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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 20:59

 

Troie 1 Gemmell"Trois individus vont changer la destinée de plusieurs nations.
Hélicon, le jeune prince de Dardanie, hanté par une enfance traumatisante; la prêtresse Andromaque, dont le caractère de feu et l'indépendance forcenée se dressent contre la volonté des rois; et le légendaire guerrier Argurios, emmuré dans la solitude, uniquement motiver par son besoin de vengeance.
A Troie, ils découvrent une cité déchirée par des rivalité impitoyable -un maelström de jalousie, de tromperie et de traitrise meurtrières. En dehors des mirs de la cité mythique, des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute. C'est une époque de bravoure et de trahison. Une époque de bain de sang et de terreur. Une époque pour les héros!" 

Heeeello , comment allez-vous ?! Vous vous souvenez de moi? Mais si, le petit machin qui vous racontait ses lectures, dans une autre vie ! Non, pas Père Castor, non.... Je sais que je suis partie longtemps mais quand même...Kakao 10

Brefle, les menaces non voilées de certaines personnes (Oui vous la-bas au fond) m'ayant fait craindre pour ma vie si je ne reprenais pas mes âneries bloguesques, me voilà de retour. Pour vous jouer un mauvais tour. (Les références pourries sont de retour aussi, désolée, et ca empire avec l'âge, brace yourself)

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Ca doit être l'effet "Cheveux roses" ...


Pour parler de quoi, that iz a very good question. Allez, je vais causer de mon dernier coup de cœur en date,  auquel je ne m'attendais pas du tout en plus.  Oui parce qu’en fait c'était mon second dernier coup de cœur, qui venait panser les blessures du coup de cœur précédent. Not clear ? Duh..

Kakao 04
Résumé des épisodes précédents 

 

* musique d’ambiance *

 


 

Guu ayant bigrement apprécié de lire la saga des Proscrits et des Conscrits des Bannis et des Proscrits (mais si je vous en ai causé ..) .. réalise qu'il y a une autre série fantastique du même auteur, datant de 2007 ! Youpi !!! Et en 2 volumes, pas de grosse saga trop longue, re-youpi !

Kakao 13

Évidemment , en retrouvant le style déjà très apprécié de  James Clemens, il n' a pas fallu longtemps avant que les 2 volumes soient engloutis, me mettant dans un état de transe rarement atteint. Mais soudainement.. ce fut le drame. Et oui. Car cet espèce de gougnafier d'auteur, et bien en fait... IL N'A JAMAIS ECRIT LA FIN DE CETTE SAGA !!!! Il s’est mis aux polars, (sous le nom de James Rollins), ca a mieux marché. Et du coup, dans le cul lulu, comme on dit vulgairement.

Je ne vous apprends rien, je pense qu'on a tous ressenti ce vide là, au creux de l'estomac un jour.  Un seul livre vous manque est tout est dépeuplé.Kakao 14

Autant vous dire que ça n’était pas la joie le lendemain dans le RER au moment d'ouvrir la liseuse... Qu'est ce que j'allais bien pouvoir lire qui ne serait pas terni par l'ombre immense de la déception poignardant toujours mon petit cœur sensible. (Rien que ca)  Je me remis donc au hasard pour le choix de l'ouvrage suivant.

Le hasard fait bien les choses (surtout quand on l'aide)

Et le hasard m'amena a débuter la trilogie Troie (Troie, trois.. trilogie... ahahaha... ok je sors) de MÔssieur D.Gemmell. Bon ok, c’était du hasard pas si hasardeux que ça, au moins avec cet auteur j’étais quasi certaine d'apprécier (Oui, lui aussi je vous en ai déjà causé. Rappelez vous, c'etait juste avant la guerre de 14...). Et puis bon, la guerre de Troie, on sait déjà comment ça finit, au pire si il manquait le dernier volume je n'allait pas (re)frôler la crise cardiaque.

Ahlalala grand bien m'en a pris les amis ! A vous qui, comme moi au début, vous direz que c'est bon, on la connaît l'histoire, la pomme d'or blablabla, le cheval blabla, Hector et Ulysse, re blablabla. , je répondrais : DETROMPEZ VOUS !! Kakao 18

Non, D.Gemmell ne réinvente ni ne modifie l'histoire de la guerre de Troie, mais il se la réapproprie de façon très réaliste, en fichant dehors toute référence a une quelconque ingérence divine (Parceque les dieux ingéraient vachement à l'époque quand même.. un peu comme moi et mes commentaires), et en nous livrant au final un récit qui pourrait tout a fait s'intituler « How I met your mother » « Ce qui s'est vraiment passé avant que trouze générations de bardes ne déforment l'histoire ».

Troie 2 GemmellNous retrouvons toute une panoplie de personnages que l'on connaît déjà par cœur, que ce soit grâce à  Homère ou à  Jean Chalopin (Ulysse, Hector, Achille, Andromaque, Enée ... ), mais que l'on redécouvre sous un jour totalement nouveau et passionnant. Nos héros familiers croisent aussi le chemin d'autres figures historiques pour le moins surprenantes, mais là, non non , je ne vous spoilerais pas. Même pas un petit peu, pas la peine d'insister. Bon ok, je vous aide. Il est brun. Je crois. (Pour les pots de vin, me contacter par MP)

J'ai adoré passer mon temps à me demander comment Gemmell allait réussir a faire coller son histoire avec le destin de tel et tel personnage. Car mine de rien, il en respecte la plupart. Un peu trop même, il y en a un certain nombre qu'on préférerait ne pas voir mourir … (Aaaaah spoil !!)

