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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 09:00

Hauts Conteurs 2 - Roi vampire« Paris, hiver 1190. Débarqués au cœur de la plus grande ville du Monde connu, le jeune Roland, Mathilde, Ruppert et Salim poursuivent un double but: retrouver William le Ténébreux, l'ami disparu, et découvrir les secrets de Vlad, le maître vampire. Ce démon est-il réellement mort dans les forêts anglaises, ou attend-il son heure pour frapper encore ? Pire encore, un traître se cache-t-il parmi les quatre aventuriers, comme tout semble l'indiquer ? Happés par le tumulte populaire de la Fête des Fous, Roland et ses compagnons vont croiser nombre d'individus pittoresques. Cérémonies noires, complot royal, créatures infernales, prophéties du Livre des Peurs, tous les ingrédients d'un mélange fatal sont réunis pour sceller le sort de nos héros. Pourtant, ils sont des Haut-Conteurs et ne reculeront pas, jusqu'à vaincre ou périr. Roland « Coeur de Lion » en tête. Le Mal rôde, la mort avance masquée. C'est la fête des ombres, c'est la fête des fous ! » (4ème de couverture)

 

One more time ♪

 

Et ça continue ! Après le 1 vient le 2 (Quelle surprise !!), et je me replonge dans les aventures de nos amis à la cape pourpre, qui quittent la perfide Albion pour venir se perdre dans les rues de notre belle capitale.

 

Après les folles aventures dans son petit village de la campagne anglaise, le jeune Roland est devenu un Haut-Conteur à part entière, formé par ses pairs dans leur repaire de Londres, et doit bientôt raconter sa première histoire en public. Malheureusement sa formation théorique va devoir attendre quelques temps, car William le Ténébreux leur demande, à lui et Mathilde, de le rejoindre à Paris où se trouverait l’ennemi de leur ordre, le vilain pas beau méchant traître Lothar Mots-Dorés, ex Haut-Conteur ayant retourné sa veste.

 

Cette quête va les mener dans la capitale française au moment où celle-ci perd tous ses repères, en pleine fête des fous.  Mais sous les dehors festifs et joyeux se cachent une terrible menace, aussi bien pour nos amis Hauts-Conteurs que pour l’ensemble des royaumes de France et d’Angleterre. Car quand un traître charismatique et ambitieux s’allie à un roi vampire, il faut s’attendre au pire.

 

Une belle histoire, mais un peu trop prévisible.

 

Je ne vais pas mentir, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé les héros d’Olivier Peru et Patrick McSpare pour cette nouvelle aventure, où j’espérais les voir confirmer mon impression du 1er volume.

 

Pas de doute, les auteurs possèdent un don certain pour conter. La lecture est extrêmement fluide, très imagée, on a presque l’impression de se retrouver devant un bon film.

 

Ce deuxième volume présente deux histoires superposées, la trame de fond concernant l’avenir de Roland, intimement lié à la quête des pages du Livre des Peurs; et la quête liée à ce volume, à savoir retrouver leur ami William et déjouer les pièges de Vlad, le vampire bien décidé à transformer Roland en steak tartare après le sort qu’il lui a infligé dans le volume précédent. Epice supplémentaire,  l’idée instillée dès le début qu’il existe un traître parmi la petite troupe, qui fait que le lecteur va regarder tout nouvel arrivant d’un œil suspect, et chaque comportement surprenant comme la preuve d’une éventuelle culpabilité.

 

Néanmoins, comme pour le premier volume, je reste sur une petite note déçue. L’histoire est bien racontée, sympathique, le Paris féodal est très bien raconté, la tradition de la fête des Fous bien exploitée, nos héros traversent de nombreuses aventures…  mais tout semble trop simple, trop évident. Un peu moins que dans le premier tome, mais encore trop à mon goût. Qui sait, peut-être le troisième tome arrivera-t-il enfin à me contenter ?

 

Je ne dirais pas néanmoins que c’est la faute des auteurs ou de l’ouvrage. Il ne faut pas oublier que la saga des Hauts-Conteurs s’adresse à un public Jeunesse, et me semble parfaitement adapté au public visé. Et j’ai beau me trouver toujours jeune dans ma tête, peut-être que je suis un peu plus exigeante à certains niveaux.

 

Le fameux "Livre des Peurs" notamment, qui se dévoile petit à petit, m’apparait plus comme un recueil de pages utilisées dans une chasse aux trésors enfantine (avec encre au citron et faux parchemins brulés au briquet) que comme un redoutable ouvrage aux terribles prédictions.

 

Ce volume se lit donc avec plaisir, très simplement, trop simplement parfois. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir déjà attaqué le volume 3 qui semble, au moins dans les premières pages, être à même de satisfaire mon envie d’intrigues un peu plus prenantes.

 

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La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède : Pour ceux qui se demanderaient ce qu’est la Fête des Fous, et n’ont pas l’ouvrage sous la main pour s’y plonger, sachez que cette fête, connues sous de nombreux sobriquets (fête des innocents, de l’âne, des Cornards…) était très répandus dans le royaume de France jusqu’au 16ème siècle.


A l’origine, cette fête était l’apanage des religieux séculiers, qui pendant quelques jours fin décembre se livraient à toute sorte de comportements délirants voir tendancieux, contraires à leur réserve habituelle. Des cérémonies ahurissantes voyaient des ecclésiastiques trainés dans les rues en petite tenue par de jeunes clercs, tandis que des scènes interdites au moins de 18 ans pouvaient avoir lieu dans les monastères ou autres établissements religieux. Bien évidemment l’Eglise n’allait pas tolérer cela longtemps, et une première condamnation fut émise en 1519, qui sonnera le glas progressif de ces festivités.


Mais la Fête des Fous était également une fête populaire. Beuveries, danses, spectacles, farces, déguisements : les rues de Paris (et d’ailleurs) se transformaient en une gigantesque fête paillarde, où tout est permis, et où la populace exubérante prend possession des rues de la ville. C'était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques, et où les valeurs religieuses étaient moquées. Cette débandade générale rappelant beaucoup les fameuses Saturnales païennes de nos amis romains, l’Eglise s’est donc appliquée à la supprimer définitivement. Et effectivement, au milieu du 16ème siècle cette fête avait bien disparu.


Etonnant, non ?

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Published by Guu - dans ... Lu
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commentaires

Lalou 08/07/2011 10:06


J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de cette "Fête des Fous" avant de lire ce roman-là. Alors que d'autres avaient l'air de maîtriser le sujet (Lyra?). Mais j'ai été particulièrement
conquise par ce thème et cette ambiance.
Personnellement, niveau "conte" j'ai préféré ce tome-ci. J'avais vraiment l'impression d'entendre Patrick raconter l'histoire, c'était merveilleux!

Rhan que j'ai envie d'avoir le 3e tome °_°


Guu 08/07/2011 10:08



Pour le moment le 3 me branche carrément plus en terme d'intrigue, le seul truc qui em manquait (même si ca reste, as usual, du sujet classique de contes) ^^



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