Amour toujours » et hormones en folie propres aux adolescent(e)s est à priori bien passée.

 

Car le gros bémol, de mon point de vue, c'est cette love story entre les deux héros, téléphonée au possible et dégoulinante de déclarations enflammées, étoiles dans les yeux et promesses d'amour éternel. Hors cette histoire n'est pas juste disséminée au cours de l'histoire, non, elle occupe régulièrement des chapitres entiers qui coupent totalement l'action. Plus spécialement aux 2/3 de l'ouvrage, où nos héros vivent d'amour et d'eau fraiche (littéralement) pendant de nombreuses pages, à tel point que je ne pouvais m'empêcher de lever les yeux au ciel (aux anges ?) en sautant paragraphe sur paragraphe. Mais je dois bien reconnaître que tout cela aurait certainement plus plu à la Guu de 13 ans, encore pleine de romantisme et de certitudes fleuries 

 

Et je ne parlerais pas, encore une fois, des éternels poncifs de la littérature YA qui me dépriment plus qu'autre chose, et qui veulent que les héros soient tous des mannequins possédant une Porsche à 17 ans, agent de la CIA surentrainé, * Inserez votre fantasme ici *, etc etc

 

Si l'on met de côté ces passages là donc, ce roman se lit avec plaisir, facilement, et réussit à assez accrocher son lecteur pour que celui ci souhaite en savoir plus. Mais, pour ma part, le côté « fleur bleue » est vraiment trop pesant. A réserver aux adolescentEs accros aux « Twilight-like ».

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:00

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv32877212.gif« Briony Larkin a 17 ans et elle a un secret. Un secret qui serait à l’origine de la mort de sa belle-mère, un secret qui aurait rendu sa soeur jumelle, Rose, simple d’esprit, un secret qui est une menace pour tous les habitants du Swampsea. Briony a le don de seconde vue, qui la relie au monde des Esprits, et en tant que telle elle risque d’être pendue, car c’est là le sort que l’on réserve aux sorcières. Alors Briony se tait et étouffe sa nature profonde…C’est sans compter sur l’arrivée du XXe siècle, incarné par l’ingénieur Clayborne et son fils, Eldric, dans cette région sauvage du sud de l’Angleterre… Avec eux vient le progrès et l’assèchement du marais, qui déchaînera la fureur du seigneur des marécages. Si elle veut sauver sa soeur d’une mort certaine, Briony va devoir faire face à ses anciens démons ainsi qu’à l’indéniable attraction qu’elle ressent pour Eldric » (4ème de couverture)

 

De l'importance de raconter de belles histoires à ses enfants le soir.

 

Franny Billingsley est une auteur américaine née en 1954. Toute petite, son père lui chantait des histoires le soir, et notamment des ballades écossaises, avec leurs mélodies mélancoliques. De ces soirées elle garde, selon elle, cette manie de se raconter sans cesse des histoires fantastiques dans sa tête, et ce pendant des années.

 

Bien que graduée de l'université de Droit de Boston, elle n'arrive pas à accrocher à cette matière, trop carrée pour son esprit fantasque. Après 5 ans dans cette branche, elle craque et part chez sa sœur en Espagne, où elle va finir par s'installer. Cette période où, selon ses mots, elle n'avait rien prévu d'autres que « manger des tapas et lire » va s'avérer être la période charnière où elle va passer du statut de lectrice à celui d'auteur.

 

De retour à Chicago après quelques années ibériques, en 1999, elle travaille à la librairie « 57th Street Books », tout en écrivant. Pour info, entre le déclic en Espagne, et sa première publication, 14 ans se sont écoulés !

 

Depuis lors les romans de Franny Billingsley comme "Well Wished" (2000), "The Folk Keeper" (2001) ou encore "Chime" (2011) ont rencontré leur public, et également reçus de nombreux prix. "La fille du marais" (Chime) est le premier publié en français.

 

Dans le marais, terrible marais ♪

 

Nous voici donc dans le Swampsea, « charmante » bourgade anglaise perdue au milieu des marécages, et qui en ce début du 20ème siècle voit la modernité arriver jusque chez elle, par l'intermédiaire du chemin de fer.

 

Cette modernisation s'accompagne d'une grande opération de drainage des marais, ces fameux marais habités par « Ceux du passé », créatures étranges et fantômes divers, au noms aussi effrayant que Main Morte, Muse Noires et autres démons. Créatures à qui le drainage en question ne plait pas spécialement, et qui se vengent donc allégrement.

 

C'est dans cette ambiance somme toute sympathique que nous faisons la connaissance de Briony, jeune fille de 17 ans, qui commence l'ouvrage en toute franchise : c'est une sorcière, une mauvaise, et elle doit être pendue.