Je ne pense pas vous surprendre beaucoup en disant que, comme d'habitude avec Gemmell, ca se lit tout seul, avec un style extrêmement vivant et prenant. Je crois avoir traumatisé mes voisins de train pendant le combat Achille contre Hector, tellement ma bouche s'agrandissait au fur et a mesure que le combat avançait et que ma liseuse se rapprochait de mon nez. (Je vous laisse imaginer la scène …)

Enfin voilà, tout ça pour dire, foncez y, c'est bon comme du gâteau, ça ravive de vieux souvenirs de mythologies avec plaisir, et l'auteur réussit le tour de force de rendre à nouveau surprenant et passionnant un récit que l'on connaît pourtant par cœur. Chapeau.

Kakao 26

Epilogue(s)

 

Certain(e)s d'entre vous auront reconnu les mascottes Kakao Talk. Oui je l'assume, je fais honteusement de la pub pour cette application, mais que voulez-vous, je ne cause qu'avec ça en ce moment, et ils arrivent si bien a exprimer mes émotions les plus profondes....  

Kakao 19

 

Sur ce, je pars m'acheter une vie, à bientôt. Promis, j'essaye de ne pas mettre 18 mois à revenir. (C'est vrai que ca fait long quand même...)

 

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...

 

...

 

... Pour ceux qui ont cliqué sur le lien et atteri sur la page Wikipédia.... le véritable nom de James Clemens vous a pas fait penser à Bob Razowski ? Ou alors il est l'heure pour Mamie Guu d'aller se coucher ...

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 21:28

RE Feist - Fille de l'Empire« C'est au moment où Mara, unique héritière du clan des Acoma, s'apprête à prononcer les mots qui la consacreront prêtresse pour le restant de ses jours, que Papéwaio, le plus fidèle des soldats du clan, interrompt la cérémonie pour lui annoncer la mort de son père et de son frère. Propulsée à la tête du clan, Mara doit regagner ses terres en urgence pour sauver sa maison de la ruine et de la honte. Car au Jeu du conseil les ennemis des Acoma sont nombreux. Il faut reformer au plus vite l'armée décimée, pérenniser les liens commerciaux qui assurent au clan ses revenus et nouer des alliances politiques susceptibles de mettre en échec les plans des maisons rivales. A condition, bien sûr, de survivre aux assassins toujours plus nombreux qui viennent la traquer jusque dans son fief... » (Source Livraddict.com)

En ce jour de Saint Valentin je reviens à toi lecteur/trice chéri(e), avec un titre bien sympathique glané au cours de l’opération Bragelonne 300k. Il faut dire que cette trilogie me faisait de l’œil depuis un moment : un grand nom de la fantasy, qui nous pond une histoire d’intrigues dans une cour aux inspirations nippones… je ne pouvait qu’adhérer !


Le grand nom en question, c’est Raymond E.Feist. Je l’avoue publiquement, je n’avais encore rien lu de cet auguste monsieur, c’était donc l’occasion de m’y mettre. Mais attention, le monsieur n’est pas seul, cette trilogie est écrite à 4 mains avec Janny Wurts, dont je n’ai malheureusement pas grand-chose à vous dire. Ce qui me fait me demander, comme à chaque fois.. mais comment diable écrit-on un bouquin à plusieurs ?  Y en a-t-il un avec les idées, l’autre à l’écriture ? Chacun écrit un paragraphe ? Je m’étais déjà posée la question récemment avec les Hauts Conteurs de Olivier Peru et Patrick Mc Spare, sans beaucoup de réponses. Si vous en avez, je suis preneuse.


Mais voilà que je m’égare. Pardonnez mon grand âge qui me pousse à radoter, et reprenons.

 

Nous accompagnons donc Mara des Acoma, jeune adolescente qui s’apprête, dans 20 coups de gongs (soit approximativement 5 pages), à se dévouer corps et âme au service de la déesse Lashima au travers d’une vie de calme et de contemplation. Raté, les dieux ont d’autres projets pour elle, et nous voici embarqués aussi violemment qu’elle dans une vie de lutte et de complots afin d’assurer la survie de sa famille (et de sa propre personne) dans le terrible Jeu du Conseil qui régit la vie des familles nobles tsurani.


Et autant vous dire que quand on est une gamine de 16 printemps lâchée dans l’arène d’un coup, sans préparation et sans plus aucune famille pour vous soutenir, les beaux sourires de la cour dissimule moults coups tordus. Heureusement pour elle, Mara est plus futée qu’il n’y parait, et sa force de caractère va lui permettre de placer ses pions comme il faut, au prix parfois de rudes souffrances. Mais la survie de la maison des Acoma, et la déchéance de ses ennemis, est à ce prix.


Vous l’aurez compris, l’influence des sociétés médiévales japonaises et coréennes est très présente dans cet ouvrage, que ce soit dans l’organisation de la cour, les coutumes guerrières des tsurani, l’honneur des maisons nobles et l’ensemble des noms employés. Le tout est cependant très bien intégré à ce nouveau monde qu’est le monde de Kewelan, avec  ses bœufs a 6 pattes (encore un coup de Findus) et ses guerriers-fourmis géantes (Et oui).


Vous prenez une Guu, vous la calez dans un monde aux relents de fantasy médiévale matinée de culture extrême-orientale, que manque-t-il à son bonheur ?? Tout pleins d’intrigues tordues ! Oui la Guu est un peu machiavélique a ses heures perdues. Et là, nous sommes elle est servie. Car si en temps normal être une famille noble tsurani entraîne son lot de machinations en tout genre, quand en plus on est une jeune adolescente, dernière survivante de la famille, il faut aller chercher loin pour pouvoir survivre. A ce jeu-là Mara a toujours un coup d’avance sur ses adversaires, et sur son lecteur qui se laisse bringuebaler avec délice jusqu’au coup d’éclat final.


