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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:00

44 Scotland Street - McCall Smith« Quand Pat pousse la porte du 44 Scotland Street, elle ne sait pas ce qui l'attend. Entre son insupportable mais terriblement séduisant colocataire, et la pétillante Domenica, la voilà entraînée dans une nouvelle vie au cœur de l'Edimbourg bohème. Son nouveau travail dans une galerie d'art s'annonce pourtant un peu morne. Sauf que Pat découvre au fond de l'obscure galerie un tableau qui pourrait bien valoir son pesant d'or et transformer sa vie. » (4ème de couverture)

 

Aaaaaaaaaawwww.. Alexander <3

 

Je le confesse, quand il s’agit d’Alexander McCall Smith, je ne suis absolument pas objective. Et oui c’est ainsi. Est-ce dû aux aventures de « Mma Ramotswe » qui m’ont littéralement envoutées ? Ou à ce coup de fil reçu de sa part un dimanche matin ensommeillé pour faire une dédicace de vive voix à la pauvre petite Guu qui n’avait pas pu se rendre à Saint-Malo (Mais qui avait envoyé Super Gally en mission auprès du dit auteur - Mission réussie avec brio, il faut bien l'admettre) ? Je ne sais pas... quoi qu’il en soit, ce nom est désormais gage d’humour british et de sourires en coin pendant une lecture agréable.

 

J’ai d’ailleurs déjà eu l’honneur de vous présenter cet auteur lors de ma chronique sur les fameuses aventures de « Mma Ramotswé, détective », premier opus d’une longue série. (- Pub - Et adapté pour la télévision par HBO avec Jill Scott, en ce moment sur Arte tous les jeudis soir c’est bieeeeen regardez-la ! - Fin de la coupure pub-)

 

Edimbourg, son centre-ville, ses monuments….. ses habitants ^^°

 

C’est bien loin du Botswana que nous entraine cette fois ci A.McCall Smith, puisque le sujet du reportage sera Edimbourg et sa faune. Et plus exactement celle qui réside au 44, Scotland Street.

 

Reportage est le terme adapté puisque nous découvrons petit à petit les us et coutumes de chacun des drôles de personnage qui peuple cet immeuble. Du beau gosse vaniteux insupportable (dans lequel je n’ai pas pu m’empêcher de reconnaitre un collègue de bureau, c’est très perturbant) à l’anthropologue âgée mais funky, tout en passant par un gamin surdoué et sa « tiger-mama », c’est tout un florilège de personnalités et rebondissements possibles que nous offre ici l’auteur.

 

Il y a néanmoins un personnage « central » à cette histoire, Pat, jeune fille de 20 ans un peu paumée, travaillant dans une galerie d’art et emménageant au début du roman au 44, Scotland Street pour une colocation avec le fameux beau gosse et deux autres individus pour le moment invisibles.

 

Entre sa galerie d’art miteuse où reposent des trésors insoupçonnés, et son voisinage pour le moins excentrique, la petite vie tranquille de Pat va connaitre des rebondissements inattendus…

 

Humour british et personnages déjantés au rendez-vous

 

Ce roman a un format un peu particulier puisque, comme l’explique très bien l’auteur dans sa préface, il s’agit d’un roman-feuilleton qui a été écrit à l’époque pour être publié par parties dans le journal local.

 

De ce fait, on est face à des chapitres de  2 à 4 pages maximum, chacun avec son petit bout d’intrigue, son fait marquant, et tout ça mis bout à bout donne le roman que vous tenez entre les mains. Cette contrainte de publication implique également que l’histoire doit avancer coûte que coûte : l’auteur ne peut pas, comme dans le cas d’un manuscrit écrit d’une pièce, relire le début, corriger de-ci de-là les points qui l’arrangent ou qui peuvent être optimisés. Hé non, c’est publié, c’est comme gravé dans le marbre, et l’auteur doit s’en arranger.