 

C'est son histoire que l'on va découvrir tout au long de l'ouvrage, son passé familial un peu étrange, les fameux pouvoirs dont elle est censée disposer, sa rencontre avec un Londonien... surprenant. Toujours un pied dans le présent, et l'autre dans le passé,on va peu à peu découvrir le terrifiant pouvoir des sorcières du Swampsea, qui ne sont pas forcément celles que l'on croit.

 

Et je ne peux rien dire de plus sinon je vous dévoile ce qui fait le cœur de ce roman, et la lecture n'en serait que gâchée :p

 

Original et surprenant, un ouvrage YA qui sort du lot.

 

« Aaaah enfin ! » fut le cri (du cœur) que je poussais au bout de 2 pages de lecture. Enfin un roman pour adolescents/jeunes adultes où l'héroïne n'est pas une bombe sexuelle qui s'ignore, drôle , gentille, intelligente et meilleure au basket que Jordan himself !! Enfin un roman où on va nous éviter le poncif du beau gosse au sourire «Email Diamant » avec de beaux abdos moulés dans son T-shirt gris (Oui, le T-shirt est toujours gris, ne me demandez pas pourquoi) !! Enfin un roman ado qui... et bien qui commence de façon originale.

 

Non je vous rassure je ne suis pas sadique au point de vouloir uniquement des héros torturés qui m'annoncent au bout de 5 lignes qu'il faut absolument les pendre. Mais au moins, c'est un point de vue qui change un peu. Néanmoins, sortir des sentiers battus (et rebattus), c'est bien, mais il faut savoir tenir la distance, ce qui est moins évident.

 

Et choisir un mode de narration où au final, on ne sait pas très bien où l'on va, c'est prendre le risque de perdre son lecteur, notamment en milieu de roman, quand on ne comprend toujours pas où va l'histoire. Ce qui est malheureusement le cas ici. D'autant que l'auto-flagellation incessante de l'héroïne tape très vite sur le système.

 

Mais - car il y a toujours un mais - , ce bémol est compensé par le nombre d'interrogations que Franny Billingsley arrive à susciter chez son lecteur. C'est cette curiosité qui nous fait continuer, même dans les passages un peu obscurs ou qui semblent sans intérêt. Et l'on fait bien, car le troisième tiers du roman nous embarque dans une succession de situations et de révélations auxquelles on ne s'attendait pas vraiment. Ou, a minima, des révélations auxquelles on avait peut être songé mais auxquelles on n'osait croire.

 

Même la romance arrive à être intéressante, sortant elle aussi du cadre bien établi du coup de foudre immédiat entre deux êtres extraordinaires qui se reconnaissent tout de suite au rayon surgelés du supermarché. En effet, si le résumé de la 4ème de couverture me faisait craindre le pire, bien au contraire leur histoire se déroule comme dans la réalité, avec ses hauts, ses bas, les doutes de chacun, et se construit au final tout en douceur, au second plan.

 

Vous l'aurez compris,j'ai apprécié ce roman qui fut une réelle bonne surprise. Mais ce coup de cœur est aussi lié à une chose très présente: l'ambiance. Car si l'originalité de l'histoire et des personnages est un plus, ce qui nous prend vraiment aux tripes, c'est cette ambiance brumeuse, fantastique et terrifiante à la fois. L'auteur fait excellemment bien ressortir le côté glauque et omniprésent du marais dans la vie de ces gens, affectant jusqu'à leur caractère. Et le côté « sorcière » de l'héroïne permet de plonger plus loin encore, en permettant les interactions avec ces curieuses bestioles/démons/farfadets qui le peuple. A tel point que l'on a du mal à revenir dans la réalité une fois la dernière page tournée.

 

Cette impression est renforcée par le fait que, bien que l'histoire semble prendre place dansla campagne anglaise du début du 20ème siècle, le lecteur a parfois l'impression de se retrouver dans un endroit perdu en dehors de l'espace et du temps, un monde parallèle propre aux fées, lutins et autres joyeusetés. A tel point qu'on en perd parfois ses repères, sensation tout autant délicieuse que dérangeante.

 

Une histoire originale, un cadre surprenant, des personnages attachants et avec une vraie psychologie.. bref, c'est une vraie bonne surprise que les éditions Les Grandes Personnes m'ont fait avec ce roman, que je recommande chaudement à toute personne qui ne serait pas rebuté par cette ambiance un peu particulière.

 

PS: Un gros plus pour la couverture, parfaitement adaptée à cette atmosphère (beaucoup plus que la couverture anglaise qui m'aurait fait freiner des quatre fers.)

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