Le plaisir est d’autant plus présent que, malgré la présence d’intrigues retorses, la fluidité de l’écriture et la beauté des descriptions servent une lecture agréable et colorée, et génèrent une multitude de tableaux plus magnifiques les uns que les autres.


Et voilà, encore une fois je me dis que je vais faire court, et je cause, je cause…. Mais que voulez-vous, quand on a un bouquin de cette qualité, avec un monde aussi complet et beau, un personnage principal auquel on ne peut que s’attacher, une intrigue bien ficelée.. et bien on a envie de le partager. Et quand en plus – chance – on sait qu’il y a encore 2 volumes derrière pour notre plus grand plaisir… on se lancerait presque dans la danse du poulet. C’est dire !


Je vous tiendrais au courant de la qualité des volumes 2 et 3, mais d’ores et déjà je vous recommande chaudement ce premier volume.

RE Feist - Fille de l'Empire


PS : Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est la danse du poulet, je partage avec vous ce monument de l’Internet :

 

http://www.ib-board.com/boards/Smileys/default/chicken_dance.gif

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 09:00

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/POC/P3/9782266183062.JPG« Quand le HMS Reliant capture une frégate française avec sa cargaison, un œuf de dragon rare, le capitaine Will Laurence sait que sa vie entière va basculer. Nommé pilote du dragon Téméraire dans les Aerial Corps, il apprend peu à peu à connaître cette créature intelligente dont l'amitié indéfectible lui sera précieuse. Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres dragons pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Will et Téméraire doivent se préparer sans tarder à subir leur baptême du feu... » (4ème de couverture)

 

 

Nous voici au début des années 1800, en pleines Guerres Napoléoniennes, et comme à leur habitude, Français et Anglais s’adonnent à leur activité favorite : se taper dessus. C’est dans ce contexte que nous découvrons le capitaine Laurence , chef de bord d’un navire anglais, qui capture un navire français et sa cargaison. Fameuse prise, puisque cette dernière contient un rarissime œuf de dragon.

 

Et oui, surprise ! En plus des armes de boucherie traditionnelles, Naomi Novik nous a transporté dans un univers où les dragons existent et sont partie prenante à ces guerres de pouvoir.

 

Sauf que… être « aviateur », c’est un peu la honte pour la bonne société de l’époque. Cette bande de gougnafiers insolents, qui dévouent leur vie à leur bestiole, ne sont pas loin d’être considérés comme la lie de la société, ou tout du moins des corps armés. Notre brave capitaine Laurence, de l’illustre Navy, n’a donc aucune envie d’en faire partie.  Mais les dragons sont une espèce spéciale, et ces derniers se doivent d’être liés à une personne dès leur sortie de l’œuf… sortie qui, vous vous en doutez, n’attendra pas que l’œuf soit remis à qui de droit, et va donc embarquer notre héros de plein pied dans une vie qu’il n’avait pas du tout planifiée.

 

L’histoire est plutôt bien construite, de telle sorte que nous découvrons en même temps que le héros, aussi néophyte que nous en la matière,  l’histoire et le mode de vie des dragons, les différentes races et leurs spécificités, la façon dont les hommes les apprivoisent. Tout ce qu’íl faut savoir sur ces animaux de compagnie hors pair en quelque sorte !

 

http://fc03.deviantart.net/fs45/f/2009/091/a/4/Temeraire_by_sandara.jpgTemeraire by Sandara

 

Ah oui, petit détail en passant.. ces dragons-là sont doués de raison et de paroles, ce qui donne des scènes assez cocasses quand un dragon à l’esprit « jacobin » (sic) fait des remarques à tendance révolutionnaires devant les nobles sujets de Sa Majesté . Personnellement ça m’a beaucoup fait rire.

 

Brefle, trève de spoilers, nous suivons donc Laurence et Téméraire, désormais copains comme cochons, à travers leur découvert du corps des «aviateurs, et dans leurs premières batailles contre les troupes du petit Corse. Batailles décrites de façon parfaitement imagées, très expressives, si bien qu’on l’impression d’y être, perché à dos de dragon, frémissant aux coups mortels, tremblant pour la survie des dragons que l’on apprend à apprécier, et trépignant malgré nous pour la victoire des Anglais (Sacrilège me direz-vous !)

 

Mais que voulez-vous, quand un livre vous envoute par son originalité et sa qualité, on se laisse embarquer avec plaisir ! Bon, je me dois d’avouer qu’il me manque encore la petite étincelle d’une Robin Hobb ou d’un Robert Jordan qui me tient éveillée toute la nuit. Cela est peut être lié au fait que le gagatisme du héros avec son dragon m’a légèrement refroidie : et que je t’offre des bijoux, et que je t’appelle « mon cœur ».. hum hum . Non sérieusement, vous verrez par vous-même, mais si je me comportais comme cela avec mes chats on me prendrait vraiment pour une cinglée finie (Oui, encore plus que maintenant..). 

 

Quoiqu’il en soit, « Téméraire » reste une très belle découverte que je dois à Poulette (merci !), et que je vous recommande chaudement.  Dommage que je l’ai laissé aussi longtemps sur ma PAL, j’aurais pu goûter à ce petit plaisir plus tôt et aller rendre visite à l’auteur aux dernières Imaginales… Damn… "Wild PAL Forever" , quand tu nous tiens...

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 09:12

http://ressources.bragelonne.fr/img/livres/2011-09/1109-business.jpg« Tout ne va pas si mal pour Sarah et David.
Leur mariage se porte mieux que jamais, ils ont même monté leur petite entreprise d’extermination. Le marché est florissant : plein de zombies et donc plein de clients désireux de s’en débarrasser ! Sauf que… le cours du zombie s’affole quand certains s’avèrent plus difficiles à zigouiller. Une mutation ? Ce serait le début de la crise pour Sarah et David.
Les zombies, ça oblige à se creuser la tête ! » (4ème de couverture)

 

 

Me voilà de retour avec un petit bouquin tranquillou, suite de « Zombie Therapy » dont je vous avais déjà parlé auparavant.