 

Autre point dont nous fait part l’auteur, c’est l’implication des lecteurs dans l’avancement de cette histoire. En effet les fidèles ont pu, au fur et à mesure de l’histoire, soumettre leurs remarques ou suggestions à l’auteur, qui a visiblement choisi d’en tenir compte pour certaines, tout comme il a choisi d’intégrer des personnes réelles à son histoire (quoique totalement inconnues pour ma part…). Toujours dans l’optique de donner plus de vie et de réalisme à son récit, of course.

 

Tout cela donne en fin de compte un résultat très surprenant à lire d’une traite. Une histoire un peu hachée, forcément dans l’action (pas de descriptions de paysages prenant 25 pages), très dynamique. Et puis bien sur l’inimitable touche d’A. McCallSmith, cet humour délicat, parfois cynique, toujours très british. (Enfin, scottish en l’occurrence.)

 

La valse entre les personnages peut être un peu perturbante au début, ainsi que le fait que les sujets restent très superficiels, on passe de l’un à l’autre sans jamais approfondir quoi que ce soit. Mais l’on se fait très vite finalement à ces différentes histoires en parallèles, et surtout aux personnages hauts en couleurs qui le peuplent.

 

Car ces personnages sont la vraie force de cet ouvrage. Si les situations souvent burlesques dans lesquelles les place l’auteur font sourire, c’est surtout la personnalité des protagonistes qui nous marque, sachant que visiblement, à Edimbourg, la norme n’est pas à l’ennuyeuse banalité. Au contraire, chacun est une caricature poussée à l’extrême de son personnage et du trait de caractère qu’il représente. Et oui, car ce côté un peu clownesque cache en fin de compte une analyse très juste des relations humaines, et de leur vacuité.

 

Si cela donne une vraie force à l’ouvrage, et un dynamisme impressionnant à chaque chapitre, ce qui a dû être un atout certain pour une publication périodique devient, sur un roman entier, un peu fatiguant. Et oui, même moi je me lasse du n’importe quoi quand il y en a trop d’un coup (Enfin, sauf pour "Hare nochi Guu"... mais ça, c'est une autre histoire). Et j’avoue avoir fini la lecture de ce roman un peu en diagonale.

 

Je ressors un chouia mitigée de cette lecture. Bien moins emballée que pour "Mma Ramotswé", j’étais même un peu déçue en refermant l’ouvrage. Bien qu'en même temps toujours aussi charmée par ce style d’écriture, et j’avoue avoir souri plus qu’à mon tour lors de la lecture.

 

Il est probableque pour savourer cet ouvrage au mieux, il ne faut pas le lire d’une traite comme un roman, mais le lire dans sa configuration initialement prévue, à savoir petit à petit, pour savourer chaque chapitre, chaque rebondissement, chaque regard sur les relations humains à leur juste valeur. Conseil que j’appliquerais donc pour la lecture du second volume des aventures du 44, Scotland Street. (Et oui, quand on est fan…)

 

Quoiqu’il en soit, je remercie Lyra Sullyvan de m’avoir prêté cet ouvrage et de m’avoir donc permis de découvrir une autre facette de cet auteur que j’apprécie tant. Et n'hésitez pas à aller lire son avis sur le sujet !

 

 

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Published by Guu - dans ... Lu
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commentaires

Laeti (histoires-de-livres) 28/10/2011 11:51



Etre obligé d'écrire un peu tous les jours sans pouvoir modifier le début, ça doit être stressant. Il ne faut pas se louper et avoir une vision globale jusqu'à la fin depuis le début!



Guu 28/10/2011 11:54



Totalement d'accord avec toi !!! Et il s'en sort pas trop mal au final :) Mais bon, c'est une véritable exercice d'écriture, surtout quand c'est recompilé de la sorte pour en faire un bouquin !



Lyra Sullyvan 24/08/2011 09:46


Oui, c'est vrai que c'est un peu bizarre à lire d'une traite. Pendant une partie de bouquin je lisais un ou deux chapitres, je faisais un truc, je reprenais, etc. Ca passe mieux comme ça :)


Guu 24/08/2011 09:54



J'aurais du la jouer comme ca car sur la fin c'était un peu fatiguant du coup.. Mais bon, bien aimé qd même =)



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