 

Et comme on ne change pas une recette qui gagne (n’est ce pas Ricard ?) , nous revoici avec Sarah et David, notre brave petit duo qui a surmonté tant bien que mal ses problèmes de couple et l’invasion zombie. Plutôt bien d’ailleurs, puisqu’ils ont monté leur petite entreprise de dézombisation dans ce monde à la Mad Max. (Mais sans cette grande folle de Mel Gibson, zombifié dès le 4ème jour de l’infection –sic- )

 

Sauf que… si tout était facile, il n’y aurait pas d’histoires.. Nos héros vont donc faire face à des zombies d’un nouveau genre, et se débarrasser de ces derniers ne sera pas une partie de plaisir. Saupoudrez l’ensemble  de légendes urbaines, savants fous, camps de survivants et une petite crise de couple, mélangez au shaker (pas à la cuillère), et vous obtiendrez le cocktail du jour.

 

Ce type de lecture fait définitivement partie de ce que l’on pourrait appeler les lectures « repos ». Pas de prise de tête, pas d’histoire compliquée, un style très simple à lire, des références actuelles qui prêtent à sourire.. bref exactement le genre de lecture qu’il vous faut sur la plage pendant que vous peaufinez votre bronzage.

 

Mais si j’ai pris plaisir à lire ce nouvel opus, on remarque néanmoins que la fraicheur et l’originalité du 1er volume ne sont plus au rendez-vous. Au lieu de cela, l’auteur retombe dans les clichés du genre, et ne prends même pas la peine d’entretenir un semblant de suspens ou de tension dans l’histoire.  Un peu lassant sur le long terme.

 

Un avis plutôt mitigé sur la question donc. Ce livre reste facile à lire et divertissant, mais devient vite agaçant du fait de son manque d’originalité, et retombera dans l’oubli sitôt la dernière page tournée.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 08:35

http://img.livraddict.com/covers/54/54452/couv9768080.jpg« 1969 : les Américains marchent sur la Lune. Mehdi, 10 ans, débarque au lycée Lyautey de Casablanca où son instituteur, impressionné par son intelligence et sa boulimie de lecture, lui a obtenu une bourse. Loin de son village de l’Atlas, Mehdi pense être un membre de l’équipage d’Apollo découvrant une planète inconnue : qui sont ces Français qui vivent dans le luxe, adorent des choses immangeables, parlent sans pudeur et lui manifestent un tel intérêt ? Durant une année scolaire animée par une galerie de personnages surprenants, l’histoire émouvante d’un enfant propulsé dans un univers aux antipodes de celui de sa famille » (4ème de couverture)

 

Bon. Parlons franchement, de vouzamoi. Celui-là, vous le lisez ! Tut tut, pas de mauvaises raisons, c’est un ordre !!! Enfin plutôt un conseil avisé pour passer un bon moment de lecture. Reposant, rafraichissant, drôle, touchant, émouvant.. Et tout ca pour seulement 2 calories 300 pages!

 

Mais reprenons au début. Voici donc Mehdi, petit garçon pas bien épais de 10 printemps, mais équipé d’un cerveau plutôt efficace et d’un véritable amour pour la lecture. Elevé dans une famille simple par des parents parlant essentiellement arabe, ses chances de faire de grandes études sont minces dans ce Maroc francisé des années 60. Coup de chance, un professeur  motivé lui fait obtenir une bourse pour aller étudier au prestigieux Lycée Lyautey de Casablanca, repère des expatriés français et des grosses fortunes locales.

 

Mehdi.jpgMehdi chez les Gaulois, en compagnie d'un "splendide" spécimen de Guuptus Gigantus

 

Et voilà venir le classique thème du « choc des cultures », le tout vu et analysé par un gamin modeste à l’imagination fertile, et dont la seule éducation « française » provient des grands classique de la Comtesse de Ségur & Friends. Ce qui donne un certain nombre de scènes plutôt cocasses, surotut quand il découvre les termes d'argot ou de politique !

 

« […]mais il ignorait ce que cela voulait dire, « trois heures de colle ». Il allait coller quoi ? Ou bien allait-on le coller contre une planche ? Pendant trois heures ? Au soleil ? »

 

« […] pro-lait-terre? »

 

Pas de grandes aventures dans cet ouvrage, simplement le récit de cette découverte de la société francaise, son éducation, avec ses bonnes surprises, ses frayeurs, le tout mâtinée de la découverte des premières amitiés à la « Petit Nicolas ».

 

Il faut également dire pour sa défense que Mehdi se retrouve entouré de personnages assez surprenants, souvent très caricaturaux, mais qui tous représentent une facette de la présence française au Maghreb dans ces années-là.

 

Entre l’ancien combattant, marocain mais ayant combattu pour la France et se trouvant remercié par un poste de concierge, le pion communiste et révolutionnaire, les bien-pensants et leur racisme « ordinaire », les pieds-noirs…le voilà bien entouré. 

 

La vraie force de cet ouvrage est la capacité de Fouad Laroui a aborder/évoquer un certain nombre de sujets parfois lourds, mais toujours vu à travers ce filtre enfantin, cet analyse naïve des évènements qui l‘entourent. Et avec une touche d’humour simple. Car malgré le côté très caricatural et parfois simple de l'ouvrage, il amène à se poser des questions, à vouloir en savoir plus..

 

«Il pointa un index accusateur sur l’enfant, qui se faisait tout petit

 - Tu es l’avenir de l’humanité !

L’avenir de l’humanité, d’émotion, fit pipi dans ses braies. »

 

Je réalise en écrivant ces lignes que j’ai beaucoup de mal au fond à parler de cet ouvrage. J’ai l’impression que ces quelques lignes ne font que survoler ce qu’il en est, je n’arrive pas à retranscrire réellement ce que j’ai ressenti à sa lecture. Et c’est très frustrant, car je voudrais vraiment vous convaincre que cet ouvrage doit se retrouver sur le dessus de votre PAL, ou bien dans votre prochaine liste d’achats. Je ne peux qu’espérer que vous me ferez confiance.

 

Evidemment l’amour simple et absolu que le petit Mehdi porte aux livres, quels qu’il soient, doit y être pour beaucoup dans l’appréciation que j’ai eu de ce roman.Amour très probablement ressenti par l'auteur lui-même, qui donne l'impression de partager un peu de sa propre enfance avec nous, sans jamais tomber dans le dramatique.

 

Mais une chose est sure, ce fut pour moi un vrai moment de plaisir, et je l’ai refermé avec une touche de mélancolie.

 

D’ailleurs…. Un bouquin pareil mérite de se balader, pas de rester coincé dans la bibliothèque.  Je vous propose donc de faire  voyager le petit Mehdi au 4 coins de la France (ou d’ailleurs). Si vous souhaitez qu’il vous rende visite, laissez-moi un petit commentaire et j’arrangerais ca

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 10:00

http://img.livraddict.com/covers/4/4030/couv1322090.jpg« Selon les rapports officiels, tous les vampires sont morts. Un agent fédéral nommé Arkeley a trucidé le dernier dans les années 1980 à l'issue d'un combat qui a failli lui coûter la vie. Pourtant, lorsque Laura Caxton, de la police d'État, appelle des renforts en pleine nuit à la suite d'un contrôle de routine qui a mal tourné, le FBI décide de tirer Arkeley de sa retraite. Il est en effet le seul à savoir qu'un vampire a survécu: une femme, qui croupit dans un asile abandonné. Elle est conservée dans un état de faiblesse permanent, mais Arkeley la soupçonne de manigancer le retour en force des damnés. Lui aussi attend ce moment pour en finir une fois pour toutes. Et comme Caxton va vite s'en rendre compte, ils n'affrontent pas des créatures d'opérette, mais de véritables machines à tuer. » (4ème de couverture)

 

Vous commencez sans doute à le savoir, les histoires de vampires/zombies/fantômes et autres trucs surnaturels, je suis fan… si tant est que le traitement présente un tant soit peu d’originalité. Et là, dès le résumé la messe est dite : exit les scintillants à la Twilight ou les palots à la Radley, on retombe dans une histoire de vampire moche et méchant (mais pas bête, malheureusement).

 

En même temps, pour avoir déjà pratiqué le sieur Wellington quand il se faisait les dents sur les zombies, je ne doutais pas de sa capacité à donner un coup de fouet au mythe vieillissant du vampire.

 

Nous découvrons ici Laura Caxton, brave petit agent de patrouille routière, qui au cours d’un contrôle d’alcoolémie banal sur une route de Pennsylvanie, croise le chemin d’un cadavre ambulant (littéralement) transportant d’autres cadavres dans son coffre, en (tout) petits morceaux ceux-là. De là sa vie va basculer (forcément), entre chasse au vampire et remises en question existentielles, le tout en suivant le bourru agent spécial Arkeley.

 

Dans ce monde là,  tout le monde sait que les vampires existent. Enfin qu’ils ont existé, puisque le dernier a été officiellement abattu par Arkeley des décennies auparavant. Mais, parceque sinon ce ne serait pas drôle, des petits malins ont jugé bon d’en garder une en vie, sous le coude, pour voir ce que ça fait. Et bien ça fait beaucoup d’ennuis.

 

Car loin des vampires romantiques et humanistes qu’on nous a servi à la louche, ces vampires là sont des bêtes. Sauvages. Visuellement, imaginez Voldemort, et rajoutez lui plein de dents. Pointues. Ce vampire la ne vous prélève pas délicatement quelques litres de sang en ne laissant que deux petites cicatrices. Non, il est plus du genre à vous croquer comme une pomme. Et à faire de même avec votre voisin, voir tout votre village.

 

Vous imaginez donc que notre pauvre Laura ne va pas passer de très bons moments dans cet ouvrage. Nous par contre, on se régale. Si la première moitié de l’ouvrage nous familiarise avec ce monde, ses "prédateurs", et nous lance dans l’action, j’ai été agréablement surprise de la tournure de la seconde partie.

 

En effet on se retrouve embarqués dans une aventure haletante,  avec des rebondissements assez inattendus, et comme dans un bon film d’épouvante, on tremble à l’idée de tourner la page mais on ne peut s’en empêcher. 

 

13bullett2.jpgOui j'avoue je suis assez influencée par mes lectures, surtout la nuit

 

 

En reprenant un fameux proverbe, on pourrait donc dire que tout est bon dans le Wellington (A prononcer à la française bien sûr) :

·         Il arrive à reprendre un thème écculé, et à le rendre assez moderne et prenant à la fois.

·         Ses personnages, peu nombreux en fin de compte, sont bien construits et dévoilent peu à peu une personnalité complexe, à l’image de l’Agent Spécial Arkeley.

·         On se balade dans l’Amérique profonde, dans une atmosphère glauque et tendue, particulièrement bien rendue tant l’écriture est visuelle.

·         Il arrive à distiller juste assez de mystères et d’indices pour garder le lecteur alerte et curieux.

 

En bref, je dirais que je suis mordue ! (*Badumm tsschhh *)

 

« Si » je devais râler (et je vais le faire, ne me privez pas de ce plaisir), je dirais simplement que la fin est plutôt.. frustrante. Jusqu’à l’avant dernière page on pense tenir un mot de la fin satisfaisant, mais à notre grand dam David Wellington s’amuse avec nos nerfs en faisant un twist de dernière ligne.

 

Situation qui donne juste envie au lecteur de vampiriser sauvagement le volume suivant 

 

13bullett1.jpgCeci est une représentation ratée des dents de vampire dans cet ouvrage.

On dirait plutôt que Pacman a attrapé la rage..

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 09:00

 

http://img.livraddict.com/covers/74/74463/couv75073008.jpg« Candy est catastrophée : comme si sa vie n'était pas assez déprimante, sa mère va épouser un type ringard. Aidée de sa meilleure amie, l'adolescente concocte un plan génial :

  1. Empêcher le mariage de sa mère avec le président des loosers

  2. Connaître la gloire avec son groupe de rock

  3. Savoir enfin qui est son père

  4. Enrôler un ange gardien... vraiment très spécial » (4ème de couverture)

 

 

En ce jour de mai, alors que la météo semblait décidée à ruiner mon moral et mes vêtements, voilà que je découvre un enveloppe épaisse dans ma boite à facture. « Oh oh oh qu'est ce donc ? » Il s'agissait tout simplement d'un petit envoi de Gallimard avec qui, vous le savez peut être, je suis en partenariat de façon plus ou moins continue. Ni une ni deux, j'ouvre l'enveloppe et me retrouve nez à nez avec cette couverture et ce titre pour le moins... "pop".

CandyPop1.jpg

Mais, de même qu'il ne faut pas juger un camembert à son emballage, je retourne le dit ouvrage pour jeter un œil au résumé de la 4ème... Et la, comment dire...

 

CandyPop2.jpg

 

 

Et oui, au cas ou vous l'auriez pas encore saisi en suivant ce petit blogounet, c'est typiquement le genre de bouquins qui me font courir à l'autre bout du magasin et me cacher dans les pages réconfortantes d'une Robin Hobb ou d'un Jean Teulé. Mais bon, comme je suis une rousse sans peur et sans reproches, je me lance donc dans la découverte de cet objet curieux.

 

 

Le style est léger, facile à lire, entrainant même, très visuel et bourré de références musicales. J'avoue d'ailleurs avoir apprécié que l'auteur tape dans les vieux/bons classiques de rock , plutôt que dans la Bieber Family et autres High School Musical.

 

L'histoire est à l'image du résumé.. c'est mignon tout plein, plein de pêche, pétillant comme un bonbon acidulé.. et au fond terriblement bateau. Rempli de personnages hauts en couleurs (et totalement improbables), de situations loufoques (et totalement improbables) et autres grand moments de toute vie adolescente (totalement probables ceux la... comme la boom-dont-les-parents-ne-sont-pas-au-courant qui tourne mal), j'ai eu l'impression de lire la vie rêvée de toute adolescente accro aux paillettes du star system. (Ce qui est approximativement aux antipodes de ma personnalité, à 2-3 mètres près)

 

La bonne surprise fut le côté un peu  fantastique  apporté par Clarence, le fameux « fantôme de la guitare », ancienne future rock star ayant mal fini (Sorte d'avatar de Claude Francois de ce côté la) . Mais bon, entre le côté tout coloré et chatoyant, le fantôme qui se transforme en accessoires divers, et la galerie de personnages dignes d'une sitcom de Disney Channel j'avais tout de même l'impression de lire un épisode de magical girl à la Creamy.

 

Tout compte fait, je n'ai pas grand chose à reprocher à cet ouvrage, si ce n'est que ce n'est pas du tout mon style. Il est bien écrit, plein de pêche, l'histoire est plutôt bien menée et les personnages sont presque attachants.Et comme le dis si bien un magazine anglais "Offrez-le à votre petite soeur.. et piquez-le lui!". Sauf que je serais un chouia moins affirmative sur la seconde partie de la phrase

 

Pour conclure, je dirais que j'ai eu la même impression que devant ces téléfilms qui passent les dimanche après-midi pluvieux, que l'on regarde d'un œil distrait depuis le fond du canapé, derrière les volutes de thé chaud. On finit par suivre l'histoire, on se demande ce qui va arriver, on sourit voir on rit. Mais sitôt fini, sitôt oublié.

 

 

Si vous souhaitez néanmoins vous faire votre propre avis sur cet ouvrage, ce dernier voyagera avec plaisir, laissez moi un petit commentaire à ce sujet =)

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 10:23

 

http://img.livraddict.com/covers/70/70541/couv10000549.gif« Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux. A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélemy qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait un bon fond » (4ème de couverture)

 

Charles IX, ou son avatar Charly 9 dans le cas présent, reste dans l'Histoire de France un des rois les plus monstrueux, celui dont nous avons tous entendu parler à l'école, le monstre odieux ayant ordonné le tristement célèbre massacre de la Saint-Barthélemy.

 

C'est d'ailleurs sur cette décision que s'ouvre ce roman, lors d'un conseil royal un peu ubuesque ou conseillers et reine mère tentent de forcer la main à un roi plutôt réticent à ordonner un tel massacre, et ou de « quelques leaders », on passe à « quelques millions » de morts.. mais bon, comme ils disent, quitte à faire le ménage, autant le faire bien non ?

 

Dès le début donc, le ton est donné. Si les historiens tergiversent encore sur le rôle réel de Charles IX et de sa mère dans cette décision, Jean Teulé lui a déjà tranché: Charly est au fond un brave gars, monté trop jeune sur le trône, entouré d'une famille vérolée par l'avidité de pouvoir, d'une mère tyrannique et d'un pays en pleine guerre de religion. Mais cette fameuse décision, suivie de ce massacre odieux, aura raison de la santé mentale de ce pauvre Charly.

 

Tour à tour dévoré de remords, au point de voir des morts et du sang partout, puis à l'extrême inverse pris d'envies de génocide du peuple français, nous suivons ce pauvre Charly dans sa descente aux enfers, aussi bien mentale que physique puisque stress et anxiété le mèneront jusqu'à l'hématidrose (ou "sueur de sang", maladie entrainant la sécrétion de sang par les glandes sudoripares.) et à une mort précoce.

 

L'auteur à d'ailleurs l'intelligence d'adapter son style aux passages décrits, ballotant le lecteur entre phases de pures démences où nous ne comprenons pas forcément tout, à des moments de lucidité intense et parfois extrêmement durs, remplis de remords douloureux, comme si nous suivions Charly 9 sur cette pente dangereuse. (J'avoue avoir été un peu paumée par moment, obligée de relire pour être sure de bien comprendre l'absurde de la situation )

 

Mais en filigrane, nous découvrons aussi un homme moins connu, amateur de chasse et de lettres, entourés de grands artistes de son époque (même si certains n'ont pas survécu à la funeste nuit, à son grand dam), entouré de Ronsard, de Paré. Un enfant même, qui au milieu de ce massacre protège tout de même...sa nourrice huguenote.

 

Chose savoureuse pour ma part, nous découvrons moult anecdotes véridiques, des plus insignifiantes aux plus surprenantes, certaines impactant encore notre vie de tous les jours. Et celles ci sont nombreuses...pour n'en citer que quelques unes, nous découvrons ainsi pourquoi le Jour de l'An est le 1er Janvier, l'origine des poissons du 1er avril, le pourquoi du muguet au 1er mai... Même si ces anecdotes sont toujours mêlées à des scènes un peu surprenantes, qui nous font douter, nous font nous interroger.

 

Pour ma part, sitôt le livre fermé je partais dans des recherches sur ce fameux Charles IX, et étais vraiment surprises de découvrir que nombre de point évoqués dans l'ouvrage était bien réels, comme cet épisode du roi fabriquant de la fausse monnaie.

Farce ubuesque pleine de gouaille, drame sociologique voir médical, cours d'histoire, pièce de théâtre, lexique des jurons de l'époque.. Charly 9 est un peu tout cela à la fois, et nous fait passer un étrange, mais non moins savoureux, moment de lecture. On en sort en éprouvant presque de la pitié pour ce jeune souverain de 23 ans, dont la vie est parfaitement résumée par cette phrase, énoncée à la fin de l'ouvrage : « Décidément, quand ca ne veut pas.... »

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:12

http://img.livraddict.com/covers/79/79677/couv12422148.jpg"Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d'Alasea frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l'espoir de préserver le bien. Cinq cents ans plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu'elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu'elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres. Elena est précipitée vers une issue terrible... et vers la compagnie d'alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces implacables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux..." (4ème de couverture du tome 1 )

 

 

 

Autant le dire tout de suite, cette série ne me faisait absolument pas envie, et même encore lors de la lecture des premières pages, et ce pour les raisons suivantes :

-          - Les couvertures kitsch, mélange d’illustration jeunesse mâtinée de couv Harlequin.

-          - Les questions que l’on peut se poser quant aux capacités d’imagination de l’auteur, qui nous sort (dans le désordre), des sor’cières, des el’phes, des o’gres, du k’afé .. brefle plein de choses trop originales avec des apostrophes pour faire comme si c’était tout nouveau tout pub (L'auteur aurait-il bossé dans la pub ?)

-          - Le début du roman puisqu’on débute avec une histoire qui raconte une histoire qui raconte une histoire (où je n'ai rien compris sur le coup)

 

Mais comme j’ai tendance à écouter les conseils des personnes qui, d’habitude, aiment la même chose que moi en termes de lecture, je me suis lancée dans les cinq petits volumes que le sieur Neeko avait mis entre mes mimines délicates.

http://img.livraddict.com/covers/0/266/couv59607416.gif

.......

 

Je les ai engloutis en 10 jours.

 

.......


   

Bon sang de bois, que ça fait du bien de se retrouver happé dans une histoire comme cela, avec une pléiade de   personnages différents, possédant de vraies personnalités, où tout n’est pas noir ou blanc, mais ou l’individualité (et les actes plus ou moins glorieux qui en découlent) existent  ! Que cela fait plaisir de retrouver une grande partie du bestiaire classique de la fantasy ! Quelle joie de se retrouver à vibrer tout au long de l’histoire, sans se dire 400 pages avant qu’on a déjà compris où l’auteur voulait en venir ! (Fichu auteur qui m’a cassé ma seule certitude dans les toutes dernières pages d’ailleurs)

 

Je précise donc, au cas où le paragraphe précédent n’ai pas été assez convaincant, que je suis to talement tombée sous le charme de cette saga.

 

Si effectivement au début on peut avoir quelques doutes sur l’histoire, très vite l’auteur nous embarque dans son imagination finalement bien plus vaste que la simple utilisation de l’apostrophe. L’histoire en elle-même, si elle reste liée au devenir de la fameuse « sor’cière », se sépare en différentes parties au gré des allées et venues des compagnons de cette dernière. Les membres de la troupe se retrouvent, se dispatchent,  se croisent, se font balader et nous emmènent de la sorte explorer l’intégralité du vaste monde d’Alaséa.

 

http://img.livraddict.com/covers/2/2784/couv40103469.jpgIl faut le dire, une grande partie de mon attachement à cette histoire tient aux personnages.  La troupe des personnages principaux tout d’abord, qui s’étoffe au fur et à mesure des volumes. Malgré leurs caractéristiques plus ou moins fantastiques, ils restent très humains, avec les réflexions que tout un chacun se fera, et ne tombent pas dans l’héroïsme pur à la Perceval (l'original, pas celui de Kaamelott, vous l’aurez compris). Dans les deux camps des trahisons ont lieu, pour des raisons plus ou moins futiles, avec des impacts plus ou moins importants. Les héros ne sont pas immortels non plus, certains d’entre eux meurent même en cours de route, sans espoir de résurrection miraculeuse.. Et oui, tout le monde ne peut pas arriver intact au bout du voyage..

 

Pour ceux qui sont fan de fantasy et de grandes aventures, les aventures de la sor’cière sont définitivement pour vous. Il y en a pour tous les gouts, mais une chose est sure on ne s’ennuie pas, et on ne peut pas le lâcher avant le dernier mot de la dernière page. Fin qui soit dit en passant est plutôt bien trouvée, même si elle m’a un peu laissée sur ma faim (Humour nul inside.. fin/faim.. ok je sors). Mais l’auteur se laisse tout de même une porte grande ouverte pour nous narrer potentiellement de nouvelles aventures.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 11:03

http://img.livraddict.com/covers/67/67538/couv56686588.jpg« L'amour impossible d'un ange et d'une chimère, une guerre millénaire entre deux peuples...
Des ruelles de la Prague d'aujourd'hui à un monde sombre et fabuleux, la quête identitaire d'une héroïne passionnante.

Karou remplit ses carnets de dessins de monstres qui sont peut-être réels. Elle a 17 ans, parle de nombreuses langues - pas toutes humaines - et ses cheveux bleus poussent de cette couleur. Une question la hante : Qui est-elle ? » (4ème de couverture)

 

 


 

Aujourd’hui je vais vous causer d’un ouvrage reçu dans le cadre du partenariat Gallimard Jeunesse, lu il y a quelques temps de cela. Je dois bien avouer qu’en le recevant, j’ai eu la trouille de me retrouver face à un ouvrage du même style que « Lueur de Feu » (dont je vous causait ici), à savoir sans grande originalité et dégoulinant de romance baveuse.

 

Et, une fois n’est pas coutume, j’ai été plutôt agréablement surprise. C’est la grande force des partenariats, cette capacité à me mettre le nez dans des bouquins que je n’aurais sans doute pas ouvert autrement (et encore, attendez que je vous cause de « Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre », qui lui m’a carrément mis KO alors que je rechignais franchement à le lire).

 

Bon, autant le dire tout de suite, ça reste de la littérature adolescente. (En même temps, c’est le public visé par la ligne éditoriale hein, y a pas de mystère !) Cependant, j’ai trouvé que, pour une fois, l’on sortait des sentiers battus et rebattus de ce type de littérature. Mais reprenons au début.

 

Notre héroïne, Karou : Jeune fille aux cheveux bleus (des aïeux schtroumpfs ?) , étudiante en art dans la ville de Prague, élevée par des chimères, sortes de monstres mi-humain mi-animaux, qui se balade à travers le monde en un claquement de doigts pour aller récupérer des dents de toutes origines. Mais à part ça tout est normal. Enfin presque, puisque la donzelle se pose quand même des questions sur ses origines, ce curieux commerce dentaire auquel se livre la chimère Sulfure, et surtout ce que ce dernier semble lui cacher.

 

Sa vie somme toute bien réglée va être boulversée par un certain Akiva, séraphin à la beauté troublante (Eh oui, il faut quand même faire frissonner les jeunes filles en fleurs), qui semble bien déterminé à exterminer sa "famille" de chimères. De là, Karou va enfin découvrir son histoire et plonger dans un monde où mythologies antiques, imageries chrétiennes et fantasy se mélangent pour créer un folklore pour le moins surprenant.

 

L’ouvrage est clairement séparé en 2 parties : d’un côté le présent de Karou dans le monde des humains, de l’autre la présentation de ce monde chimérique, son histoire, ses guerres.. et l’histoire passionnée entre Karou et Akiva (Ne me dites pas que vous ne vous en doutiez pas...).

 

Ce qui est remarquable dans cet ouvrage, outre cet univers surprenant et exubérant, c’est que pour une fois, dans de la littérature pour ado, on évite les gnangnantises habituelles pour aborder des thèmes forts tels que la mort, la torture, la douleur, le sexe. .. En bref, on zappe le côté « Un jour mon prince viendra » pour se retrouver face à des sentiments d’une troublante (et parfois douloureuse) réalité.

 

J’ai également été agréablement surprise par la facon dont l’auteur nous décrit la ville de Prague, son atmosphère, ses bâtiments. Cela ne fonctionne peut-être que pour les lecteurs possédant une sensibilité européenne, mais j’ai trouvé que cela apportait du corps au récit,ainsi qu’une certaine poésie, aux antipodes des terrains de jeu habituels de ce type de récit, à savoir grosses villes américaines ou plaines perdues.

 

"Fille des Chimères" est le premier tome d’une trilogie dont les droits pour une adaptation cinématographique auraient déjà été acquis. Cela me surprend peu, tant tous les éléments sont réunis pour en faire un blockbuster pour public ado, voir jeunes adultes (Et sachant que le cinéma se tourne de plus en plus vers ce type d'adaptations). Cet ouvrage a pour ma part éveillé ma curiosité, notamment ce monde surprenant que l’auteur a créé. A voir comment cela évolue dans les tomes suivants… en espérant que le côté "romance" ne prenne pas le pas sur le reste.

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